GP de France Charade 1972

Grand Prix de France à Charade en 1972

 

Photo et texte Charles Camberoque                   Reproduction interdite sans autorisation

Merci à Joan Segura, à Eric Offenstadt,  à Galau,  à Jacques,  et à Stefan Ljungvall qui m’ont aidé a préciser et identifier des pilotes. 

 

Encore de mes photos qui étaient restées dans leur pochette depuis pratiquement un demi siècle !

Il était temps que je les montre !

Bien entendu j’ai du mal à nommer tous les pilotes mais grace à un article de Moto Revue que m’a envoyé Patrick Barrabès ma mémoire est quelque peu ravivée.

Merci Patrick !

Mais si vous voyez des précisions à ajouter ne manquez pas de me le faire savoir par la rubrique commentaires.

Phil-Read-Charade 250cc -1972-GP-de-FR--1

A cette époque je faisais très peu de photos en couleur, préférant le noir & blanc.

J’étais équipé de Pentax Spotmatic, avec plusieurs objectifs dont un 300 mm dont je ne me souviens plus de la marque.

 

Ci dessus une image de Phil Read qui avait une grosse pêche ce jour là, avec « son style souple et coulé ».

CircGP---CHARADE

De tout temps nous avons eu en France plusieurs circuits mythiques. Parmi eux celui de Charade, prés de Clermont Ferrand.

Avant qu’il ne connaisse plusieurs évolutions, il nous apparaissait un peu comme le TT de l’île de Man.

Il était tracé également sur route avec une boucle certes plus courte mais qui serpentait dans les montagnes d’Auvergne. 

Agostini-et-groupe--Charade-1972-2

J’en avais longtemps rêvé… puis en 1972 nous sommes partis pour Charade assister au Grand Prix de France avec mon copain Pierre Chapus.

Beaucoup le connaissent dans le monde des bécanes car il avait ouvert Sud Moto à Carcassonne. 

Sud-Motos-Pierre-Chapus-années-703

Quelques années au paravent  Chapus qui habitait Clermont Ferrand y avait vu  courir Mike Hailwood et ses Honda tout aussi mythiques.

En ce temps là je ne pouvais pas imaginer une seconde que justement je déjeunerai un jour avec Mike Hailwood !

Que je rencontrerai Eric Offenstadt … ou que j’offrirai une de mes photos à Christian Bourgeois !

Pierre avait également couru à Charade sur des Ducati et je crois bien que c’est avec lui que j’avais appris à balancer les bécanes dans les virages.

GP-Charade-Ago-Le Tertre de  Thède -726844

Donc en 1972, grâce à la connaissance du circuit de Chapus, nous avions rejoint un coin de la piste particulièrement intéressant. 

D’après les organisateurs nous étions 65 000 spectateurs et on n’avait jamais vu cela à Charade !

 GP-Charade-C-Bourgeois-726855

En revoyant le plan du circuit  je pense que se devait être le Tertre de Thèdes.

Quelle période bénie où nous pouvions nous installer au ras de la piste !

1-GP-Charade--Ago-500-cc726656

Giacomo Agostini était depuis longtemps le roi de la moto. 

Nous ne l’aimions pas trop, car nous pensions qu’il disposait des meilleures machines, les MV, et de l’appuis de l’usine.

GP-Charade-Ago726647

Cela donnait lieu à des courses où il prenait la tête dès le début pour terminer à la fin à la première place.

Tout se passait derrière lui.

GP-Charade-C-Bourgeois--72690 8

Toutefois ce jour là nous réservait de belles surprises.

Tout d’abord en 500 Phil Read sur Yamaha, qui avait déjà gagné la course des 250, passait Ago et restait en tête…

Mais hélas que pendant 1 où 2 tours avant d’abandonner.

La Yam 250 avec laquelle il prit le départ devait être déjà lessivée car sa 500 Suzuki avait cassé aux essais.

GP-Charade-P-Read-250cc-726799

Pour la catégorie reine (comme ils disent sur Eurosport !!!)  Christian Bourgeois sur une petite 352,88 Yamaha avait pris un départ canon.

Il restait immédiatement au contact de Read et Agostini, pour prendre la seconde place, après la casse de Read, et la garder jusqu’à l’arrivée derrière sa majesté 

Le public était en transe !

GP-Charade-C-Bourgeois-en-500-7271710

Christian Bourgeois écrivit dans Moto Revue ou il était journaliste en plus de pilote :

 » Ayant été le seul témoin, je puis vous affirmer que durant deux tours, Read a infligé dans la partie sinueuse du circuit, dans la descente en particulier, une sévère leçon de pilotage.

Plusieurs fois Read a fait l’intérieur au freinage à Agostini qui n’en pouvait plus, malgré la superiorité que lui accordaitla 500 MV 3.

La moto, à ce niveau là, ce n’est plus un sport, c’est un art et moi, derriére eux , je ne pensais qu’à les admirer sans rien tenter pour les suivre. »

GP Charade  Florin sur Konig suivi de Kneubuhler11

Newcombe sur la 500 Konig et Kneubuhler seront en bagarre avant de chuter.

Eric-Offenstadt-500-Kawa-12

Eric Offenstadt, est sur sa 500 monocoque à moteur Kawasaki.

Il abandonnera, après nous avoir gratifiés de quelques freinages de trappeur !

Probablement grâce à sa maestria et ses freins à disques !

GP-Charade-Eric-Offenstadt--500-Kawa--7271913

Eric Offenstadt, que je viens de contacter nous précise :  

« La 6 est la version 30 litres de cette monocoque dotée d’un moteur 500 3 cyl H1R.

C’est seulement l’année suivante (1973) que sera monté le twin de Gari dérivé du 750 H2 délesté d’un cylindre et pour laquelle j’avais dessiné une boite 6 vitesses. »

Gari-500-Insbruck-197114

Eric Offenstadt nous envoie cette image, ci dessus et prise à Insbruck en 1971.

On voit Gari et la même 500 sans le carénage.  

Sur l’ensemble de mes photos prises ce jour là, à Charade, on peut constater que Offenstadt est le seul et le premier à avoir des freins à disques !

GP-Charade-7265215

Sur mes images on peut avoir une idée du tracé sinueux et du côté rustique de ce circuit.

Où, en plus, les virages comportaient des rails … d’insécurité.

GP-Charade-500-Kawa-Ch-Ravel16

Une 500 Kawa de l’écurie Baranne, serait-ce Christian Ravel ?  Ce n’est pourtant pas son casque, me semble t’il.

Jacques, écrit : Ce doit être la Kawasaki H1R … peut-être celle de Michel Bétemps.

Merci Jacques !

Merci aussi à Galau qui répond que le  n° 4 est Dave Simmonds.

Depuis pratiquement 1972 mes photos étaient restées dans leur pochette et j’ai bien oublié les noms de plusieurs des pilotes photographiés.

 Finlay-GP-CharadeJack-Finlay-7265417

Par contre personne n’a oublié le sympathique Jack Finlay.

GP-Charade-Butenuth--7272018

A cette époque une BMW figurait encore en GP dans la course des 500cc.

C’est Hans-Otto Butenuth, BMW RS 54 Spécial, nous dit Galau.  Merci l’ami !

Autre détail amusant, on pouvait voir sur la tête des pilotes toutes sortes de casques du Cromwell à l ‘intégral.

 

Les sides

GP-Charade-7270219

Que c’était bien les courses de side en Grand Prix !

GP-Charade-7270020

Malheureusement je ne sais identifier ces équipages sur ces trois photos. 

C’est Jacques qui croit identifier l’attelage n° 40 et qui dit qu’il doit probablement être le Münch/URS de Chris Vincent

 

Moto Revue écrit que cette année là, l’équipage des allemands Luthringhauser / Cusnika avaient été les vainqueurs inattendus.

Ils étaient suivis de Schauzu / Kalauch  puis par  Wegener / Heiricha. Tous allemands et tous sur Rennsport BMW.

Les français Pourcelet / Domin n’arrivaient que 7 ème toujours sur BMW.

GP-Charade-7269921

J’espère que Joël Endewell, tu liras cette page et que tu pourras nous dire et confirmer de qui il s’agit ?

Réponse de Jacques qui dit : L’attelage n° 5 est le BMW de Luthringshauser

 

GP-Charade-Jarno-Saarinen-et-Lansivuori-bis-22

Jarno Saarinen au style extraordinaire fera un festival pour finir en tête.  

GP-Charade-Teuvo-Länsivuori-7267823

Lansivuori terminera second 

GP-Charade-R-Pasolini-350cc-7268024

Autre pilote au style inimitable, Pasolini et son Aermacchi qui feront une 3ème place… devant Agostini.

GP-Charade-Ago-sous-la-pluie--7268125

Mais si Giacomo Agostini n’était pas aussi populaire qu’il l’aurait mérité, pendant la course des 350, partiellement sous la pluie, il fit preuve de ses grandes qualités de  détermination. 

Bourgeois écrivait dans le Moto Revue qui suivit le Grand Prix :

« Agostini, aussi beau champion dans le malheur que dans la victoire s’est battu jusqu’au bout avec une vaillance étonnante »

GP-Charade-R-Gould-7266226

J’avais aussi photographié Rodmey Gould autre figure du Continental Circus qui finira ce jour-là,  à la 11ème place.

GP-Charade-E-Offenstadt 350cc -7266127

Au sujet de la photo, ci dessus, Eric nous précise :

« La 18 est la version 24 l de ma monocoque dans laquelle est montée un 350cc Kawa Avenger  (twin à distributeurs rotatifs). »

Mais il n’avait pas eu à Charade beaucoup plus de chance en 350 qu’en 500, car là aussi il cassait.

Eric-Offenstadt--et-une-inconnue-228

 Sur une autre photo de la même année, que me fait parvenir Eric :

Au grand prix d’Autriche, un peu plus tard dans la saison, Offenstadt met son casque, ci dessus, avant de monter sur la 350…

Sous les yeux d’une belle inconnue, qui a l’air aussi d’intéresser Gari, chronos au cou.

 

A-Nieto-125-Charade-197229

En 125 j’ai eu la chance de prendre en photo Angel Nieto qui s’arrêtera  au 9ème tour, prétextant un malaise…

… mais ses mécaniciens dirent qu’il avait eu un serrage…

Pourquoi ce petit mensonge alors ?

Il est suivi par le n° 8 Parlotti Gilberto sur Morbidelli et par le N° 6  Dave Simmonds sur Kawa.

Merci à Galau qui les a identifiés.

GP-Charade-1972-4-30

Sur les 4 photos ci dessus je ne peux identifier que Chas Mortimer avec sa 125 N°5.

Mais Galau identifie le n°3 : Börje Jansson sur 125 Maico.

GP-Charade-C-Mortimer-125cc-7271331

Chas Mortimer en pleine vitesse sur sa 125 Yamaha, mal parti il remontera un à un tous les autres concurrents, pour terminer à la seconde place.

GP-Charade--C-Huguet---7271032

Christian Huguet ne figure pas au classement…  était-il là ?

Ce pilote pourrait être lui que je crois reconnaître grâce à son casque si particulier pour son originalité.

GP-Charade-Fernandez-7270833

Un pilote Yamaha de l’écurie Jean Ruggia. 

Peut être Fernandez ?

GP-Charade--D-Fernandez---7271134

Le même de dos et la  Yam de chez Ruggia.

La prise d’angle n’avait rien à voir avec celle des années actuelles et pourtant nous étions impressionnés !

GP-Charade-Parlotti--125-Morbidelli-7271235

Intéressant de voir aussi les pilotes de dos !

Ci dessus Parlotti sur Morbidelli qui terminera premier des 125.

GP-Charade--Dieter-Braun-Maico-7267136

Ci dessus je crois identifier Dieter Braun sur 125 Maico mais Joan Segura pense que  ce n’est pas lui.

Ce n’est pas son casque… Dit il.

Mais alors qui est ce pilote ?

C’est Jacques qui répond à ma question :

Le pilote de la moto n° 12 identifié comme étant Dieter Braun est en réalité un finlandais du nom de Kangasniemi.

Il courrait également en 250 ou 350 Yamaha selon les catégories au départ.

Merci Jacques !

GP-Charade-7269237

Belle photo d’un pilote au freinage !

Pilote que je ne reconnais pas.  Savez vous qui c’est ?

Oui ! C’est Stefan Ljungvall qui nous le précise, il s’agit de Mårgan Rådberg pilote suédois qui courrait sur une 500 Cresent.

Machine de 3 cylindres 2 temps équipée d’un moteur de bateau comme celui du side de Rudi Kurth.

Merci Stefan !

GP-Charade-T-Tchernine-125cc-7269738

Thierry Tchernine sur une Yam de chez Sonauto, « qui s’avèrera de la même classe que les plus grands », écrira Bourgeois dans Moto Revue.

GP-Charade-M-Rougerie-125cc7269439

Mais je garde le plus beau pour la fin avec, ci dessus, cette image de Michel Rougerie qui finira 9ème des 125 et 9 ème en 350 sur Aermacchi

Lui aussi un pilote au style de pilotage particulièrement spectaculaire que j’admirais beaucoup.

 

Derniers commentaires

Articles récents

Prototype de 500 Terrot bicylindre

Prototype de 500 Terrot bicylindre

 

Ceci est la triste histoire d’une magnifique  moto créée par Edmond Padovani.

 

Si à Carcassonne la carrière d’Edmond Padovani coureur, ne faisait que commencer, un peu plus tard il sera recruté par Terrot.

Très rapidement il aura des responsabilités d’ingénieur de la marque et mettra en chantier la création de nouvelles machines.

Dès 1936 le circuit de Carcassonne tombe dans l’oubli mais celui d’Albi prend la relève.

Et on y retrouve Padovani dès 1937 qui a réalisé une nouvelle machine bicylindre 500cc  constituée de 2 moteurs en 250 cc.

250-terrot-padovani 

Sur ce dessin de Patrick Delly on voit toute l’esthétique de ce prototype de 500  Terrot bicylindre.

moteur-250-terrot-padovani 

Détails du moteur 500 Terrot Padovani. Je le trouve très beau et compact. 

Vous trouverez des informations sur cette unique machine dans la Bible Terrot de Bernard Salvat, le fabuleux livre de chevet de beaucoup de Terrotistes. 

Malheureusement je ne l’ai pas !!!

250-terrot-course-et--e-padovani 

Edmond Padovani pose pour une photographie avec la 500cc bicylindres.

Le fond a été soigneusement neutralisé comme dans un studio. 

Cependant l’assistant du photographe qui est derrière le décor blanc et le soutient risque un coup d’oeil sur le côté droit. 

Sur le côté gauche deux personnages discutent dans l’ombre. Un col blanc visiblement et un ouvrier probablement…

Edmond Padovani est impérial, la main droite sur sa machine, sa création. 

La blouse blanche et la cravate de l’ingénieur lui donnent un sérieux décontracté qu’il devait probablement avoir. 

Et la moto toute neuve est superbe !

départ-gp-albigeois-17-Padovani

Nous retrouvons Edmond Padovani et sa moto au départ d’une course sur le circuit des Planques à Albi.

( Voir à  Stèle à Dario Ambrosini. )

Malheureusement cet unique prototype de cette nouvelle bicylindre ne lui a pas permit de gagner une seule course. 

Puis on connaît l’histoire, grosse interruption de 39 à 45…  

Cependant après la guerre la bicylindre a droit à 2 culasses en alu avant d’être remisée et à l’abandon dans l’usine Terrot.

Un peu plus tard, vers les années 50, Georges Grenier de la Tour qui est passé aux commandes de Terrot, la fait restaurer. 

Une fourche télescopique de RGST 500 y sera installée, me dit Thierry Philippon.

Puis on retrouve trace de cette machine dans une annonce parue dans Motocycle, la presse moto de l’époque, concurrente de Moto Revue.

petite-annonce--de-Padovani

La moto sera achetée par un Belge qui l’emportera dans son pays.

Mais hélas, un peu plus tard,  ce prototype unique sera détruit dans un incendie. 

Fin de l’histoire !

 

 

 

Gp de Carcassonne : dernières nouvelles

Grand prix de Carcassonne, dernières nouvelles, dernières trouvailles…

 

Par C Camberoque

 

Lorsqu’on écrit un bouquin ou qu’on publie un article, à la parution, immanquablement, on découvre des informations qu’on n’avait pas trouvées.

C’est terriblement frustrant !

Tous les auteurs vous le diront…

Mais avec internet et ce blog je peux vous faire part de mes dernières trouvailles :

- La 175 Carcassonne des frères Nougier.

- Les photos de Marcel Auriol

- 1935 : Dubois vainqueur à plus de 100 de moyenne en 175 

- Edmond Padovani et ses carnets secrets

 

 

La 175 Carcassonne des frères Nougier

Les frères Nougier étaient venus à Carcassonne pour courir le Grand Prix en 1935. 

(Voir plus de détails dans mon livre : Le circuit oublié)

La-175-nougier-carcassonne-1935

Dans l’excellent bouquin de FMD sur ces sorciers de la moto, je découvre qu’ils avaient appelée une de leurs machines de course : La Carcassonne ! 

Quelle surprise !

En effet, une nouvelle moto de leur préparation étant prête pour la course de Carcassonne, 1935, ils lui donnèrent tout simplement ce nom de  » La 175 Carcassonne »

Pour plus de précisions voir à la page 40 du livre de François-Marie Dumas : Motos Nougier Le rêve Français

Précision : Elle a couru en 1935 et pas en 1934 car en 34 le GP de France a été annulé à Carcassonne bien que la course a eu lieu pas en tant que GP de France mais GP de Carcassonne.

En 35 il y a eu le GP de Carcassonne mais pas non plus de GP de France.

Des péripéties que vous retrouverez dans mon livre Le circuit oublié.

Henri-Nougier-175-Carcassonne-1935

Sur la photo ci dessus Henri Nougier prend la pose avec la 175 Carcassonne.

Le décor ressemble aux bords de la piste de Salvaza au niveau de la ligne droite des tribunes et du départ.

Bien que la photo ait paru dans un Moto Revue pour illustrer un article qui traitait du GP du Comminge !

A l’horizon je crois deviner le massif de l’Alaric qui se voit très bien sous cet angle et qui est présent aussi sur la photo à droite de la ligne de départ et des tribunes.

Photo ci dessous, et voir la photo de Marcel Auriol un peu plus loin.

ligne-droite-salvaza-1934-

 

 

Les photos de Marcel Auriol

Il y a quelques jours je recevais un e mail de Christian,  petit fils de Marcel Auriol, 1900-1977.

Marcel Auriol était un sportif très connu dans l’Aude et amateur de photographie.

    M-Auriol-1900-1977-Carcassonne-

Marcel Auriol avait photographié plusieurs épreuves motocyclistes à Carcassonne (dont je vous reparlerai plus tard dans un autre article). 

Parmi ses images, à ma grande joie deux photos du Grand Prix de 1931.

photo-marcel-auriol-Salvaza-ligne-droite-des-tribunes

Dans la première image on distingue une moto en pleine vitesse sur la ligne droite des tribunes au niveau de l’aérodrome.

La photo n’est pas très nette, forcément, en ce temps là, les appareils ne possédaient pas des obturateurs très performants.

Mais on a l’impression de la rapidité de la moto et on voit que son pilote est couché sur sa machine.

L’attention et  la tension des spectateurs qui se détachent sur le ciel est aussi perceptible.

Dans le fond on découvre les tribunes que vous pouvez également voir sur une des photos ci dessus, un peu plus haut.

Une très belle image !

 photo-marcel-auriol-salvaza-1931-bernard-sur-new-map-500cc-equipe-de-suberville-toulouse-

Sur la deuxième photographie on est toujours dans le même secteur du circuit.

On voit un coureur et sa machine qui manœuvrent probablement pour se placer sur la ligne de départ.

Grace à la date de prise de vue et au numéro de la moto, j’ai pu déterminer qu’il sagit d’un pilote amateur nommé Bernard.

Il participait à la course de 1931 sur une New Map 500cc dans l’équipe de Suberville, un concessionnaire de Toulouse.

Pour plus de renseignements voyez dans mon livre Le circuit oublié où vous trouverez le résumé de cette course.

Merci Christian pour ce généreux envoi !

 

1935 : Dubois vainqueur à plus de 100 de moyenne en 175

Dans La Dépêche du Midi, journal publié à Toulouse et qui existe encore, j’avais trouvé une photo de Dubois, mal reproduite.

Du moins avec les moyens des imprimeries des quotidiens de l’époque. 

Photo ci dessous.

dubois , pado, 175 moy de 105 en 35 

Je trouvais comme solution de demander à mon ami Jose Sales Albella, artiste peintre et dessinateur bien connu, de m’en faire un dessin.

dessin-de-jose-sales-albella

Ce qu’il fit comme pour de nombreuses autres photos d’époque qui n’étaient pas dignement reproductibles.  

Il a su traduire par son coup de crayon toute l’atmosphère qui est sur la photo.

Puis, beaucoup plus tard, je ne sais où, j’ai trouvé un tirage de la photo originale.

C’était pour moi comme un cadeau de Noël !

Dubois-GP-Carcassonne172

Et là, on voit plus de détails, comme il se doit sur une photographie.

A la page 110 de mon livre : Le circuit Oublié vous trouverez le résumé de la belle course qu‘André ou Jean Dubois (on ne sait pas exactement), venait de gagner sur une MM, une Morini d’avant Morini !

 

 

Edmond Padovani et ses carnets secrets

 Autre trouvaille : Edmond Padovani avait des carnets où il notait les faits de course, points importants des compétitions auquelles il avait participé.

Jean Paul Augé m’a fait connaître ces pages passionnantes.

Je crois qu’elles avaient été déjà publiées dans un catalogue du Club Arbracam.

carnet-notes-padovani-Carcassonne006

 » Gp de Carcassonne 1932 

A la suite des 500 lancés du « Michelet » la preuve était faite qu’il manquait 10 km à ma machine.

Peut être entre temps avais je gagné 4 à 5 km pour d’autres mise au point ?

Je savais à présent que je pouvais compenser la différence par rapport aux Pros d’autant plus aisément que le circuit était accidenté, c’était le cas.

C’est donc avec sérénité que je courrais seul à Carcassonne, le M.C.M (Moto Club de Marseille) n’ayant pas délégué d’autre représentant.

Pas d’étrangers mais d’excellents pros français dont Debaisieux ,Piscaglia, Bellagamba.

Sans prendre de risque je remporte la course devant Debaisieux 2eme à 13 secondes

Après Reims cela m’avait paru tellement facile.

Ce sera mon 3 ème Podium sur la 1 ère marche … si … »

 

A la page 41 et suivantes de mon livre Le Circuit oublié, vous aurez tous les détails de cette course que Pado gagne devant des pilotes professionnels. 

Cela explique le « … si … » de sa dernière phrase.

Car il devait se demander si les pilotes pro n’allaient pas porter réclamation puisque ils avaient couru avec un amateur … et qu’il les avait gagné !

 

L’année suivante en 1933

notes-carnet-Padovani1933-Carcassonne007 

« Gp de Carcassonne 1933

 Grand Prix de Carcassonne ?

J’ai remporté cette course l’an passé devant les Pros. C’était une Victoire.

Je ne me souviens pas pour quelles raisons, cette année, ces épreuves se sont déroulées séparément coté amateur et coté Pros. Ni pourquoi sur des distances plus grandes pour les amateurs ?

Ni pourquoi je n’ai pas participé à l’épreuve mixte, qui s’est déroulée l’après midi. Mystère ?

Je remporte la catégorie amateur à une moyenne supérieure de 13 km/h à celle des 350 cc !

Pourtant la moyenne du premier Pro en 250 CC est supérieure à la mienne. C’est étrange ?

Peut être nous avons été « gratifiés » d’une chance supplémentaire ?

Dans l’incertitude je ne puis considérer cette place comme une « Victoire » ! Et ne m’autorise pas à me gratifier d’un podium non mérité ?

J’en resterai prudemment à 6 pour le moment… « des fois qu’il pourrait y avoir …. Contestations » ? »

 

L’année suivante Padovani, toujours pilote amateur, s’étonne que l’organisation des courses de Carcassonne ait bien dissocié les amateurs des professionnels en 1933.

Et contrairement à l’année précédente !!!

Il semble vexé de ne pas avoir couru avec les professionnels et considère peut être que cette victoire n’en est pas vraiment une.

 

La photo d’Edmond Padovani vainqueur à Carcassonne en 1933.

Padovani-vainqueur-en-250-amateur-1933

Comme pour la photo de Dubois, « un jour ou plutôt une nuit »…  je découvre sur Internet une affiche pour une exposition organisée par Arbracam.

C’est bien la photo de Edmond Padovani que j’avais trouvée dans les archives d’un journal de l’époque.

Celle là aussi avait été dessinée par Jose Sales Albella (ci dessus) d’après le document de La Dépêche.

Photo prise à Carcassonne et pas ailleurs … par un photographe de La Dépêche en 1933 et publiée alors.

Padovani-vainqueur-en-250 cc-amateur-1933

Ah ! et quel plaisir que de voir la mine vraiment réjouie du jeunne   »champion marseillais » Padovani !

 Padovani-photo-dépêche-et-original-affiche

 

 

 

 

texte pub circuit oublié

 

 

 

Articles plus anciens

Pour commander mon livre : LE CIRCUIT OUBLIE !

Les Terrot Rallye de Thierry Philippon

Benelli : On a du pot !

Sprint final chez Thierry Philippon

Bourse et piste de Moussoulens

Patrick Barrabès vient de publier.

Tonio au Népal à moto

cool mec |
LE BLOG DU PROFESSIONNEL |
mathieu62730 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | marwanblog
| jcsflnc
| "LES MACAGNONS"