Philippe Reinaud gentleman trialist

Philippe Reinaud « gentleman trialist »

 

Photo et texte de Charles Camberoque

Reproduction interdite

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

Entre Cévennes et Méditerranée, dans les garrigues et collines du Gard et de l’Hérault, on peut croiser parfois un trialiste particulièrement expérimenté.

Philippe Reinaud  Photo © C Camberoque

Visiblement, il n’est plus un débutant.

Il n’est pas de première jeunesse… mais il a de beaux restes !

On voit tout de suite que ce n’est pas un trialiste ordinaire.

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

C’est Philippe Reinaud !

Et il a un beau palmarès !  Vice champion de France 77, derrière  l’indétrônable Charles Coutard.

Pilote pour Montessa et Bultaco, Philippe a participé aux Championnats du Monde de trial pendant plusieurs années, faisant équipe avec Henri Figuère.

Philippe Reinaud gentleman trialist championat-du-monde-trial-77

Dans le programme de l’épreuve du Championat du Monde de Trial 1977, Philippe Reinaud est inscrit comme pilote Bultaco.

trial-espagne-1977

Voyez le N° 18: Reinaud Bultaco Francia,  avec Philippe écrit avec deux Y  !!!

Et regardez bien les noms des autres inscrits de sacrés clients, tous pilotes officiel de leur marques respectives:

Mick Andrews Angleterre, Bernie Schreiber USA, Yrjo Vesterinen Finlande, Malcolm Rathmel Angleterre, Ulf Karlson, Suede…

Sans oublier les Français comme Charles Coutard, Adrien Prato

et Henri Figuère (Henri, si tu lis cet article, envoie un petit bonjour…)

 

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

À  cinquante ans passés, Philippe continue à faire du trial plusieurs fois par semaine.

Et moi, (aussi mauvais que quand j’étais jeune et que je tentais déjà de le suivre), j’essaye de l’accompagner…

de loin…de très loin, car les zones auxquelles il s’attaque sont toujours impressionnantes.

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

C’est constamment un vrai bonheur de le voir évoluer en équilibre dans les caillasses languedociennes.

Il monte et descend, avec cette précision de pilotage qu’il a conservé.

Cette apparente facilité qui donne l’illusion que c’est tout simple, et qu’il suffit d’y aller.

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

Je me souviens, du temps où Reinaud s’entraînait avec Figuère…

Un week-end, nous étions partis dans les Pyrénées…

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

Tous deux savaient bien que s’ils étaient dans les 20 premiers pilotes mondiaux de trial, moi j’étais une véritable pince, même pas classé nulle part.

Dans la montagne, ils m’encourageaient et me criaient :

« Vas y ! Là, tu peux passer. Tu peux le faire…Vas y ! »

Moi, confiant et docile, j’y allais et je montais par où il me disaient.

Mais quand il fallait redescendre… Mama mia !

La trouille me bloquait et c’était Henri où Philippe qui me redescendait la  bécane.

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

En ces années-là, j’avais écrit quelques articles pour la revue Moto Verte. Du temps où le rédacteur en chef était Gilles Mallet, que je n’ai plus revu depuis et j’en profite pour lui envoyer un grand bonjour. Les voix du Web sont impénétrables, mais le révérend Mallet, peut être, m’entendra…

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

Moto verte avait publié entre autre, un de mes articles ou je proposais une ballade sur le Massif de la Gardiole, petite montagnette qui domine la mer et les étangs de Palavas à Frontignan. (C’est de l’autre côté de ce massif que se trouve le circuit de Karland voir l’article :Karland: un circuit à Montpellier).

photo copyright © C Camberoque reproduction interdite

La vue y est magnifique surtout par temps clair en hiver.

Nous avions fait la ballade pour que je prenne des photos. Il y avait Philippe et quelques autres copains.

La virée se terminait soleil couchant, sur la plage du Côté des Aresquiers via Palavas en passant par Maguelone.

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

Depuis, je n’ai pas fait de progrès, mais je me régale toujours autant.

L’autre jour, je me suis pris une belle gamelle et encore une fois Philippe m’a ramené la moto !

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque  Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

 

En 1978, dans un article de Moto Verte, Jean Louis Bernadelli avec son inimitable façon présentait Philippe Reinaud à ses lecteurs, sous forme de parabole.
Philippe Reinaud  dans Moto Verte

Philippe avait commencé à courir sur des motos en1973 pendant la Coupe des 4 saisons et je me souviens d’une photo que Moto Revue avait publiée où on le voyait pris en pleine ligne droite, couché sur sa moto avec les jambes horizontales dans le prolongement du buste. Position on ne peut plus aérodynamique mais qui n’a pas fait école !

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

Par la suite Reinaud se mettra au trial dès 1975.

Il pilotera des Montesa et des Bultaco. Vice Champion de France 77, il fera les Championnats du Monde en 77 et 78. Une belle aventure partagée avec l’ami Figuère. (Salut Henri ! Il paraît que tu t’es installé en Argentine ?)

Franck Lucas se souvient bien de Reinaud, en effet Philippe avait remplacé Coutard, lorsque ce dernier avait lâché la  « famille des Bultaco » pour une plus riche marque Italienne…

Philippe a couru en enduro également, quelques rallyes Africains, et surtout la célèbre Baja 1000 , course mythique qui se déroulait en Basse Californie. En 1987 avec trois coéquipiers ils finissent 5ème.  

Là aussi des souvenirs inoubliables de cette épreuve qui est probablementl’ancêtre des Paris Dakar.

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

Philippe trouve bien évidemment que les machines actuelles ont vraiment progressé par rapport à celles de l’époque : « On avait du mérite à piloter ces engins, et passer les zone comme on le faisait. »

Ne lui parlez pas du trial indoor ! 

C’est se balader, et être dans la nature qu’il a toujours adoré. Alors, aller respirer les odeurs d’huile cramée, même dans un palais des sports, très peu pour lui…

et je suis tout à fait d’accord, sans oublier le côté show biz.

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

Le poids de la machine, la puissance, la fiabilité des moteurs actuels enthousiasmentPhilippe Reinaud et chaque fois qu’il remonte sur sa Montesa/Honda, il repart sur les zones avec toujours autant de plaisir…

Conserver ses passions et son enthousiasme n’est il pas finalement le plus important ?


Archive pour mars, 2011

Philippe Reinaud gentleman trialist

Philippe Reinaud « gentleman trialist »

 

Photo et texte de Charles Camberoque

Reproduction interdite

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

Entre Cévennes et Méditerranée, dans les garrigues et collines du Gard et de l’Hérault, on peut croiser parfois un trialiste particulièrement expérimenté.

Philippe Reinaud  Photo © C Camberoque

Visiblement, il n’est plus un débutant.

Il n’est pas de première jeunesse… mais il a de beaux restes !

On voit tout de suite que ce n’est pas un trialiste ordinaire.

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

C’est Philippe Reinaud !

Et il a un beau palmarès !  Vice champion de France 77, derrière  l’indétrônable Charles Coutard.

Pilote pour Montessa et Bultaco, Philippe a participé aux Championnats du Monde de trial pendant plusieurs années, faisant équipe avec Henri Figuère.

Philippe Reinaud gentleman trialist championat-du-monde-trial-77

Dans le programme de l’épreuve du Championat du Monde de Trial 1977, Philippe Reinaud est inscrit comme pilote Bultaco.

trial-espagne-1977

Voyez le N° 18: Reinaud Bultaco Francia,  avec Philippe écrit avec deux Y  !!!

Et regardez bien les noms des autres inscrits de sacrés clients, tous pilotes officiel de leur marques respectives:

Mick Andrews Angleterre, Bernie Schreiber USA, Yrjo Vesterinen Finlande, Malcolm Rathmel Angleterre, Ulf Karlson, Suede…

Sans oublier les Français comme Charles Coutard, Adrien Prato

et Henri Figuère (Henri, si tu lis cet article, envoie un petit bonjour…)

 

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

À  cinquante ans passés, Philippe continue à faire du trial plusieurs fois par semaine.

Et moi, (aussi mauvais que quand j’étais jeune et que je tentais déjà de le suivre), j’essaye de l’accompagner…

de loin…de très loin, car les zones auxquelles il s’attaque sont toujours impressionnantes.

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

C’est constamment un vrai bonheur de le voir évoluer en équilibre dans les caillasses languedociennes.

Il monte et descend, avec cette précision de pilotage qu’il a conservé.

Cette apparente facilité qui donne l’illusion que c’est tout simple, et qu’il suffit d’y aller.

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

Je me souviens, du temps où Reinaud s’entraînait avec Figuère…

Un week-end, nous étions partis dans les Pyrénées…

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

Tous deux savaient bien que s’ils étaient dans les 20 premiers pilotes mondiaux de trial, moi j’étais une véritable pince, même pas classé nulle part.

Dans la montagne, ils m’encourageaient et me criaient :

« Vas y ! Là, tu peux passer. Tu peux le faire…Vas y ! »

Moi, confiant et docile, j’y allais et je montais par où il me disaient.

Mais quand il fallait redescendre… Mama mia !

La trouille me bloquait et c’était Henri où Philippe qui me redescendait la  bécane.

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

En ces années-là, j’avais écrit quelques articles pour la revue Moto Verte. Du temps où le rédacteur en chef était Gilles Mallet, que je n’ai plus revu depuis et j’en profite pour lui envoyer un grand bonjour. Les voix du Web sont impénétrables, mais le révérend Mallet, peut être, m’entendra…

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

Moto verte avait publié entre autre, un de mes articles ou je proposais une ballade sur le Massif de la Gardiole, petite montagnette qui domine la mer et les étangs de Palavas à Frontignan. (C’est de l’autre côté de ce massif que se trouve le circuit de Karland voir l’article :Karland: un circuit à Montpellier).

photo copyright © C Camberoque reproduction interdite

La vue y est magnifique surtout par temps clair en hiver.

Nous avions fait la ballade pour que je prenne des photos. Il y avait Philippe et quelques autres copains.

La virée se terminait soleil couchant, sur la plage du Côté des Aresquiers via Palavas en passant par Maguelone.

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

Depuis, je n’ai pas fait de progrès, mais je me régale toujours autant.

L’autre jour, je me suis pris une belle gamelle et encore une fois Philippe m’a ramené la moto !

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque  Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

 

En 1978, dans un article de Moto Verte, Jean Louis Bernadelli avec son inimitable façon présentait Philippe Reinaud à ses lecteurs, sous forme de parabole.
Philippe Reinaud  dans Moto Verte

Philippe avait commencé à courir sur des motos en1973 pendant la Coupe des 4 saisons et je me souviens d’une photo que Moto Revue avait publiée où on le voyait pris en pleine ligne droite, couché sur sa moto avec les jambes horizontales dans le prolongement du buste. Position on ne peut plus aérodynamique mais qui n’a pas fait école !

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

Par la suite Reinaud se mettra au trial dès 1975.

Il pilotera des Montesa et des Bultaco. Vice Champion de France 77, il fera les Championnats du Monde en 77 et 78. Une belle aventure partagée avec l’ami Figuère. (Salut Henri ! Il paraît que tu t’es installé en Argentine ?)

Franck Lucas se souvient bien de Reinaud, en effet Philippe avait remplacé Coutard, lorsque ce dernier avait lâché la  « famille des Bultaco » pour une plus riche marque Italienne…

Philippe a couru en enduro également, quelques rallyes Africains, et surtout la célèbre Baja 1000 , course mythique qui se déroulait en Basse Californie. En 1987 avec trois coéquipiers ils finissent 5ème.  

Là aussi des souvenirs inoubliables de cette épreuve qui est probablementl’ancêtre des Paris Dakar.

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

Philippe trouve bien évidemment que les machines actuelles ont vraiment progressé par rapport à celles de l’époque : « On avait du mérite à piloter ces engins, et passer les zone comme on le faisait. »

Ne lui parlez pas du trial indoor ! 

C’est se balader, et être dans la nature qu’il a toujours adoré. Alors, aller respirer les odeurs d’huile cramée, même dans un palais des sports, très peu pour lui…

et je suis tout à fait d’accord, sans oublier le côté show biz.

Philippe Reinaud  Photo copyright  © C Camberoque

Le poids de la machine, la puissance, la fiabilité des moteurs actuels enthousiasmentPhilippe Reinaud et chaque fois qu’il remonte sur sa Montesa/Honda, il repart sur les zones avec toujours autant de plaisir…

Conserver ses passions et son enthousiasme n’est il pas finalement le plus important ?

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