LES GRAND PRIX MOTO DE CARCASSONNE II

LES GRAND PRIX  MOTO DE CARCASSONNE 

2ème partie 

Par Charles Camberoque

 

invit-balma-gg

Nouveauté 2013 !!!

Mon livre sur les Grand Prix de Carcassonne va paraître bientôt.

Je  l’ai écrit, suite à cet article.

J’espère que mes fidèles lecteurs de ce blog vont continuer à m’encourager et à soutenir mon éditeur,

en commandant dès aujourd’hui un exemplaire de ce livre :

Souscrivez, souscrivez !

LES GRAND PRIX  MOTO DE CARCASSONNE  II le-circuit-oublie-carcasson

souscription

Depuis la mise en ligne de la première partie de mon histoire des Grand Prix  Moto de Carcassonne, j’ai glané sur le net et dans des archives les résultats des courses qui suivent et qui sont riches d’information sur les courses de moto en général et plus particulièrement sur celles de la période des années 30. 

moto Rudge dans les années 30   En course sur une Rudge dans les années 30

II  Grand Prix de Carcassonne du 17 juillet 1932  

Puisqu’il s’agit du Deuxième Grand Prix, cela suppose qu’il y en ait eu un autre avant, mais je n’en ai pas trouvé de traces !

Résultats 1932

CARCASSONNE,  Circuit de la Voie Romaine, environ entre 6 et 12 km , suivant le tracé.

175cc : André Barthe (Koehler-Escoffier)

250cc : Edmond Padovani (probablement sur une Guzzi)

350cc : Paul Boetsch (Terrot)

500cc : Fernando Aranda, Espagne (?)

Course des 500

En course des 500 il est à déplorer un accident : Gravement blessé, lors de la course le pilote Paul Debaisieux, décèdera quelques semaines plus tard. Inutile de préciser que la sécurité n’était pas ce qu’elle est de nos jours sur les circuits modernes.     

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Des motos superbes, des moteurs sublimes comme des œuvres d’art.

Course des 250

La lecture des résultats réserve quelques surprises. Ainsi en 250 serait ce le Padovani cher à tous les amateurs de Terrot ?   

edmond padovani   Edmond Padovani, ingénieur chez Terrot

Hé oui ! On connaissait bien la carrière géniale d’Edmond Padovani, 1911/2001, ingénieur de chez Terrot, mais j’ignorais le détail des débuts de sa vie de mécano puis de pilote de talent gagnant des courses ; précédant celle de pilote d’usine pour la célèbre grande marque de Dijon. On a tous vu des photos de Padovani, posant comme un monsieur bien sérieux, un gentleman, avec les nouvelles rutilantes Ténor et Rallye, en complet veston austère et raisonnable comme un ingénieur. Mais on a moins vu l’image du jeune homme bouillant et passionné vêtu de cuir comme un coriace pilote de course.

moto guzzi 1934   Moto Guzzi 1934

Avant d’être recruté par la maison Terrot au sein de l’écurie regroupant la fine fleur des pilotes de grand prix, Edmond Padovani se bricolait des bécanes d’occasion qu’il coursifiait dans son garage. Particulièrement en 250 sa catégorie préférée. La légende dit qu’il avait lui-même rajouté une quatrième vitesse « faite main » à la boîte d’une Guzzi, ex-usine, qui n’en avait que trois d’origine. Ses adversaires en course prétendaient « qu’il courait en sous-main pour la marque italienne ». Ce qui l’attristait. C’était faux. Il en conserva un fort ressentiment car tout simplement, il était très fort et roulait vite. C’est avec cette moto probablement qu’il connut un triomphe au grand Prix de France de 1934 après lequel il fut enrôlé par le premier grand constructeur français.

Norton 1926    Norton 1926

III Grand Prix de Carcassonne : 23 juillet 1933

CARCASSONNE, Circuit de la Voie Romaine.Résultats 1933

- 175cc : André Dubois (MM

- 250cc :Bellagamba (Monet-Goyon)

- 350cc :Joaquim Vidal, Espagne (Norton)

1er Français : André Naudon (350cc,Velocette) : 2ème.

Le pilote Jean Roland s’est tué au guidon d’une Monet-Goyon

- 500cc : Fernando Aranda, Espagne (Rudge)
1er Français : Jean Terigi (Sunbeam), 2ème.

 

Monet Goyon des années 30       Monet Goyon des années 30

Course des 350
Effectivement, c’est à cette dramatique course des 350 qu’assistaient mon père et mon oncle lorsque le pilote Jean Roland s’est tué au guidon d’une Monet-Goyon. Triste épisode qui me sera sans cesse rappelé au cours de mon adolescence pour essayer de m’effrayer et de me dissuader de faire de la moto !

Moto sumbeam 1930     moto sumbeam 1930

Arrivée de course sur  Sumbeam dans les années 30

A noter qu’en 350cc, c’est  le pilote espagnol  Joaquim Vidal qui gagne sur une Norton cette fameuse et tragique course. Joaquin Vidal fut champion d’Espagne pendant de nombreuses années sur une Indian. Il gagna le Gran Premio Motociclista de Terramar. Ce célèbre circuit situé au sud de Barcelone sur la commune de Sitges était le premier circuit permanent construit en Espagne et probablement même, un des premiers circuits Européen. Il avait un anneau de vitesse comme Montléry ou Imola. De nos jours, il semblerait qu’on peut encore voir cet anneau lamentablement oublié et envahi par les herbes folles et les urbanisations qui le menacent. Un pèlerinage s’y impose comme  sur les restes du circuit Anglais des Brooklands. Il faut signaler également pour les cinéphiles que Joaquín Vidal, fut le père d’un acteur connu plus tard en Espagne: Ernesto Vidal.

Moteur d’une Rudge de 1931

Moteur d’une Rudge de 1931

… et Mickie nous dit dans les commentaires (voir plus bas) :

 » Un mot sur la Rudge: Elle est nommée  »Multi », étrange pour un mono! Cela vient du nombre de soupapes, 4, comme on peut le voir sur la photo… Et si on regarde bien, on se rend compte qu’elles sont radiales, c’est-à-dire que leurs axes de translation se rejoignent au centre de la chambre de combustion… Comme l’ont été les soupapes de la Honda 600 XLM un demi-siècle plus tard! Visionnaires, les ingénieurs de chez Rudge (par ailleurs créateurs d’un magnifique Sloper, un Hénaurme mono incliné à 45°)? Non, Peugeot avait déjà fabriqué un mono de course, avec une architecture de distribution identique, en…1913! Nihil novo sub sole, rien de nouveau sous le soleil…

 

Course des 500
En 500cc, Fernando Aranda, qui avait déjà gagné l’année d’avant en 1932,  était revenu de Tamarite de Litera en Espagne et courrait cette année-là sur une Rudge.
Fernando Aranda Grúas était célèbre car il fut le premier Espagnol à avoir gagné une épreuve mondiale. Natif de Tamarit de Litera, (en Aragonais), ce bourg est située dans la Communauté Autonome d’Aragon, Province de Huesca.  Il faut aussi préciser que la communauté Aragonaise est largement et solidement implantée dans l’Aude depuis les guerres Carlistes ( Fin XIX ), ce qui me fait penser que l’ambiance devait être chaude en juillet 1933 sur les bords de la piste et dans la ville, après cette  double victoire Espagnole en 350 et puis en 500, et par un Aragonais, en plus, dans la catégorie prestigieuse des grosses cylindrées!

Fernando Aranda

Fernando Aranda à l’arrivée d’une course espagnole un peu plus tôt sur une  New Impérial en 1929.

New Impérial 500 super sport 1929   New Impérial 500 Super Sport 1929

 

IV Grand Prix de Carcassonne : 5 août 1934

C’est cette année-là, le 5 août 1934, que le « XV. Grand Prix de l’U.M.F ». devait être disputé à Carcassonne. Vous pensez ! Une consécration pour les organisateurs audois et une preuve de la qualité des courses qu’ils organisaient à Carcassonne.  Mais malheureusement, il a été annulé par l’U.M.F prétextant un nombre insuffisant d’engagés. De fait les constructeurs français ne s’estimaient pas prêts et les étrangers du nord pas intéressés par un si long déplacement en cette période de vaches maigres.
A cette période il faut dire que les constructeurs de moto bleu-blanc-rouge avaient besoin de victoires pour imposer et  surtout vendre leurs productions de machines. Et il semblerait qu’ils avaient très peur d’être vaincu par des marques étrangères sur leur sol français. D’où le peu d’entrain pour venir dans le sud de la France risquer de perdre une course devant des motos étrangères plus rapides et fiables. Bien entendu les Espagnols et les Italiens, qui figurent d’autre par au classement, allaient être là, eux.

Les organisateurs carcassonnais décidèrent de faire disputer tout de même leur Grand Prix. Ils se passeraient du label du Grand Prix de l’U.M.F :  Le  GP de Carcassonne sera tout de même couru cette année là !

 Peugeot P 515 de 1934 Peugeot P 515 de 1934

Résultats 1934

CARCASSONNE , Circuit de la Voie Romaine,

- 175cc : Carlo Gobetti, Italie (Aquila/OMB)  1er Français : Jean Terigi (MM), 2ème.

- 250cc : André Barthe (Magnat-Debon)

- 350cc : Félix Poncin, Belgique (Saroléa) 1er Français : André Naudon (Velocette), 2ème.

- 500cc : « Cora » (Saroléa) « Cora » est le surnom de Léon Corrand. Derrière ce pseudonyme de « Cora » se cachait le courreur Lyonnais Léon Corrand dont je n’ai pas trouvé d’autres renseignements.

 

Détail du moteur de la Peugeot de compétition P 515 de 1934

Détail du moteur de la Peugeot de compétition P 515 de 1934

Course des 175

En 175 courrait une petite marque italienne méconnue de nos jours : Aquila, dont l’usine était située à Bologne. Décidément une ville propice aux constructeurs de motos !  Cette marque produisait de 1927 à 1935 des bicyclettes équipées de moteurs DKW ainsi que des motos de plus grosse cylindrée avec des moteurs de 250 et 500.
Plus tard, bien après la guerre vers 1953, Aquila ne produisit plus qu’en très petites quantité des 50 et uniquement des 175 à arbre à came en tête, pour arrêter toute fabrication en 1958.
Je n’ai malheureusement pas trouvé d’images de ces motos… Si vous en avez ne manquez pas de me les envoyer pour que je les mette ici même. Merci !

un sacré pilote de course pris en 1934 J Gunthrie,un sacré pilote de course,gagne le Tourist Tropy en 1934

V Grand Prix de Carcassonne : 7 juillet 1935

CARCASSONNE (11), Circuit de la Voie Romaine,
Résultats inconnus.

Et là plus d’informations ! Juste une date. Suffisamment pour que je puisse orienter mes futures recherches  … Je ne manquerais pas de les mettre en ligne … Si j’en trouve, je ne désespère pas.

 

Dernière minute:

Mon vieil ami Jeannot Lapasset, du Club des 5 A de Carcassonne, me dit qu’il se souvient encore dans les années 50 du passage des motos au virage de la clinique de Montréal (qui depuis est devenu un rond-point) et  où les motos arrivaient de la route de Montréal pour tourner sur la route de Bram, à l’entrée de la ville.


Jeannot me confirme donc qu’il y a eu encore des courses de vitesse à Carcassonne et après guerre, comme je le disais dans la première partie de mon article.

Plusieurs personnes parmi les anciens se souviennent encore de pas mal de chose, me dit-il, au sujet de ces dernières courses. J’essayerai lors de mon prochain séjour dans l’Aude et grâce à J Lapasset de rassembler des témoignages.

A bientôt donc pour plus d’informations sur l’incroyable histoire des GP de  vitesse de Carcassonne…

Source des photos et de quelques infos :

http://racingmemo.free.fr/index.htm

http://terrot.dijon.free.fr/PADOVANI.html


Archive pour mars, 2009

LE GRAND PRIX MOTO DE CARCASSONNE I Aude

LES GRAND PRIX  MOTO DE CARCASSONNE  Ier partie  

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Par Charles Camberoque

La semaine dernière j’étais à Carcassonne sur ma Yamaha 1200 FJ de 1986. Je me baladais par la ville lorsqu’une idée saugrenue m’est venue :  Voyant deux jeunes motards, je m’arrête et leur demande s’ils savent ou se trouve l’ancien circuit des Grand Prix de Carcassonne ?
Regard médusé des deux compères !Le plus malin me dit, l’air, narquois :
« Hé Papi tu  ne devrais pas rouler sur cette vieille bécane… tu pourrais encore te faire mal surtout si tu as sifflé quelques pastagas ! »
Et sur de lui il ajoute : «  Des Grand Prix à Carcas !… Mais on a jamais vu ça !!  Pauvre monsieur !!! »

Grossière erreur, justement ! Car cinq Grand Prix de Carcassonne ont eu lieu, mais ça ne date pas d’hier ! Cela se passait dans les années trente et la plupart des motards audois ignorent actuellement l’existence et le détail de ces courses.

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Moteurs à la toux caverneuse, fumées, poussières, et odeurs d’huile de ricin. Une 175 Monet Goyon de 1932 et une Sunbeam avant le départ

Souvenirs familiaux

Lorsque j’ai commencé à m’intéresser à la moto, mon père, qui visiblement voulait me dissuader et m’écarter de cette passion dangereuse, me racontait régulièrement qu’il avait vu, avant-guerre, des Grand Prix à Carcassonne et qu’il avait même été témoin d’un terrible accident ou un pilote s’était tué.
Régulièrement cette histoire récurrente revenait, surtout quand nous passions sur les routes où c’étaient déroulés ces courses. Et je dois dire que je n’y croyais pas beaucoup.

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Fier sur sa Sunbeam. Le départ est proche. Autre Sunbeam en pleine vitesse, la position de la limande n’est pas nouvelle.

Et puis finalement, ces derniers temps, j’ai cherché à en savoir plus : Une petite enquête, par-ci par là, m’a livrée les renseignements que vous trouverez sur ce blog. Mais il est certain que toute information, toute photographie d’époque m’intéresse et si vous en possédez, ne manquez pas de me les envoyer, s’il vous plait, c’est avec grande curiosité et beaucoup de plaisir que je complèterai ces pages.
Je n’ai actuellement pas la moindre photo des grand prix de Carcassonne,  juste simplement quelques informations et des témoignages basés sur les souvenirs de famille.
Les photos qui sont en illustration sur ces pages sont des images, certes d’époque, mais qui ne sont pas prises à Carcassonne. Elles présentent des machines semblables à celles qui ont dû y courir au début du XX ème siècle et qui nous permettent d’imaginer l’ambiance qui devait régner sur ce circuit, en ce temps là.

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Course sur circuit routier en 1920

LE CIRCUIT DE LA VOIE ROMAINE
.

De mémoire de mon père, qui avait donc entre 13 et 16 ans dans ces années-là, le circuit routier de Carcassonne était situé autour de l’aérodrome de Salvaza (aujourd’hui aéroport de Carcassonne).
 On l’appelait le circuit de la voie Romaine car il empruntait une partie de la chaussée déjà construite à cet endroit par les Romains. Il s’y rendait avec son grand frère  Louis, qui avait lui-même une petite moto, comme on peut le voir sur la photo suivante peut-être prise par mon père avant de partir pour assister au Grand Prix de Carcassonne.

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Mon Tonton Louis sur sa moto, un air de famille…

Les routes réquisitionnées pour constituer ce circuit entouraient le site de Salvaza. C’était la mode, lancée en Angleterre, de créer des circuits sur des aérodromes, mais je ne sais pas avec précision quel était exactement le tracé. Il est possible qu’il y ait eu deux variantes. Suivant le parcours, la distance était entre 6 et 12 kilomètres environ. Toutefois dans les deux cas, le circuit passait, par la route de Bram (ancienne voie romaine) jusqu’à Herminis et direction Grèzes puis traversait ce village et retour vers Carcassonne par la route de Montréal.
Mais peut-être bien que les courses continuaient par la route après Herminis, puis  tournaient à gauche sur Caux et Sauzens, traversaient ce village puis  prenaient la direction de la route de Montréal et revenaient pour terminer la boucle sur Carcassonne.

 

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J’imagine les motos franchissant ces petits villages dans la poussière des routes de l’époque et sous le soleil chaud de l’été. Tandis que du bord des chemins des paysans, des viticulteurs et des enfants portaient un regard amusé sur ces machines qui exprimaient avec toute la rage des moteurs la modernité du monde industriel si loin de leur petit bled.

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Course à San Feliu de Guixols, en Catalogne vers 1914

 

L’emplacement du circuit routier de Carcassonne

Sur la photo ci-dessous, merci Google Earth, vous pouvez voir les deux tracés possible en rouge. La partie ouest de la ville de Carcassonne apparaît sur la droite de l’image. Au sud, en bas à gauche, en orange, l’actuel tracé de l’autoroute Carcassonne, Toulouse.

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Mon père se souvenait des motos, du bruit et de l’impression de vitesse qu’il avait ressenti depuis le bord de la route. Et en effet, ce circuit devait être plutôt rapide car il était composé de longues lignes droites. En 1934 le vainqueur de la course des 350cc, le Belge Félix Poncin, roulait sur une Saroléa 33 c Racing. Une moto qui devait déjà atteindre les 175 km/h en vitesse de pointe. Et lorsque mon père me racontait ses souvenirs, moi qui rêvais déjà de balancer ma moto dans des courbes comme dans les virages du tracé de l’île de Man,  je me disais qu’un circuit  dans un tel endroit, rien qu’avec des lignes droites, c’était nul et sans intérêt. Et je ne prêtais pas davantage d’attention à son histoire.

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Ha! les vieilles pubs, toute une époque et un art de vivre bien trompeur car entre deux terribles guerres.

Tout cela se passait avant-guerre : Il y eut cinq Grand Prix de Carcassonne de 1931 à 1935, dans ces fameuses années trente après le désastre boursier de 1929 qui, comme aujourd’hui, allait engendrer une crise mondiale arrivant d’Amérique jusqu’en Europe… avant 36 et le Front Populaire.
Et notez bien que l’édition du Grand Prix de 1934 devait servir de cadre au Grand Prix de l’UMF, l’Union Motocycliste Française, soit donc, l’équivalent actuel de notre Grand Prix de France  et l’ancêtre de la FFM !

Malheureusement, à cause probablement de cette crise qui engendrait une instabilité politique et économique importante, l’UMF annulait au dernier moment son épreuve mais la course se déroulerait tout de même avec le seul label de GP de Carcassonne. L’UMF justifia sa décision par le manque d’inscription des constructeurs français qui avaient refusé de faire le déplacement à Carcassonne ! Ils devaient trouver Montléry  plus près ! Sacrés Parisiens, va !

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Le Tourist Tropy, autre épreuve routière et déjà mythique ! Timbre édité en souvenir de Jimmie Simpson et ses records

Après-guerre, il semblerait qu’on recourut à Carcassonne en 1951 et peut-être aussi en 1950, pour le 14 juillet, le 12 juin 1955 et à nouveau le 14 juillet 1962. Je ne sais pas  exactement si ces épreuves ont eu lieu sur le même circuit car je n’ai trouvé à ce sujet que des vagues informations.  Mais j’en  doute  un peu, car bien que très petit, j’avais 12 ans en 1962, j’y étais et je devrais m’en souvenir. J’envisage un de ces jours d’aller farfouiller dans les archives municipales de Carcassonne pour voir si je déniche plus d’information et des photos dans la presse de l’époque.

A suivre donc… et si vous avez des informations… merci de me les faire parvenir…

 

 

Depuis que j’ai écris cette page du blog, j’ai trouvé beaucoup d’informations et même fait un livre que vous pouvez commander en souscription :

LE GRAND PRIX  MOTO DE CARCASSONNE I  Aude   le-circuit-oublie-carcasson

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Les motos de Cuba

Les motos de Cuba

 

L’ami Jean-Louis est allé se promener à la découverte de Cuba. On en connait quelques spécialités… dont les fameux murs peint, le cacao, les révolutionnaires barbus, la musique de Compay Segundo et Ibrahim Ferrer, sans oublier les vieilles voitures américaines… Mais il en a ramené, en plus de quelques cigares, quelque photographies de machines tout aussi intéressantes qu’il nous offre avec sa troublante réflexion sur les paradoxes cubains.

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CUBA

 

Texte et photos de Jean-Louis Barthez

La vie est faite de paradoxes. En pleine crise financière internationale, j’ai pu me rendre à Cuba en fin d’année 2008. Ironie de l’histoire, le régime Castriste ne subit pas cette crise. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle est présente depuis près de 50 ans ! Cliché me direz vous… et bien non ! Paradoxe !

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Comment ne pas s’interroger sur ce système … ?  Comment accorder du crédit à cette société que le régime oligarque impose à la population … ?  Comment imaginer un futur alors que depuis des décennies ce régime va d’échecs en échecs et dont on sait depuis longtemps qu’il n’est pas la panacée universelle ?

Il n’y a pas de société « idéale » ou de  solution toute faite, mais le paradoxe se trouve dans la générosité de ce peuple qui n’a rien ou si peu et dont la richesse culturelle est inversement proportionnelle à sa pauvreté matérielle.

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Dans ces temps de fureur, de vitesse, de peur, il existe un lieu ou l’absence forcée de mercantilisme  permet la réflexion. Paradoxe !

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Ils sont pauvres, ils sont isolés, ils survivent sous le joug d’un régime aliénant, et pourtant chacun d’entre eux, et je l’ai vérifié à chaque contact, détient une part de bonheur simple. Paradoxe !

Ces photos ne sont pas pour moi seulement que des clichés, car tout le monde prend ce type de photo à Cuba et ce pourrait donc constituer qu’un cliché concernant cette île: Les vieilles voitures mythiques de Cuba … Mais je constate que ces engins motorisés sont partie prenante de la vie cubaine. Ya pas du tout de folklore! Elles sont pourries mais il n’y a pas d’autres moyens de locomotion ! Chaque véhicule à Cuba est une poubelle ambulante. Chaque moto ou side-car pollue plus que nos plus gros 4X4. La traversée de l’île la nuit est une partie de roulette russe. 


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Chaque pièce mécanique est recyclée d’années en années, et certains moteurs ont des pistons en bois …

Et bien vous tomberez sous le charme de ces dangers ambulants. Paradoxe !

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Paradoxe des paradoxes cette société qui n’avance pas, voit la notre atteindre ses limites. Bien sur nous sommes dans un espace de liberté, mais que faisons nous de celle ci ? Paradoxe.

Au nom de ces paradoxes, précipitez vous à Cuba ! J’ai aimé cet endroit ou la seule publicité est celle de la révolution et des maximes de Fidel.

J’ai aimé ces sourires, ces sons, ces couleurs et ces hommes.

Jean-Louis

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Pendant ce temps, la restauration de ma 125 Terrot Ténor, sujet principal de ce blog, n’avance pas ?  Et oui !

Mais je vous répondrais, que comme je suis fauché en ce moment… elle attendra …

On devait apporter les pièces au peintre mais le payement de mes impôts et autres joyeuses taxes en a décidé autrement.

Et il eut été bien dommage de ce priver de ce petit voyage sous les Caraïbes avec Jean-Louis !


Le Moto Journal 200

Le Moto Journal 200

 

Photos et lointains souvenirs de Charles Camberoque

 

Dans les années 1975/1978 j’avais été assister à la course du Moto Journal 200 qui était organisée sur le Circuit Paul Ricard.   Cette course internationale de 750  regroupait de grands pilotes. Je viens de retrouver des photos malheureusement sans légendes et je ne me souviens plus qui j’avais dû photographier, mis à part les grandes vedettes du moment. Dans une page de ce blog, j’avais déjà mis en ligne deux ou trois photos  où l’on voit le sympathique et souriant  Jack Findlay pris quelques minutes avant le départ. »Nanou, sa compagne sans laquelle il n’aurait jamais été champion…ne devait pas être loin » me dit Mickie en voyant la photo suivante.

 

jack finley

Jack Findlay

Sur les photos suivantes, on voit, avant le départ, le pilote  Vénézuélien, grande vedette de ces années-là : Johnny Ceccoto, qui après une brillante et fulgurante mais courte carrière en moto était passé aux courses de voitures avec moins de succès.

La revue Moto Journal avait lancé une espèce de cri de guerre : « Faut pas mollir » qui nous rassemblait et qui était inscrit à longueur de pages et sur toutes sortes de supports dont des T shirt . (« Faut pas mollir », ça en disait long sur notre façon d’essorer la poignée des gaz!). J’avais trouvé amusant de photographier Ceccoto l’air plutôt abattu à proximité des deux types, à droite sur la photo, et avec la fameuse inscription dans le dos.

johnny ceccoto
« Faut pas mollir », Johnny !


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Plusieurs courses étaient proposées ce jour là . Un pilote probablement d’une 250, que je ne reconnais pas, à l’ombre d’un parasol sur la grille de départ avec son mécanicien. Tandis que Jack et Giacommo devisent tranquillement.

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Sur la grille, les choses se précisent, le brusching de Johnny est presque parfait tandis que d’autres aèrent leurs biscotos. Mais est ce René Guilli le 62 sur la Suzuki ?

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Les furieux sont lâchés : Agostini avec son N° 1 est facile à identifier.
Le 62 est là, mais les autres ? Qui peut se souvenir et me dire qui ils sont ?

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Ravitaillement et arrêt au stand sous les yeux du public qui arrivait sans peine à se faufiler au plus près de la piste. En ce temps là les  courses étaient plutôt cool et le public pas encore trop pris pour des clients à parquer uniquement  à leur place de spectateurs payeurs.

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Sur la photo suivante, une  750 Kawa, qui est dessus ?

Ce pourrait être Yvon Du Hammel, un pilote canadien qui était venu en Europe et qui avançait bien. Si quelqu’un peut me le dire ?

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Patrick Pons notre grand champion était de la fête… bien entendu !

patrick pons

 

patrick pons

 

Tandis que le pauvre Victor Palomo, un pilote Espagnol que j’admirais alors et que je n’ai pas oublié, se morfondait au fond de son box, probablement après une casse.

victor palomo

 

Bon je vous laisse, j’ai les restes de ma Ténor à retrouver…

Si j’y arrive pas, la prochaine fois je vous donnerai certainement la recette du Cassoulet.

 

 

Les photos publiées sur ce blog sont de Charles Camberoque .

Les droits sont réservés et leur reproduction est interdite sans l’ accord de l’auteur.

 

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