Patrimoine industriel et humain de Terrot

Vestiges du patrimoine industriel et humain de Terrot

 

Simultanément Patrick Barrabes et Jean Paul Augé m’ont envoyé des images qui évoquent le passé remarquable de Terrot.

Bien entendu, je ne pouvais que vous les montrer et cela me donne l’occasion de rendre hommage à tous les travailleurs et « créateurs »  qui ont contribué à cette grande et vieille marque française.

Patrimoine industriel et humain de Terrot dans Circuits. terrot-avignon

Dans le centre d’Avignon, située en haut de la façade du n°86 de la rue Joseph Vernet, se trouve une splendide enseigne de béton coloré qui disparaît presque, à moitié bouffée par le temps. On distingue encore des traces de couleur sur les lettres qui devaient êtres peintes de rouge.

On peut imaginer qu’une concession Terrot était installée au bas de cet immeuble. Un de ces jours, Jean-Paul ira interroger Jacky Bœuf, la mémoire vivante du motocyclisme avignonnais pour en savoir un peu plus…

… et c’est chose faite puisque ce matin 22 Mai 2013, je reçois un e mail de Jean Paul ou il me dit :

 » Ce matin, en relisant l’article du blog de Charles sur le patrimoine Terrot, je me suis dit que je pouvais tenter le coup d’appeler Jacky Bœuf pour en savoir plus sur l’enseigne Terrot de l’immeuble de la rue Joseph Vernet à Avignon.
Sitôt dit, sitôt fait. A peine le temps de lui rafraichir la mémoire à mon sujet (non seulement je commence à avoir pas mal de motifs pour ça, mais en plus, il a gardé l’esprit sacrément vif !), et en avant pour le bavardage.
Donc l’immeuble de la rue Joseph Vernet était bien le siège de la concession Terrot, tenue par Mr. VACCA, qui a fini par fermer dans les années 60. Le concessionnaire Magant-Debon était également dans le périmètre des remparts, mais complètement à l’opposé, au début de la rue Carreterie.
On a aussi parlé de la machine qu’il vient de remonter »

Ce magasin est représenté sur une carte postale que Jean Paul vient de trouver (oct  2015)  et que vous pouvez voir ci dessous.

Comme quoi un article sur le net n’est jamais terminé et on peut continuer à l’enrichir bien après la première mise en ligne.

Magasin Avignon Terrot

Aujourd’hui 14 juin 2013, Patrick Barrabès vient de m’envoyer, en complément à son précédent envoi, deux cartes postales de sa collection qui représentent des boutiques Terrot.

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A la vue de sa boutique, on peut supposer que Monsieur Letourneur, à Maule en Seine et Oise, vendait surtout des vélos !

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Par contre, à la Maison de Emile Pay, à Lons le Saunier, tout le personnel est bien fier de poser pour la photo avec la première livraison encore en caisse.

On ne distingue pas le type de machine livré en ce jour de 1922, mais l’emballage semble bien volumineux pour des  simples vélos.

E Pay est il à la droite de la porte qui mentionne son nom ? La posture de propriétaire ou de chef de cet homme habillé comme un mécanicien, pourrait le laisser penser. Bien qu’un autre personnage, tout à gauche avec cravate et casquette affichant une posture tout aussi conquérante, pourrait également passer pour le patron…

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Patrick Barrabes,  m’envoie des photos actuelles de l’usine de Dijon, mais aussi des images plus anciennes, reproductions des pages d’un catalogue qui ventait la modernité de la marque.

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Sur la façade de l’usine, l’inscription Terrot récemment restaurée apparaît en bleu après avoir été recouverte par les différentes enseignes qui ont succédé à notre marque favorite depuis 1958.

Charles Terrot construisit son premier atelier dans la fameuse rue André Colomban, en 1887.

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Les affaires marchant bien, dès 1926 on agrandit l’usine par une construction plus moderne et fonctionnelle qui donnera sur le boulevard Voltaire.

L’architecte Parisien, Gustave Revillion sera l’auteur des plans.

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L’ensemble a belle allure avec son ossature de béton garnie de briques et ses grandes baies vitrées.

Cet édifice paraît de nos jours comme un monument symbole de l’industrie française et il est important de le conserver malgré la pression foncière des promoteurs qui lorgnent sur ce gigantesque espace, au sein même de la ville de Dijon.

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L’inscription de ce bâtiment à l’inventaire du patrimoine culturel s’imposait depuis longtemps. Elle est en bonne voie. Il faut féliciter tous ceux qui ont contribué à cela. imgp7158-_reduit

Le dessin de cette façade est très beau dans sa sobriété élégante qui s’accorde parfaitement avec la qualité des productions de cette usine Terrot.

Dans les années trente, tous les ateliers et usines ne devaient pas avoir de belles baies vitrées offrant aux ouvriers air et lumière.

 

 

 

 

Mais que seraient ces bâtiments et ces machines sans la présence et la trace des hommes qui y ont vécu et travaillé ?

Grâce au petit catalogue édité par Terrot dans les années trente, on peut imaginer ce que devait être cette véritable ruche.

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Les légendes de ces photographies nous renseignent : Usinage au centième de millimètre, calibrage des pièces, recherches en matière de chimie pour un contrôle constant des matériaux employés ; tout semble contribuer à une production de qualité.

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Beaucoup de machines sont déjà automatisées, ici on perce, là, on tourne, on fraise, on soude…

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Plus loin on vérifie, on contrôle tandis qu’une machine perce simultanément 23 trous sur un carter monobloc…

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Les pièces des moteurs font l’objet de traitements et vérifications très précis

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Des presses énormes pour l’époque emboutissent les tôles qui servent depuis la fabrication des réservoirs des motos, en passant par les tambours de freins, les bicyclettes et même des landaus puisque plusieurs de ces productions Terrot étaient fabriquées à Dijon.

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Après un premier montage les moteurs sont rodés automatiquement pendant 8 heures, puis essayés, démontés, vérifiés et enfin remontés.

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La fabrication des cadres, qu’ils soient de moto ou bien de vélos, est tout aussi minutieuse.

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Dans un autre secteur, on fait des traitements électrolytique, on nickelle, on cuit les pièces émaillées, tandis qu’une équipe, visiblement de femmes, peint les décors et autres filets dans ce qui est appelé, l’atelier d’art.

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Les magasins des pièces détachées regorgent de tous les éléments qui vont passer aux chaînes de montage. Puis une équipe d’essayeurs va tester les machines avant de les envoyer au travers de la France et de ses colonies, dans les concessions Terrot.

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L’usine Terrot mettait en avant le caractère social de l’entreprise : « Après avoir instauré la semaine de congé payée à tous ses ouvriers, créé des primes d’ancienneté, distribué des allocations soit pour charge de famille, soit aux anciens serviteurs de la maison. Terrot  fit édifier en 1930…une vaste et très coquette cité ouvrière comportant 78 logements… »

On peut se demander ou logeaient tous les autres ouvriers, mais enfin… cette pointe de paternalisme patronal est aussi un vestige de cette époque qui précède le Front populaire.

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Lorsque ce document a été conçu, on est entre 1935 et la deuxième guerre mondiale. L’armée est alors un gros client de Terrot.

Une 750 bicylindre, tout-terrain est photographiée en gros plan.

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Gendarmerie, postes, police, pompiers, administrations diverses sont équipés par des Terrot.

Tous ces hommes ont l’air heureux et fier sur leurs machines, mais les années de guerre sont proches et seront bien dures pour chacun.

Cela rend ces photos encore plus touchantes.

Combien de ces ouvriers, combien de ces militaires vont disparaître au cours des années qui suivent ?


 


Archive pour avril, 2013

Benelli 250 : les habits neufs

Benelli 250 2c : Les habits neufs !

Chapitre III.

 Par C Camberoque

Benelli 250 : les habits neufs dans Benelli chc_5008a

Comme je l’écrivais dans ma précédente page intitulée : « Benelli au boulot ! » , voir à :

http://charlescamberoque.unblog.fr/2013/03/09/250-benelli-au-boulot/

J’ai suivi les bons conseils de Thierry Philippon et Jean-Michel Roux. J’ai contacté à Milan, en Italie, Giorgio Tronconi de Motocicli veloci, une vieille et honorable maison fondée en 1935.

motocicli-veloci-041 Benelli-250-2c dans Restaurations.

Déjà, sur le site de cette boutique : http://www.motocicliveloci.it/ , on trouve tout ce qu’on peut imaginer pour équiper dignement un café racer ou mieux encore une moto destinée à la piste.

Alors comme je suis content de leur prestation, je vous donne cette bonne adresse.

Pour passer votre commande, je vous recommande les traducteurs automatiques qu’on trouve sur le net et qui vous permettent de traduire les phrases simples dans la langue de Dante et de Rossi.

C’est pas plus mal…et cela facilite la communication avec Giorgio Tronconi.

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3 ou 4 jours plus tard vous recevez un colis… et c’est Noël !

Tout est très bien emballé. Les petits paquets qui contiennent les guidons ou commandes reculées sont magnifiques, en toile avec la marque du magasin imprimé comme s’il s’agissait de bijouterie !

Superbe !

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 Vraiment en Italie on a  la classe.

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Le moindre détail a de l’importance, du plus petit boulon  jusqu’à son emballage. Les Italiens sont aussi des maîtres du design.


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Rapidement, avant d’aller chez le coiffeur,  je continue à démonter les accessoires inutiles pour essayer les nouveaux éléments.

 

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Les commandes reculées prendront la place des reposes pieds arrière et une petite adaptation sera nécessaire.

Surtout pour le frein arrière.

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Le réservoir et la selle sont de belle facture.

Il ne faut pas oublier de commander les robinets d’essence,

quant au bouchon, il est vendu avec le réservoir.

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Mickie m’a trouvé un bien beau carénage avec une décoration qui me plait beaucoup.

Je crois que je vais peut être la conserver.

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Pendant que nous bricolons, un visiteur cycliste  s’arrête devant l’atelier de Jean-Louis.

C’est un autre Jean-Louis, un autre photographe aussi, qui passe sur son vélo de course.

Il a laissé sa magnifique Alpine au garage pour faire un peu de sport malgré le froid de ce printemps.

Homme courageux !

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Et puis, avant de partir, je ne peux pas résister à installer le carénage sur le cadre de la Benelli…

… juste pour voir…

… et juste pour rêver…

 

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