Je me souviens de mes motos …

Je me souviens de mes motos …

 

Depuis que je tiens ce blog je m’aperçois que je n’ai jamais parlé en un seul article de toutes les machines que j’ai eu.

 1-©-Camberoque-aout-1954-Courtauly

En matière de 2 roues, tout a dû commencer pour moi par cette trottinette.

On peu constater sur la photo ci dessus que je ne sais pas très bien dans quel sens il faut la faire rouler.

2 ©-Camberoque-le-scooter-Courtauly-aout-54 

Un peu plus tard avec quelques amies nous nous intéressons au scooter de mon père.

Visiblement je ne sais toujours pas bien dans quel sens il faut s’asseoir.

Mais il y en a une qui sait comment ça marche où s’assoir et dans quel sens !

 

Donc j’ai roulé en deux roues… à trottinette puis à bicyclette depuis mon enfance.

Jusqu’au jour où dans les années 1965/1966, par hasard, j’ai assisté à la concentration des Chamois à Val d’Isère.

Là, je découvre LA Moto !  (Voir sur ce blog)     

terrot-tenor-de-cc-                              .

Je saute donc de mon vélo sur une 125 Terrot Ténor achetée d’occasion en 1967 pour 75 000 Francs de l’époque.

Je découvre la vitesse et la liberté de rouler.

Le vent, le passage au soleil et à l’ombre , l’odeur de l’herbe fraichement coupée …

Quel bonheur de parcourir des nouvelles routes et des paysages inconnus.

De filer avec les copains vers toutes sortes de destinations et rassemblements motocyclistes…

3-©Camberoque-Chamois-1968 

Je retourne aux Chamois en 1968… mais sur ma moto cette fois ! (voir au début de ce blog)

Dès que j’ai eu une bécane, j’ai eu envie de la modifier, plus ou moins bien comme vous pouvez voir sur la photo ci dessus.

Le guidon bracelet était indispensable et cela allait sur la Ténor avec l’installation d’un phare de Traction avant…

 

Début 1969, je remise la Ténor pour acheter une 500 BSA A 7.

Je la trouve à Montauban.

Un marchand de motos n’avait pas hésité à vendre cette machine essoufflée, probablement des Domaines, à un jeune motard innocent pour 250 000 anciens francs. 

 4-©-Camberoque-BSA-A7-1969 

Elle avait belle allure cette BSA, démarrait bien, tournait, et elle roulait … mais aimait beaucoup l’huile Castrol.  

Comme je n’avais pas encore le permis de conduire des plus de 125,  je n’ai pas pu m’apercevoir de ses défauts tout de suite après l’achat, mais quelques mois plus tard…

Entre temps j’achète un 50cc Peugeot pour pouvoir rouler et en attendant ce foutut permis…

C’est un bon souvenir car il marchait plutôt vite et bien, pour une aussi petite cylindrée.

5-peugeot_bb3_sport  

Lorsque j’obtiens enfin le permis de conduire je revends le petit Peugeot. 

Pour passer le permis, en ce temps-là, il fallait se rendre sur les lieux de l’épreuve en roulant avec sa propre moto et donc sans encore le permis bien sûr !!!

Bizarrement je me suis fait coller à cause de la conduite …

Je suis rentré chez moi toujours sans permis et toujours en pilotant mon anglaise !!!

 6-bsa-a7-achete-en-1970

Lorsque enfin je peux officiellement conduire la BSA nous décidons avec mon ami Jean Paul de partir au moto cross de Saint Thibéry.

Moi au guidon et lui derrière, la moto ronronnait bien.

Nous sommes les rois de la route …  jusqu’au moment où nous nous faisons doubler par deux Malaguttis !

Et nous n’avons pas pu les rattraper !!!

J’ai eu beau apprendre que ces deux Malagues étaient gonflées à bloc et allaient très vite, mais pas loin, cela ne m’a pas consolé.

J’étais terriblement déçu et vexé.

Le lendemain je vendais la BSA.

7-yds-3-  

Un peu plus tard, dans la boutique d’Antoine Testaud, le concessionnaire passionné Yamaha/Motobécane de Limoux, je trouve une 250 Yamaha YDS3.

Elle est magnifique. C’est la sienne, presque neuve.

Le bonheur ! Et quelle musique !

Parlons en de la musique Yamaha : Mon père avait un copain médecin qui tenait une maternité.

Cet établissement était situé dans la côte de Grazailles, une belle montée avec 2/3 virages que j’adorais grimper le plus rapidement possible ce qui faisait fortement miauler ma Yamaha.

Un jour ou les deux amis discutaient, le toubib dit à mon père :

Il y a un motard qui monte tous les jours à fond devant ma clinique.

Ce petit con il fait tellement de boucan que j’en ai une qui accouche chaque fois qu’il passe !

 

Hélas rondement menée le moteur de la Yamaha fini par me lâcher.

Grosse casse difficilement réparable surtout depuis Carcassonne ou il était compliqué de trouver les pièces.

Cela n’avait pas découragé Christian Lacube (plus connu en ce temps-là sous le surnom de Titi)  qui avec l’aide de Pierre l’ont réparée. 

 

En attendant que je trouve une nouvelle moto, je me souviens qu’un copain m’avait prêté une 450 Honda avec laquelle je me régalerai pendant quelques temps.

Elle poussait, mais ça ne tenait pas la route et ne freinait pas bien…

 8-cb450_k1_1969

Un jour Henri Castella, un ami de la famille voulant s’acheter une moto de trial qu’il avait vu en Espagne, je vais à Toulouse lui chercher une Sherpa chez Franck Lucas qui importait les Bultaco.

9-©-Camberoque jean paul sherpa  

Je la ramène sans être pressé de la livrer à Henri Castella…

Pendant quelques temps j’utilise cette Bultaco Sherpa avec Jean Paul, photo ci dessus. 

Jusque au jour où Henri me dit : 

Tu sais cette Sherpa, je me l’étais acheté pour moi.

J’aimerais quand même m’en servir … un peu…

 10-©-Camberoque-pub-Bultaco-Taulé

Chez Franck Lucas j’avais découvert les Bultaco Metralla qui m’enthousiasmèrent. 

 11-pub-Bultaco-Metralla-

Surtout avec la possibilité de monter le Kit América.

 12-©-Camberoque-Bultaco-Metralla-

Le Kit América pouvait être installé en plusieurs fois avec d’un coté une partie cycle et de l’autre les transformations moteur et boite.

J’ai gardé le prospectus qui comme moi a subit l’outrage du passage du temps.

prospec-kit-metralla-p1 

Quelques temps plus tard voilà ma Bultaco équipée pour aller tourner à Nogaro.

13 © CCamberoque-Nogaro-1969- 

J’ai adoré cette 250 Bultaco machine légère assez rare en France et très amusante à conduire sur les petites routes.

Sauf que j’étais trop grand et trop gros pour elle.

Je me souviens d’une petite montée viroleuse ou une 750 Honda et une 500 Kawasaki étaient derrière moi sans pouvoir me dépasser.

Il fallait voir la gueule des deux pilotes lorsque nous sommes arrives au col !!!

14-©-Camberoque250-Bultaco-125-Yamaha 

 Puis toujours partagé entre le tout-terrain et la vitesse Je m’achète une jolie petite 125 Yamaha AT 1. 

ym50doc06125at1 

Antoine Testaud concessionnaire Yamaha qui me la vend m’assure qu’il n’y en a eu que 4 importées alors en France.

Effectivement lorsque je la revendrai, ce modèle n’apparaissait pas encore dans les argus de motos. 

15-©-camberoque-125yamaha-at1 

Cette AT 1 était l’ancêtre de toute la série des DT qui ont suivi.

Une célèbre revue qui faisait il n’y a pas longtemps l’historique de la longue lignée de ces 125 Yam avait totalement ignoré ce premier modèle.

 16-©-Camberoque-yamaha125at1

Son moteur était plus cross que trail car il manquait un peu de souplesse.

La Yam était légère et dérapait bien.

Facile à contrôler.

C’était un vrai bonheur de la faire glisser dans des terrains boueux et encore mieux dans la neige.

17-©-Camberoque-500-Kawa 

Vers 1970, mon envie de 500 Kawa 3 cylindres deux temps étant trop forte.

Le concessionnaire Kawasaki de Toulouse me reprend ma Bultaco Metralla et la petite 125 AT1 pour me livrer une H1 toute neuve.

J’apprendrai plus tard que Patrick Barrabès travaillait dans cette boutique et que s’était lui qui avait dû sortir cette Kawa de la caisse à sa réception.  

Je ne ferais la connaissance de Barrabès qu’une quarantaine d’années plus tard !

18-©-Camberoque-500-Kawa-sans-les-gants- 

Je ne pouvais pas imaginer de ne pas faire des transformations à mes motos.

En premier j’installe sur cette Kawa des guidons bracelets.

Puis rapidement… et c’est le cas de le dire, je trouve que cette fantastique moto ne freine pas du tout bien.

Le montage d’un disque de 750 Honda va améliorer les choses.

A l’arrière le bras oscillant est un peu renforcé par mon copain Pierre Chapus et des amortisseurs Koni sont montés.

19-©-Camberoque-500-kawa 

Et puis des gicleurs plus gros remplacent ceux d’origine qui allaient pourtant très bien.

A partir de là, la moto aura tendance à s’engorger en dessous de 6000 tours et consommera des bougies.

Tellement qu’il fallait que j’en ai toujours 3 sur moi. Et ne pas descendre en dessous de 6000 tours … ça faisait déjà rouler vite 6000 tours !

A cette époque il n’y avait pas beaucoup d’autoroute mais lorsque je les empruntais il fallait que je calcule bien la distance entre les stations services sous peine de tomber en panne d’essence !!!

Ce qui était certain c’est que je me rendais très vite d’une station service à la suivante.

 20-500-kawa-CC-clarks-et-climax-

La consommation de pneus arrière était aussi une rente …

Les marchands de pneumatiques me voyaient arriver avec plaisir et avaient toujours des K 81 en stock pour moi !!!

A partir de 1500 km le pneu AR était usé.

J’arrivais encore à rouler jusqu’à 3000/4000 km en faisant attention, mais au delà  cela devenait dangereux.

D’autre part cette moto devait dépenser pas loin de 15 litres au cents.Heureusement que l’essence était moins chère… mais enfin…

C’est Guy Cathary, un vieil ami de Carcassonne, mécanicien hors pair qui restaure maintenant des motos anciennes qui la rachètera. 

Comme cette 500 Kawa de couleur gris anthracite était particulière avec toutes ses transformations, je l’ai reconnue en photo dans LVDM il n’y a que quelques années.

Elle était photographiée dans une bourse de la région de Nantes.

Quelle joie de savoir qu’elle existait encore…

J’ai alors sérieusement pensé à la racheter. 

 21-500-Kawa-dans-S-écluse

Cette machine a été pour moi très importante.

J’en ai gardé une certaine nostalgie, tellement qu’il m’arrive encore d’en rêver la nuit : 

J’entend alors son bruit de 3 cylindres, je ressens ses vibrations et je sens même son odeur d’huile de moteur 2 temps.

J’ai toujours aimé les moteurs 2 temps.

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Histoire de me changer de la conduite de la 500 Kawa et du bitume, je m’achète une 250 Bultaco Sherpa.

Avec cette machine de trial je taquinerais de la zone et me baladerai dans les Pyrénées Audoises.

 23-trial-courtauly-250-Sherpa-

Que de bons souvenirs !

Les 250 Sherpa étaient des motos formidables, souples et maniables, un régal dans les entiers de montagne.

24-©-Camberoque-74-marie-po-camping 

Puis un peu lassé des problèmes de réglages et de mise au point je me séparerais de la Kawa H1  pour une bien sage 650 Yamaha, copie des Bonneville.

Je garderais cette 650 Yam plusieurs années.

Pas marrante mais pas de problèmes.

 25 ©-camberoque-marie-et-la-yam-76

Entre temps j’offrirai à ma femme une Montesa 125 T.

Moto extrêmement petite, très jolie et légère en trial avec une selle biplace.

1974-Cota-123-T-F 

Finalement je m’en servirai plus qu’elle car elle avait du mal à la démarrer au kick.

26-©-CamberoqueNina-nous-Yam-TY

Une 125 TY Yamaha la remplacera.

La Montesa sera changée par une 350 Bultaco Sherpa que je n’ai jamais aimée car trop puissante pour moi en trial.

Je n’ai pas de photos de cette moto, preuve qu’elle me faisait peur !

Il faut dire qu’a cette époque je suivais à l’entrainement mes 2 amis trialistes Henri Py et Philippe Raynaud.

Ils n’étaient pas des manches (comme moi) puisque ils participaient au championnat du monde de trial et à celui de France.

Cette année-là, Philippe Raynaud avait terminé Vice Champion de France derrière Charles Coutard. 

bultaco-sherpa_hd 

Alors vous comprendrez que j’avais un mal de chien pour suivre Henri et Philippe et pour grinper là où ils allaient…

De temps en temps ils m’encourageaient en me disant : Allez tu passe… Vas y… Tu passes. Tu peux passer…

Et j’y arrivais parfois mais pour redescendre il fallait qu’ils viennent à mon secours et me descendent ma moto.

J’avais pas honte. C’étaient des pros …

kawasa12 
Suite à un heureux événement, en 1978 mon épouse m’offre une 650 Kawasaki 4 temps, 4 cylindres ! Le monde à l’envers …

Machine formidable,  sobre, facile et performante qui me permettait de parcourir Montpellier/Carcassonne en 1 heure environ.

Le pied que cette époque sans radar et sans limitations de vitesse.

27-©-Camberoque- 

En même temps, à ce moment-là, j’abandonne la 350 Bultaco pour une monture TT plus polyvalente, une 500 Honda XLR. 

Un trail génial qui n’avait qu’un défaut, le démarrage au kick pas commode et angoissant à cause des retours possibles.

Je l’ai gardée longtemps … sans m’en servir beaucoup.

J’ai fini par la  céder à Thierry, un copain qui en avait très envie.

28 ©-Camberoque-500-Honda-XLR-  

Dans les années 90, j’ai pas roulé beaucoup à moto, (photos lointaines, avions, livres, expos … etc…)

Jusqu’a ce que ma fille me pousse a acheter la splendide et bichonnée moto de Stéphane mon voisin et ami :

Une 1200 FJ Yamaha très bien entretenue qui n’avait pas beaucoup roulé malgré déjà un certain âge.

29-©-Camberoque-1200-FJ-1986-

Elle avait été construite avant la limitation à 100 cv et au banc elle développait 115 CV à la roue arrière !

Quelle machine ! 

Yam-FJ- 

Entre temps je récupérais la 125 Aprilla d’un vieil ami à restaurer…  

30-©-camberoque-aprillia- 

J’échange aussi quelques photos contre une 348 Montesa … toujours à restaurer…

Montesa-348-

Puis j’ai trouvé une 250 Benelli 2C, qui me rappelle la Yam YDS 3 de ma jeunesse,

Jean Marc me la transforme petit à petit en moto de piste qui me rappelle aussi les premières 250 TD.

C’est de cette Benelli dont je vous raconte la lente évolution dans ce blog.

31-©-Camberoque-avec-Jean-Marc-Benelli-250- 

Comme le temps est passé vite !

Maintenant je trouve ma FJ bien trop lourde, 280 kg.

J’aurais aimé la garder mais elle restera toujours aussi lourde pour moi qui ne rajeunis pas.

Elle va partir pour de nouvelles aventures et un nouveau propriétaire.

Je la vends…

J’ai encore envie de rouler sur route et j’envisage l’achat d’une petite moto légère et un peu performante…

Un petit super motard par exemple…

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Le Critérium des Cévennes 2019

Le 61ème Critérium des Cévennes 2019

 

Texte et photos de C Camberoque.            Reproduction interdite sans l’accord de l’auteur.                          

A lire et regarder sur un grand écran d’ordinateur        Pour accéder au sommaire complet du blog, cliquer :  ICI

 

Pour moi comme pour beaucoup le Critérium des Cévennes est une grande épreuve mythique. 

Critérium-des-Cévennes-2019-©-Camberoque-3-a-Bonato-Boulloud-Citroen-C3-R5-Vainqueur-2019

Entre chien et loup: Yoann Bonato et Benoit Boulloud sur Citroen C3 R5 numéro 2 Vainqueurs du Critérium des Cévennes 2019

J’avais entendu parler du Critérium depuis longtemps lorsque enfin j’ai pu y venir avec le club auto de Carcassonne qui y avait engagé plusieurs voitures.

C’était à la fin des années 60 et je n’avais pas encore mon permis de conduire. 

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque  Mondardier--1-L1110013 

Bertrand Viallet et Philippe Verpoorten dans l’épingle de Montdardier.

Pour l’adolescent que j’étais, passer une nuit dehors avec les copains, loin des parents était une véritable petite aventure.

Cette sortie représentait un moment merveilleux.

Nous passions la soirée  sous les étoiles dans une spéciale à festoyer autour d’un feu de camp tandis que les bolides ponctuaient régulièrement le temps.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque Porsche-Almeras-Mondardier--L1100928

 Jean François Mourgues sur Porsche Alméras

Vers 1968, ayant enfin le permis de conduire, j’avais  emprunté la 4 L de ma mère et nous étions venus plus officiellement, car sous prétexte d’assistance.

Pour cela nous avions eu une plaque que j’avais collée sur le capot à l’avant de la voiture.

Cette plaque avec marqué en gros : Assistance, Critérium des Cévennes,  fit ma fierté de longs mois durant.

Elle se décollait un peu mais je la conservais religieusement.

Un jour ou on avait apporté la  bagnole à nettoyer, cela se faisait à la main en ce temps là, le pompiste laveur de voiture avait consciencieusement décollé ma plaque d’assistance pour que ce soit plus propre ! Je l’aurais bouffé ce brave homme. Quelle colère !

Adieu mon prestige d’Assistant  aux Cévennes ! 

 

Retour au Critérium

 ©-Camberoque-VIP-Criterium-cevennes-H

Et puis la vie réserve d’agréables surprises :

Quarante ans après, je suis invité comme VIP par les organisateurs de l’épreuve et Jean Paul Bonnecaze, l’un d’eux qui est mon éditeur édité : Le circuit Oublié.

Jean Paul Bonnecaze a également publié plusieurs livres.

Tous des ouvrages de référence sur le Critérium des Cévennes et aussi sur la vie des Cévennes.

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Mon ami et éditeur Jean Paul Bonnecaze dans son bureau

Actuellement Jean Paul Bonnecaze toujours plein de bonnes idées est parti sur un nouveau projet numérique tout à fait novateur :

En devenant membre de Soutien Rallye Team, moyennant la somme de 20 petits euros …

Vous recevrez par e mail des reportages de qualité éditoriale et vous bénéficiez également d’autres avantages …

A voir sur :  www.groupelaclastre.fr

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Je reviens donc au Critérium dans cette montagne cévenole qui ressemble à une île en pleine terre occitane.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque cadière-L1100874 

Jean Paul Bonnecaze surprit, célébrant le culte au Critérium des Cévennes devant la Mitsubishi Lancer Evo 9 de Fabrice Morel et Damien Turquet. 

En 2019 l’ASA de l’Hérault aidée par las ASA voisines et beaucoup d’amateurs éclairés en sont à plus de 61 éditions du célèbre Critérium.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque carte-parcours-cevennes-2019 

Le Critérium est une véritable institution animée pendant les 3 jours de la course par 500 bénévoles !

Entre les pilotes, les co-pilotes et les commissaires de course, il y a plus de 700 participants, sans compter les assistances, et les familles de tout ce petit monde dont beaucoup viennent de la France entière.

Quant au public qui se rassemble tout au long des épreuves spéciales, il est difficile de savoir de combien d’individus il est composé.

Plusieurs catégories de voitures offrent plusieurs classements, mais le plus important restera le classement final scratch.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque N-8-CP-La-Cadière-DSC_0036 

La Skoda Fabia de Patrick Robillard et Guilhem Zazurca.

Les organisateurs ont commandé deux audits à des sociétés spécialisées dans ce genre de calcul pour savoir quelles sont les retombées financières sur la région.

Il s’avère donc que Le Critérium génère plus de 4 750 000 Euros qu’il rapporte en trois jours, de façon directe et indirecte aux Cévennes et aux Cévenols.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque  Sans-titre-1

Geoffrey Burnens et Didier Tempier (81) Jean Philippe et Sébastien Malet se casquent soigneusement, ça va gigoter dans La Cadière !

On comprend alors que tout le monde, citoyens et élus participent avec enthousiasme à cette fabuleuse organisation.

Après avoir fait dans la foulée, le bilan de ces trois journées 2019, un mois après l’épreuve tout les organisateurs se remettront au travail pour préparer la suivante édition.

Avant cela le lendemain même après la course tout le monde part le long des routes pour nettoyer les déchets, toutes les ordures, laissés par le public.

« On ne doit voir aucune trace du passage de la course dans cette belle nature »

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque N-78-BMW-attente-DSC_0089

Luc Sébastien copilote de  Lionel Nicolas va s’installer dans la BMW 318 TI.

 Un des bénévoles rencontré sur le bord d’une spéciale me disait :

« Cela fait ma 31 ème année ou je viens sur ce parcours.

J’ai vu des pilotes mythiques comme Andruet, Jean Ragnotti, les frères Almeras, Bernard Béguin aux 5 victoires, Darniche, Michelle Mouton et tant d’autres…

Cette année nous avons du très beau temps c’est de la chance après les intempéries des jours d’avant.

D’ailleurs nous avons failli annuler l’épreuve après cet épisode cévenol et toutes les inondations. »

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque Peugeot-N-84--DSC_0100 

Thierry Tondut et Fabrice Roeckel arrivent à la Cadière sur leur 206.

Mais le meilleurs épisode cévenol cela reste encore, années après années le Critérium des Cévennes lui même.

Cette course, cette histoire de passion et sa passionnante histoire dont chaque année apporte un épisode supplémentaire. 

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque  SC_0010 

Didier Vaquer et Sébastien Marty

Rarement la géographie d’un territoire a offert un aussi bel écrin pour un Rallye automobile.

 

Des invités prestigieux présent sur le Critérium

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque Jean-Vinatier-Ganges-L1100906

Pour 2019 Jean Vinatier que l’on surnommait autrefois Jeannot L’Alpin suite à ses victoires dans les Alpes a été invité à revenir dans les Cévennes.

Jean François Jacob, son co-pilote l’accompagne fidèlement.

Ils avaient  remportés l’épreuve en 1967, 1968 et 1969. 

 https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Vinatier_(pilote_automobile)

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque Jean-Paul-et-les-autres-5-photos- 

Le soir à l’apéro sous la protection de Marianne, J Vinatier, JF Jacob et JM Almeras commentent leurs « futures courses ». 

Jean Paul Bonnecaze fait une génuflexion photographique devant les bolides.

Philippe Gey patient chasseur d’images se poste stratégiquement pour tirer quelques autos dans une des dernières épingles du village de Montdardier.

Nous passons à table avec Jean Louis Besnard et François Wales le nouveau directeur de Peugeot Sport présent sur le Critérium cette année.

 

Beau temps sur La Cadière

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque L1100896

A La Cadière, Benjamin Cardenas et Valentin Auge attendent pour prendre le départ de la spéciale.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque La-Cadière-CT-L1100869

La WV Polo GTI de William Wagner et Kevin Millet. 

Au contrôle de passage installé dans le village de La Cadière, sur la place devant l’église, c’est la grosse animation.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque La-Cadière-CP-

En début de chaque série, des pilotes ouvreurs viennent pour rouler dans les conditions de course.

Cela leur permet d’informer les coéquipiers de leur écurie sur l’état de la route.

En Cévennes cela peut changer rapidement, humidité sur les passages à l’ombre, feuilles, terre … etc.

Suivant les années on a vu sur ce parcours du brouillard et parfois du verglas.

En fonction de l’adhérence il faut alors prendre la décision de monter des pneumatiques différents.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque CT-Cadière-L1100877

Le commissaire en discussion avec Michel Maiffret co pilote de Jean Michel Charlet.

Tout le village vient voir passer les voitures.

Même les grand-mères y vont de leurs commentaires qui ma fois sont plutôt … pertinents :

Elles se souviennent d’avoir cru voir passer Jean Louis Trintignant amateur lui aussi de pilotage comme Maurice. 

Mais leur préféré reste Auriol !

Didier Auriol qui tout jeunot avait participé pour la première fois au Critérium en 1980 sur une modeste Opel.

Grace à son opiniatreté, Auriol ne gagnera dans les Cévennes que 7 ans après, faisant par la suite une splendide moisson de Championnats du Monde. 

 Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque

Alexandre Vida et Hugo Louvel au volant.

Bien au delà d’un simple rallye automobile, bien au delà d’une course mythique, le Critérium des Cévennes un phénomène de société.

Il rassemble la population de toute une large région qui a intégré depuis longtemps cette épreuve dans son patrimoine et son inconscient collectif.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque -6-portraits-au-départ-

Tandis qu’ils passent devant nous on n’ose pas trop parler aux pilotes.

Ils semblent tous bien concentrés et pourtant les échanges de regards de complicité avec les spectateurs semblent dire combien ils apprécient cette ambiance.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque La-Cadière-CT-2-L1100859 

 Dominique Carmille et Anne Marie Pomares au contrôle de passage de La Cadière.

Au Critérium dans chaque journée, dans chaque spéciale il y a des temps forts et des temps faibles.

Cela évoque pour moi comme un grand opéra ou les longueurs font d’autant plus apprécier les moments puissants.

Parfois les temps d’attente entre deux concurrents semblent long, on s’impatiente, on s’inquiète.

Que font ils ? Une touchette ? Une pane ? Une sortie de route ?

Puis parfois une voiture arrive suivie de près par une autre.

Là, c’est dangereux pour les spectateurs distraits.

Et puis de temps en temps voilà un passage au pilotage sublime, alors on ne regrette pas d’être venu et de voir ça !

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque N-34-CP-La-CadièreDSC_0075 

L’oeil de Romain Garel coéquipier de Damien Mattei sur 208 VTI.

Le Critériun des Cévennes me fait aussi penser à une autre course mythique qu’est, en moto, le Tourist Trophy.

Le TT se déroule sur les routes de l’ile de Man, traversant également villes et villages. 

D’ailleurs il est à noter la présence en 1979 de Frédéric Schlessinger autrefois pilote moto, puis concessionnaire Kawasaki.

On se souvient bien de sa boutique, Scratch moto à Montpellier puis de son étonnant parcours. 

Fred avait tenté cette rude course mais sans passer la ligne d’arrivée car son Opel Kaddet ne le lui avait pas permis.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque  citroen-rouge--CT-La-Cadière-DSC_0041 

La Citroën C3 de Nicolas Pougnant et David Valencia redémarre.

J’aime l’idée de courir sur des routes ordinaires, qui ne sont pas équipées comme des pistes des circuits réservés.

Le danger est constamment présent et les pilotes toujours sur un fil, à la limite

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque attente-CT-La-cadière-DSC_0012 

De toute façon, faut pas trainer !  

A titre indicatif, les véhicules historiques comme l’Opel Ascona d’Alain et Céline Ritou devront parcourir cette spéciale de La Cadière à Sumène à la vitesse moyenne de 53 km/h.

Ce qui veut dire qu’il faudra piloter ses « vieilles voitures » vite, bien.

Sans sortie de route car les voitures de collection comme les autos de courses coûtent des fortunes.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque  N-243---DSC_0024 

Richard Lapene et Laurent Bauzil dans leur  belle Fiat X1 sont en route pour les 13,2 km  de la célèbre épreuve spéciale de la Cadière.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque attente-depart-cadière-L1100894 

Quelques embouteillages avant le départ de La Cadière 

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque   départ-ES-La-Cadière-DSC_0034 

La foule des spectateurs est dense tout au long du parcours, comme sur toutes les spéciales. 

 

Ça glisse à Montdardier

 Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque  opel--Mondardier--L1110012

Jean Philippe Le Cam et Sébastien Sullam  sur Opel, traversent Montdardier où se trouve une épingle très spectaculaire.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque  Mondardier--L1100926 

Avant le virage serré de Montdardier, gros freinage pour Jean François Mourgues et sa Porche Carrera RS préparée chez Alméras. Impressionnant ! 

Les spectateurs ne s’y trompent pas et lèvent le pouce ! 

Mourgues et Giraudet s’envolent vers la victoire du groupe VHC (Véhicule Historique de Compétition)

 Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque Mondardier---L1100955

Quant on a la chance d’avoir un jardin qui donne sur la route et à un endroit stratégique on y reçoit tous les amis.

Dès le matin c’est café, croissants puis grillades et vin rouge et châtaignes dans une atmosphère de fête sympathique.

Gilbert Ponzevera et Mathieu Descarne sur leur 911 SC n’ont pas le temps de s’arrêter…

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque  Mondardier--L1110006 

Tiens ! Voilà une Porsche 914 c’est Benoit Rousselot et Jean-René Villani.

Elle me rappelle quelques tours du circuit Bugatti que j’avais fait avec un modèle semblable…il y a trop longtemps.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque Mondardier--L1100958 

Avec ce souffle, ce ronflement puissant si caractéristique des Porsches, Didier Vaquer et  Sébastien Marty passent en finesse.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque Mondardier--L1100969 

Ces Escort RS nous ont fait rêver aussi, Fabrice Vayssettes et Sophie Queyrel soignent la trajectoire. 

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque  Mondardier--L1110022 

Tout en passant, Dominique et Daniel Arlery nous offrent une belle figure acrobatique qui aurait pu se terminer moins bien…

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque Mondardier--L1100975 

Sous les yeux des riverains aux fenêtres et balcons Fréderic Dupuy et Roger Moury filent vers l’arrivée dans leur 205 GTI. 

 

Le soir tombe sur la dernière spéciale.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque 3-Critérium des Cévennes 2019  ©-Camberoque- 

Entre Saint Bresson et Mondardier, nous sommes en attente dans les bois de la spéciale numéro 6 : Le Vigan/Pommiers, 22,5 km. 

Critérium-des-Cévennes-2019-©-Camberoque-Y-Rossel-B-Fulcrand-Citoen-C3-R5-Cham-Fr-rallye-2019 

Les Champions de France des Rallyes 2019, Y Rossel et B Fulcrand sur leur Citoen-C3-R5 nous font un passage magistral malgré la route humide, à cet endroit-là.

Avec les feuilles d’automne cela donne un mélange quelque peu piégeux.

A l’issue de cette course Yohan Rossel et Benoit Fulcrand sur Citoen-C3-R5 seront 2ème mais sacrés comme les nouveaux Champion de France des rallyes pour 2019.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque nuit-1L1110236 

Grégory Fontalba et  Stéphan Hermet sur Renault Clio passent devant une joyeuse bande de copains installés à ce point stratégique depuis le jeudi.

Ils nous invitent gentiment sous leur tente à boire un coup de Clinton et à manger un morceau de Pélardon.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque  nuit-tombe-mondardier-©-camberoque 

Yoann Bonato et  Benjamin Boulloud sur Citroën                                                             Cédric Robert et Matthieu Duval sur Citroën.

Beaucoup de spectateurs arrivent de bien loin.

Beaucoup s’installent la veille pour être au plus près du passage des voitures.

Ils campent, font des feux de camps, mangent des marrons chauds tout en picolant et en attendant ils commentent les passages avec admiration. 

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque Peugeot-24-Mondardier-L1110210 

 Jean-Baptiste Franceschi et Anthony Gorguilo sur Peugeot

En Espagne on a un mot qui est intraduisible en français: le duende. 

Le duende désigne plusieurs choses, mais surtout ces moments magiques ou dans le flamenco comme dans la corrida on assiste, tout à coup et très rarement, à un passage particulièrement magique : Le chant d’un beau couplet, une passe du taureau particulièrement subtile.  

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque  6-autos-de-nuit 

On peut dire aussi que certains pilotes automobiles ont le duende.

Un talent de pilotage tel que lorsqu’ils arrivent ils ont une façon d’aborder et passer les virages comme très peu d’autres.

On le sent tout de suite… C’est ça avoir le duende !

Et tout le monde ne l’a pas.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque citroen -N-18-Mondardier-L1110190 

Très tôt en novembre, lorsque la nuit tombe sur les Cévennes la route est plus glissante surtout dans les parties au nord qui brillent d’humidité.            

Cédric Robert et Mathien Duval ont allumé touts leur phares. 

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque fumigéne-2-L1110219 

Xavier Quinzac et Jean François De Montredon passent sur leur Peugeot 208 VTI.

Les fanatiques d’automobiles sont toujours enthousiastes et en profitent pour allumer des fumigènes, ce qui est sympa …

Si la fumée ne va pas sur le passage des pilotes comme un soudain brouillard.

Attention !

Cela ne me semble pas une bonne chose tout de même. 

 

Regroupement sur le parc fermé de Ganges

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque Ganges-4-

A la fin de la première journée un regroupement était prévu sur la place de la mairie à Ganges.

Maria et Jean Paul Bonnecaze installent leur barnum où ils proposeront leurs nombreuses publications, les précédents livres sur le Critérium et leur futur projet …

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque Porsche-203-N-203-Ganges-_0103 

En rentrant sur le parc fermé de Ganges, la Porsche 911 SC de Gilbert Ponzevera et Mathieu Descarne passe au pesage suivant le règlement. 

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque Porsche-201-Ganges-DSC_0104 

Jean Francois Mourgues et Denis Giraudet posent en descendant de leur belle Porsche 911 Carrera.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque Ganges-L1100915 

La remarquable décoration de la voiture de Mourgues est réalisée, dessinée et peinte par Cédric Austruy qui a créé Stick Auto, atelier de peinture et déco à Pignan.

Il travaille notamment pour les 15 autos de la Porche Cup du team Alméras. C’est un beau travail !

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque Ganges-L1100899 

Quand le soir tombe sur le parc fermé on pense qu’une bonne nuit de repos sera bien venue car les routes des Cévennes ne sont pas reposantes.

Pour piloter là dessus il faut une sacré pêche… même avec des voitures historiques.

Philippe Mermet et Gérard Clerton ont bien rangé leur petite Alpine.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque Place-de-Ganges-L1100905 

Des concurrents arriveront bien tard à Ganges.

La Talbot Samba 6RB de Pierre Bochud et Jean Claude Passaquin se range à côte de la Ferrari 308 GTB de Pascal Brunel et Agnès Lemerle.

Les lumières de la nuit tombante et celles des voitures rendent la place encore plus belle.

 

Epreuve spéciale sur le circuit de Kartix.

Non loin de Ganges le circuit de Kartix accueille le Critérium des Cévennes, depuis quelques années déjà.

Ce circuit a été créé dans les années 80 par des passionnés de moto et de karting.

Il avait bénéficié pour son inauguration de la présence comme invité d’honneur de Dominique Sarron.

Les organisateurs d’alors avaient prêté un kart à Sarron pour qu’il participe à une course, alors qu’il n’avait jamais piloté de karting.

Et Dominique Sarron avait tout de même terminé second à quelques centièmes du premier ! Comme quoi, le talent … 

© CamberoqueJ-Zarco-Kartix-oct-2019- 

Quant à moi je ne pensais pas revenir si rapidement sur le circuit Kartix.

Car j’y étais la semaine dernière et où j’avais photographié l’entrainement impressionnant de Joan Zarco qui a ses habitudes ici.

J’ai été très impressionné par sa régularité et son rythme très élevé !

Il l’a gardé pendant toute l’heure où je l’ai admiré balancer, glisser, pirouetter, danser sur ce tourniquet.

Il tournait dans le sens inverse où tournent aujourd’hui les autos.

Un vrai bonheur !

 Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque -Kartix-BMW-228-L1110038

L’épreuve spéciale N°7 de 1,450 Km est tracée sur le circuit de Kartix  modifié pour l’occasion.

Gerald Jandard qui a pour équipier Gilles Roux engage sa BMW 325 I dans la dernière courbe.

lCritérium des Cévennes 2019 © Camberoque  Depart-Kartix--opel-N-241-L1110047 

Le départ va être donné pour l’Opel Kadet GTE de Pierre et Guillaume Rambour.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque  kartix-1L1110061 

Raphaël Astier et Frédéric Vauclare vont croiser les lignes d’arrivée sur leur Hyundai i 20

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque  Kartix-1-©-C-Camberoque 

La Skoda de Mathieu Arzeno et Romain Roche laisse voir les résultats d’une petite touchette

Gérald Blanco et Frédéric Rubio  lèvent presque la roue arrière gauche de leur Clio.

Critérium des Cévennes 2019 © Camberoque kartix-enfants-L1110080 

Et pendant que les parents s’amusent dehors les enfants lisent bien sagement…ou jouent sur leur téléphone mobile.

Critérium-des-Cévennes-2019-©-Camberoque-3-a-Bonato-Boulloud-Citroen-C3-R5-Vainqueur-2019 

Hommage aux vainqueurs 2019, 1er scratch, Yohan Bonato et Benjamin Boulloud sans oublier leur Citroen-C3-R5 numéro 2, voiture qui est aux 1er et 2 ème place du classement final des modernes.

Bravo les mecs, vous avez un sacré duende !

 

 

Liste engagés VH 

https://www.newsclassicracing.com/IMG/pdf/a5b043_7247c01efe304779820cf098a696a669.pdf

 

Liste des engagés VHC et VHRS

https://www.rallye-sport.fr/liste-des-engages-criterium-des-cevennes-2019/

 

A-Vendre-ma-FJ-1200-1986-


Les Japauto de Thierry Chalmé

Les Japauto de Thierry Chalmé

 

Texte C Camberoque. Photos C Camberoque et J Potherat

 

A lire et regarder sur un grand écran d’ordinateur 

Reproduction interdite sans l’accord de l’auteur.          Pour accéder au sommaire complet du blog, cliquer :  ICI

 

atelier de T Chalmé © Camberoque L1100069 

Thierry Chalmé a commencé par rouler sur une 125 Honda CBS dès 1974.

C’est à cette époque qu’est née chez lui une grande passion pour Honda.

Japauto de T Chalmé © Camberoque L1100064 

Dès la sortie des Japauto, comme moi et beaucoup d’autres de notre génération, Thierry a rêvé devant les vitrines du magasin Honda Japauto, avenue de la Grande Armée à Paris.

thierry-chalmé  © Camberoque-

Rappelons pour les plus jeunes que ce concessionnaire avait modifié les 750 Honda pour réaliser les machines qui seront nommées les Japauto.

_m-rougerie-bol-d-or-1970 © Camberoque

Au départ il y a cette 750 Honda d’usine engagée par Japauto, le concessionnaire qui gagne le Bol d’Or 69, pilotée par Michel Rougerie, sur la photo ci dessus.

Mais à l’époque les Japauto étaient tellement chères qu’elles restaient un rêve inaccessible.

Maintenant, dit Thierry, je me rattrape !

9japauto©camberoque 

Deux  modèles étaient disponibles, la 950 SS avec une carte grise Honda équipée des accessoires et préparations moteur de Japauto.

atelier de T Chalmé © Camberoque L1100072 

Il y a aussi une 1000 VX, toujours sur une base de 750 Honda avec carte grise spécifique Japauto.

Ce qui donne alors  à cette machine la nationalité Française, détail qui va avoir son importance.

Japauto © C CamberoqueL1100078 

En effet, en ce temps là, l’Espagne était aux mains d’un dictateur qui avait pris le pouvoir à l’issue de la guerre civile espagnole en 1938.

Les rails des trains espagnols n’avaient pas le même écartement que ceux des trains français, tant il craignait une invasion de ce côté là !

Sa politique était d’interdire tous produit japonais, dont les motos qui ne devaient pas venir concurrencer les machines de fabrication espagnole.

atelier de T Chalmé © Camberoque L1100066 

Du coup, les françaises Japauto grâce à leur nouvelle nationalité, pouvaient être  importées et vendues en Espagne !

Belle astuce, bravo Senior Vilaseca de Japauto !

atelier de T Chalmé © Camberoque L1100093 

Et il y en eu beaucoup des Japauto qui font maintenant le bonheur des collectionneurs espagnols alors qu’en France il en a très très peu.

D’après Thierry, il ne resterait plus dans notre pays que deux 1000 VX, dont la sienne.

C’est notre ami commun, Jean Marc Gomez qui fait de la mécanique sur ces belles Japauto et qui m’a présenté Thierry Chalmé.

JM Gomez et T Chalmé © Camberoque

L’histoire des Japauto commence dans les années 60.

Voir :   https://www.bike70.com/japauto.html

JM Gomez et T Chalmé © Camberoque L1100059 

Le charismatique Christian Vilaseca et son associé Robert Assante, lui même pilote, sont les concessionnaires Honda.

On pouvait admirer dans leur belle boutique, outre les motos, les voitures  Honda dont la fabuleuse S 800  et les petites N 360 et N 600.

(Avec laquelle, en ce temps là, étant copilote pendant un rallye, nous avons eu la chance avec mon copain Jimmy, de sortir à peu près indemnes d’une rencontre imprévue et violente avec un gros platane…)

C-Villaseca-ravitaille-M-Rougerie-bol-d-or-69 

Francis Boutet nous dit dans l’excellent site :   https://www.bike70.com/japauto.html

En 1969: Pour le renouveau du Bol d’OR à Montlhéry,  Japauto engage une Honda CB750 usine, récupérée en dernière minute, prévue pour des pilotes anglais.

daniel-urdich-sur-la-honda-750-au-bol-dor-1969-a-montlhery 

En effet , les organisateurs avaient décidé que, pour la reprise du bol, la course serait nationale, donc, privée de pilotes étrangers.

Cette moto fût conduite de main de maître jusqu’à la victoire par un équipage français : Daniel Urdich et Michel Rougerie (alors jeune mécano chez Japauto).

victoirebol69© J Potherat 

La moto : une CB750 Honda (n°61) (pas encore commercialisée en France au moment du bol), environ 72ch pour 180kgs.

Carbu de série avec cornets, 4 pots mégaphones raccourcis , boite à vitesse revue avec 1ére longue, commandes reculées avec sélecteur inversé.

La fourche et les amortisseurs étaient d’origine, un deuxième disque était ajouté à l’avant pour les freins ainsi qu’un double cames de 200 mm à l’AR ».

bol-70-japauto-officielle-et-ossa--Leon-Prandi- 

En 1971 Japauto  eut donc rapidement l’idée de modifier une 750 et 500 Honda en augmentant la cylindrée, dans un premier temps.

Puis après la victoire au Bol de 1972, Japauto en profite pour proposer en kit des accessoires afin de donner un look plus personnalisé à leurs productions en s’inspirant de la machine victorieuse.

moteur 1000 VX atelier de T Chalmé © Camberoque L1100083 

En 1973, un bloc cylindres plus gros sera monté donnant au moteur un aspect très caractéristique.

Un carénage au desing très particulier va apparaître sur les Japauto équipé de phares Cibié.

Son allure semblait très moderne pour l’époque quoique finalement son esthétique était discutable et a très vite vieilli.

Huguet Ruiz Japauto-1000-bol-74 

Les Japauto coutaient quasiment 3 fois le prix de la 750 Honda de base.

Il a dû s’en vendre une centaine en Espagne avec carte grise française.

Ce qui représente actuellement une ressource intéressante en matière de pièces et de modèles de collection.

Pendant une vingtaine d’années les Japauto ont participé à une centaine de courses d’endurance en remportant une quarantaine de victoires.

atelier de T Chalmé © Camberoque  L1100084 

Revenons dans le sympathique petit musée-salon-bar-atelier de Thierry Chalmé

atelier de T Chalmé © Camberoque 

Thierry nous montre ses trouvailles et les machines en cours de restauration.

T Chalmé © Camberoque L1100098 

Ici le fameux réservoir polyester à deux bouchons des Japauto. Dès 72.

atelier de T Chalmé © Camberoque L1100081 

Là un pot quatre en un presque prêt à être monté.

La-Japauto-du-Che atelier de T Chalmé © Camberoque 

On savait que le Che aimait les motos et avait roulé sur Norton…

Mais il faut croire que les Japauto  ne l’auraient pas laissé indifférent…

atelier de T Chalmé © Camberoque  L1100089 

Une splendide 400 Four Super Sport va bientôt prendre la route.

atelier de T Chalmé © Camberoque L1100091 

Très jolie petite moto qui ravivera de bons souvenir à Jean-Paul.

atelier de T Chalmé © Camberoque L1100067 

Bien à l’abri du garage une belle 1100, puis une magnifique CB 1300 reste dehors devant la porte !

Japauto © C CamberoqueL1100106 

Serait elle la préférée de Thierry pour ses déplacements quotidiens ?

 

Merci à Jean-Marc Gomez qui m’a amené et présenté à Thierry Chalmé. 

 

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