La côte de Veaux

La côte de Veaux

 

Je suis mort de rire car j’imagine la tête des internautes carnassiers et amateurs de veau qui, croyant trouver une bonne recette de grillade, vont tomber sur cette page référencée avec zèle par Google sous la rubrique… culinaire !!!

Trêve de plaisanterie, ce dimanche, Jean-Paul est allé au pied du Mont Ventoux, près du village de Malaucène, voir la course de côte de Veaux… si, si, ça existe, vous allez voir.

Et vu ce qu’il en dit, soyez sûr que l’année prochaine je ne louperai pas cette occasion de rencontres passionnantes…  A lui la suite :

côte de Veaux

Les concurrents montent en bon ordre vers la ligne de départ. Dans l’ordre, JMHaym (Ducati 500 Pantah 1980), C Pacaud (Guzzi 500 V50 1981), S Vinoy (Suzuki 1000 GS 1981), G Martin (Kawasaki 250 KR1S 1990), pardon pour les autres

Bonjour à tous.

Charles est bien bon d’avoir défloré le sujet : la côte de Veaux n’est donc pas une recette de cuisine mais le nom d’une petite manifestation bien sympathique. Si vous allez sur le Ouèbe à l’adresse suivante:

http://www.motoclubavignon.com/Sport/2009/Reglement_particulier_VEAUX_2009.htm,

vous en trouverez le règlement détaillé, dont le premier article donne déjà le ton de l’affaire:

Le Moto Club D’AVIGNON   organise, avec l’aide de l’association MC2A (Motos Classiques de Compétition d’Avignon),  le Dimanche 13 Septembre 2009,  une course de côte motos et side cars anciens sur la RD 242 entre le hameau de VEAUX et MALAUCENE. Cette épreuve n’est pas une compétition mais une simple démonstration de véhicules anciens sur route fermée à la circulation. Aucun chronométrage ne sera effectué.

Programme sympathique s’il en est, qui « se cuisine » en fait avec les ingrédients suivants :

  • un club plutôt dynamique,
  • une jolie petite route peu fréquentée mais en excellent état,
  • une centaine de pilotes, membres du club ou invités, de 8 à 74 ans ! ! !
  • à peu près autant de machines aux allures diverses et variées,
  • une autorisation en bonne et dûe forme des autorités compétentes,
  • un peu de public, mais pas trop,
  • et une vraie bonne dose de soleil provençal.

Et en avant la musique.

Je ne vous ferai pas le compte-rendu détaillé, que vous pourrez par contre trouver sur le site de l’organisateur :

http://www.asso-mc2a.com/

Je vous joins seulement quelques images dont j’espère qu’elles vous allècheront tout autant que ce qu’elles ont pu allécher Charles.


côte de Veaux      affichebourse20092.gif 

Une réplique de la Honda Daytona 1972, fidèle à s’y tromper. (réalisation A Laprevotte)

côte de Veaux   côte de Veaux

L’époustouflante  250 Honda 4 cylindres RC162 Réplica de Jean-Luc Borgetto . Un vrai moteur Honda de 1981, au régime maxi de 20 000 tr/mn, une fabuleuse musique…

 

côte de Veaux

Après la montée, la re-descente se fait en groupe à petite allure…

 

côte de Veaux

 Les concurrents sont prêts pour une nouvelle montée.

côte de Veaux  côte de Veaux

La Yamaha 400 SR  de Xavier Ply, et le side à moteur Suzuki de Denis Reynier.

côte de Veaux

 Le side à moteur Honda, de Noel Casella et Marcel Moulin, champion de France des courses de côte Motos Historiques et Classiques.

côte de Veaux    côte de Veaux

Une bien jolie Yamaha TZ 80cc de 1976 de JL Giger, et le superbe 50cc Kreidler ex-GP des 70s, de A Peillonex, venu tout droit de Suisse.

 

côte de Veaux

 La  Liberia de P Astier, à moteur 175cc Ydral de 1956.

côte de Veaux    côte de Veaux  

 Une merveilleuse ancêtre, la 250 Benelli de 1941 à J De Cancellis, et une belle 500 Guzzi de 1981 au look très italien (C Pacaud)

côte de Veaux

Et la très spéciale JLSP 503 (pour 500cc 3 cylindres), très inspirée de la MV3 de la période 1966-1972, dont elle restitue le look et surtout, surtout, la sonorité mythique entre toutes. Le moteur a été réalisé à partir d’un bloc Yamaha 600 R6 dont un cylindre a été supprimé, et dont le vilebrequin a été refait avec un calage à 120°. Du travail d’orfèvre. Mais, NON, ce n’est définitivement pas une MV !!! Maman!  Je veux la même!!!

côte de Veaux

La Ducati 250 de 1964 masque la Motobi 250 de 1968. Les deux appartiennent à P Faure, organisateur du jour… et pilote.

côte de Veaux

Un peu après la ligne d’arrivée, les pilotes se regroupent avant de redescendre. Pierre Faure avec le n°10.

D’autres photos? Suivez ces liens :

http://picasaweb.google.com/jeanlouish99/MCA?feat=email#

http://jouberteam.blogspot.com/

L’ambiance était aussi dans le public, et j’ai pu discuter avec de nombreux spectateurs, passionnés ou profanes, mais toujours enthousiastes.

Enfin, une mention particulière pour les machines de Jean-Luc Borgetto, la JLSP 503 « Me Gusta » et la Honda RC 162 Replica, que vous avez pu voir un peu plus haut. Jean-Luc les a construites lui-même, et il vous raconte tout cela sur son site : www.jlsp503.fr.nr que je vous invite vigoureusement à explorer, ça va vous laisser pantois… Pour ma part, j’avais découvert ça il y a environ 18 mois, alors que j’étais encore à Tahiti, et j’avais beaucoup correspondu par e-mail avec Jean-Luc. C’est en allant sur son site que j’ai appris qu’il venait participer à cette course de côte « qui-n’en-est-pas-une », et c’est pour le rencontrer enfin que j’avais décidé d’aller à Veaux. Non seulement, Jean-Luc est désormais un ami, mais en plus, voilà comment on passe une journée super sympathique.

A l’année prochaine??? Avec nos Terrot Ténor et Rallye?? Chiche ! ! On en rêve déjà… Vite, vite, à l’atelier !

affichebourse2009.gif

 


Archive pour septembre, 2009

La 186 Terrot-Philippon Rallye

La 186 Terrot-Philippon Rallye

 

Dans des livres comme celui de Patrick Negro (que je vous ai présenté au début de l’été) et dans la presse spécialisé, on a pu voir ces derniers temps des images de Thierry Philippon sur son extraordinaire moto à base de 175 Terrot Rallye. 

La beauté de cette machine et sa fine préparation me laissent béat d’admiration et m’entraînent dans des rêves éveillés  :  je m’imagine en Terrot-Philippon sur petites routes et circuits…

C’est exactement d’un engin comme celui-là que nous avons tous rêvé ! Et Philippon l’a fait !

Quel jeune homme inventif et sacrément doué se cache t’il sous ce casque et ce cuir colorés ? Je lui laisse donc la parole …

Thierry Philippon Croix en Ternois 2009

 Salut,

Je suis vieux, j’ai 61 ans ! C’est bien moi sur les photos et avec le casque on fait plus jeune ! En retraite, depuis 4 mois, après une carrière chez PSA, rentré par la petite porte avec des études de droit non abouties et sorti par la grande comme ingénieur !
Et cela grâce à la Rallye qui m’a donné le goût de la mécanique ! Quand j’y pense, je lui dois ma carrière !

Thierry Philippon       Thierry Philippon Dresda Honda Japauto

Le virus de la moto et de la mécanique m’est venu naturellement, de par mon père qui était ingénieur (de centrale Paris) et aussi de par mon grand père (qui était prof de Maths). En fait le déclic eut lieu à Montlhéry, vers 1964, mon père m’avait amené voir une course de voitures et de motos en fin de journée et le bruit des mégaphones et surtout l’huile de ricin ont fait le reste…

Thierry Philippon  Croix en Ternois

J’ai roulé avec la Rallye, de 1967 à 1972. J’avais monté cette moto, il y a 40 ans.

Ces motos, j’en ai  4, je les connais par cœur.

Terrot Rallye Philippon

 

175  Terrot Rallye   175 Terrot Rallye de Tierry Philippon

J’ai été aidé par la rencontre de personnes extraordinaires, telles Mrs Padovani, Aubertin, Lamontagne, Serre (ingénieur AM, ex pilote et champion de France) qui a gagné 2 courses avec la Ténor d’Usine à Montlhéry en 1960 et 1961 et qui a essayé cette moto, il y a quelque temps ! Grâce à eux j’ai pu avoir quelques plans qui m’ont bien aidé. Donc, bien avant moi, certains se sont chargé de faire marcher ces motos, avec des qualités de pilote que je n’ai nullement !


  Jackie Boeuf et Jean Claude Serre J Boeuf et J-C Serre  regardant le fascicule de D Pallegoix sur Padovani au Salon Moto Légende.

En course de vitesse, surtout à Montlhéry, il y avait le fils de Lamontagne, D Rouge (que j’ai vu à Croix en Ternoix) et aussi Defourny (qui allait très fort). On voit tout ça en épluchant les MR des années 58 à 64.

Thierry Philippon 1952     Thierry Philippon

Thierry  Philippon, toujours fidèle à Terrot, depuis 1952 … et avec sa, tout aussi fidèle, Ténor …

terrot tenor       autocollant terrot champion de france

Une édition de l’autocollant champion de France est disponible chez T Philippon pour 12 euros la paire (Thierry assure qu’on gagne avec, au moins,  deux kilomètres heure ! ) Ca vaut pas la peine de s’en passer. Contacter Philippon par l’intermédiaire de ce blog.

Ensuite j’ai monté 2 Dresda  Honda Japauto,  que je possède encore, mais là c’est  un autre monde, c’est une moto de course réplique de la machine gagnante au Bol d’Or 1972.

Honda Dresda Japauto  Dresda Japauto

 

La Terrot Rallye noire est en fait celle de mon frère, il me l’a donnée, j’avais vendu la mienne à un gars du club ARBRACAM de Dijon. On peut voir mon ancienne machine dans le livre de Patrick Négro, que je connais depuis 40 ans, C’est lui qui a pris les photos en bas de chez moi.

175 Terrot Rallye de Thierry Philippon

La Terrot noire carénée est assez transformée coté moteur mais les roues, le cadre et la fourche (grosse fourche et cadre dernier modèle) ne sont pas ou peu modifiés.    Cette moto a connu jadis le circuit du TT (accrochée par quelques cordes pour l’embarquement sur le bateau)

Le moteur est  assez spécial:

* Bielle et roulement de tête de bielle Honda CB 350 twin ainsi que piston (modifié) diamètre 64 ald 62 ce qui donne 186 cm3

* Maneton spécial

* Culbuteurs très allégés montés sur aiguilles

* Carbu Dellorto SSI de 26 mm

* Soupapes spéciales avec portées de 2 mm avec tiges de 7 mm ald 8 mm, plus légères et avec queues chromées dur.

moteur  Terrot Philippon Photo:  Préparation d’un moteur de Ténor

* Sièges modifiés venturi

* Arbre à cames spécial, levées 8 mm, diagramme un peu plus ouvert mais pas trop pour avoir de la puissance à bas régime (et elle en a)

soupapesbiellepiston.gif  Commentaire de T Philippon : La culasse est une Tenor, bien sur, mais le vilebrequin est bien un 175 Rallye, avec la bielle et le piston Honda.  Le 175 Rallye a des ressorts en épingle, diamètre du fil 4.2 mm, il n’est que de 4 mm sur le Tournoi, qui a donc des semelles d’ancrage différentes (trous pour les ressorts plus petits et absence de lamages).

* Pompe à huile spéciale à plus fort débit et palier de chaque coté des pignons

* Double allumage électronique avec volant acier

* Carter moteur décloisonné

* La démultiplication est plus « longue » que celle de série:16*42 ald 16*47

* Embrayage modifié (soudure du premier disque sur le 2 eme)

 Th Philippon circuit de Croix en Ternois

Quelques unes de ces photos sont prises à Croix en Ternois cette année. Pour ne pas prendre le risque de tomber, je n’ai pas dépassé 7000 tours.
Avec le mégaphone, le  bruit est génial et le moteur monte plus haut en régime, 8500 au lieu de 7800 avec le silencieux à absorption ».

 Passage au banc Terrot Philippon 

  Courbes de puissance relevées au banc d’essais. Les coupures d’allumages ont été résolues depuis.

 

Curieux comparatif en 1958, entre les 175 Terrot et Morini  !

 

image001.png

Dans son N° 199, aout 1958, la revue Motocycles essaie sous la plume de André Nebout, la 175 Moini Settebello qui venait de gagner le Bol d’Or, catégorie 175 sport, à plus de 100 km/h de moyenne, en battant le record de la catégorie.

Comme par hasard, devant une Rallye!

La Morini essayée est donc celle de Couturier, importateur, qui entretenait d’excellentes relations avec l’usine Morini.

La moto est en échappement libre, avec bougie course, partie cycle très allégée et guidon bracelets réglé très bas.

Elle fait 141.133 km/h.

Excellent résultat, bien mis en valeur par le journaliste.

Jusque là, tout va bien!

Comme par miracle, dans le N° suivant de cette revue, donc dans le N° 200, est essayée la Rallye.

Intéressant! On va pouvoir comparer les performances de la Rallye avec celles de la Morini, chiffres en main!

Hélas, la Rallye est tout à fait de série, c’est celle du dépot Terrot, elle a son silencieux, son guidon d’origine très large, une bougie de série et même son rétroviseur et sans doute son outillage.  On peut dire quand mème que les dés sont un peu pipés! A la même époque, Moto Revue n’avait pas cru bon d’essayer la Rallye de Roger Lamontagne, qui tournait à 142 km/h à Montlhéry. La Rallye de série est chronométrée à 123.634, donc loin derrière la Morini.

Là ou ça devient cocasse, c’est lorsqu’on compare les accélérations. Et oui, elles sont identiques, la Rallye est mème meilleure aux 500 m.

Et cela, le journaliste n’en dit mot!

Et on va s’étonner que la moto française ait disparu!

On a tout fait pour, me semble t il.

 

 

175 Terrot Rallye de Thierry Philippon   La Rallye jaune: ex moto de Thierry Philippon

Thierry Philippon vit en région Parisienne et j’espère un jour le rencontrer autrement qu’au téléphone. J’aimerais voir et surtout entendre  tourner ses machines car il en a plus d’une dans son sac… et toutes aussi soigneusement peaufinées.

Ce qui  me semble évident, c’est que ces deux modèles Rallye et Ténor auraient pu connaître un tel développement si la firme Terrot n’avait pas renoncé à évoluer dans les années 60. Écartant même le génial  Edmond Padovani, grand sorcier de la marque. Or, Edmond Padovani était une relation de Monsieur Philippon, père.  Il lui avait fourni pas mal d’informations grâce auxquelles  Thierry a pu modifier et améliorer les moteurs des Terrot. 

À tel point que sur ses vieux jours, Padovani (qui avait vu en compagnie de son ami Aubertin le vilebrequin et la culasse double allumage, équipée des soupapes allégées),  avait été surpris et admiratif face aux résultats obtenu  par le fils de son ami. Mais l’immense regret et la déception de ne pas avoir pu mener à bien ces évolutions lui-même et surtout dans le domaine de la course, lui avait gâché le plaisir de découvrir ces préparations en le laissant un tantinet frustré par le travail de Thierry…

175 Terrot Rallye de Thierry Philippon

 La Rallye jaune: ex moto de Thierry Philippon

Thierry Philippon  m’a bien dit de ne pas être trop élogieux,  je suis bien embêté pour faire la moindre critique car seule la plaque minéralogique sur le dosseret de selle de la Rallye noire, par son emplacement, ne me semble pas bien esthétique . Elle casse la ligne de la moto, même si cette plaque est d’origine… Preuve en est, la splendide  fluidité de la machine au réservoir jaune qui n’en a pas (ex moto de Thierry Philippon). Pas question bien sûr de rouler avec sur la route. Mais enfin ce n’est qu’un tout petit détail… et c’est la faute à l’administration…

 

Pour ce qui est de la restauration de ma propre Ténor les choses n’avancent pas comme j’aimerais. Des problèmes de peintre et de chromeur retardent tout. Ce n’est pas facile de trouver tout cela sur place dans ma région Languedocienne.  Si vous avez de bonnes adresse merci de me les communiquer …

cool mec |
LE BLOG DU PROFESSIONNEL |
mathieu62730 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | marwanblog
| jcsflnc
| "LES MACAGNONS"