Jack Findlay par Jacques Bussillet, les deux Jack
Jack Findlay par Jacques Bussillet, les deux Jack
Texte Charles Camberoque Photos © Droit réservés

Ce n’est pas évident d’écrire sur J Bussillet dont on connaît la profusion de livres et articles plus intéressants les un que les autres qui ont fait rêver plusieurs générations de motards et autres passionnés de moto.
Jacques Bussillet a signé une vingtaine de livres de référence sur le sport motocycliste, mais il est aussi l’auteur de romans historiques comme « L’été du Grand Brûle » ou d’album des images de son grand père, pionnier de la photographie en couleurs avec « Une passion pour l’Oisans ».
Ces livres sont captivants et nous font découvrir une autre face de sa personnalité très attachante.
Dans son dernier livre sur Jack Findlay « Une vie au Continental Circus » il nous révèle l’histoire de cet homme hors normes et comment est apparue toute la mythologie autour de sa vie de coureur.
Jack Findlay est photographié ci-dessus par Joan Segura sur le circuit de à Barcelone sur la Jada 500 dans la descente de Montjuïc, en 1972.
Pour nous, habitants du Sud, aller à Barcelone aux courses du Grand Prix de Montjuïc était la façon la plus proche d’aller voir le Continental Circus.
Jack arrivait d’Australie un pays aussi lointain que merveilleux qui nous le rendait terriblement exotique avec son kangourou dessiné sur le Cromwell.
C’était encore le temps de ces casques rustiques.
A cette période sans autant de présence médiatique que maintenant, nous n’avions de nouvelles des courses moto que les jeudis dans Moto Revue.
Puis dans Moto Journal.
Nous attendions impatiemment chaque semaine pour les lires et les relire en espérant les (prochains) numéros suivants.
Agostini et Findlay sur le circuit Paul Ricard pour le MJ 200
Nos idoles de la course nous semblaient inapprochables et très intimidantes.
Un jour j’avais croisé Jack et Ago et une autre fois, j’avais déjeuné avec Mike Hailwood.
Dans les deux cas j’avais été tellement impressionné que je n’avais pas osé leur parler !!!

Pochette du Film « Continental Circus » dont Jack était devenu la vedette.
Si on avait déjà vu pas mal de photos mal imprimées et en petit format, les seules et premières belles images que nous avions vues étaient au cinéma celles du film Continental Circus.
La Tv ne diffusait encore rien ou presque.
C’était un autre siècle.
Le motocyclisme n’était pas à la mode et faire de la moto semblait une posture non conformiste, refuser de consommer de la « bagnole de minet ».
Rouler fiers sans carrosserie (au début, le casque n’était pas obligatoire) dans le vent la pluie et la neige.
Parfois sur des engins plus vieux que nous !
Rouler vite et en équilibre sur 2 roues au mépris des chutes et accidents, quel bonheur !
Ci dessus, Jack Findlay sur la deuxième évolution de sa Jada (moteur Suzuki) pris en photo par Joan Segura en 1972 sur cet extraordinaire circuit en plein dans la ville de Barcelone. Findley avait déjà couru à Saragosse sur 125 Bultaco en 1965.
Ce qui est extraordinaire dans les livres de Jacques Bussillet c’est qu’il nous fait revivre de l’intérieur toute cette période qu’il a connu et vécu.
Par son récit aussi précis que très documenté on a l’impression d’être avec lui sur les circuits, dans les paddocks et en voyage dans les camionnettes des coureurs.
Bussillet nous transporte dans le temps au travers de ce qui finalement est sa vie fascinante et pleine de rencontres.
Ses récits ont un caractère auto-biographique.
On est à ses côtés jusque sur la ligne de départ et c’est cela qui rend ses bouquins aussi riches.
Edité chez Decoopman et imprimé chez Escourbiac, une des meilleurs imprimeries de France, on peut redécouvrir beaucoup d’images et bien d’autres documents qui rafraichissent notre mémoire ou qui nous apportent des renseignements ignorés.
J Bussillet en visite sur le Stand Vortex au salon de Palavas en 2025.
A son arrivée en Europe la vie était bien dure pour Jack Findlay qui ne disposait que de moyens très limités et qui entreprit les courses comme pilote indépendant.
C’était difficile pour les jeunes privés car ils n’étaient pas bien pris en considération par les organisateurs de courses.
Dans ce récit Jacques Bussillet fait la part belle à Nanou, la compagne de Jack.
Elle se souvenait « Ce qui me révoltait c’est que les plus durs étaient toujours les organisateurs qui faisaient le plus de spectateurs, le plus de bénéfices.
Ceux là étaient intraitables. ».
Et elle ajoutait « Toutes ces années ont été difficiles, chaque sou gagné était investi dans la course.
C’était pareil pour tous les pilotes que la passion et le plaisir de courir animaient.
Mais c’était vraiment une vie sur le fil du rasoir »
Ne soyons pas nostalgiques de ce temps là, les choses ont beaucoup changé.
En bien d’un côté mais pas pour le mieux d’un autre car le fric qui manquait avant a finalement corrompu beaucoup de choses.
Visiblement l’atmosphère n’est plus la même.
Mais à plus de 70 ans nous aimons et attendons toujours le départ de ces fichus Grand Prix et les livres de Bussillet nous sont totalement indispensables.
Pour commander ce livre :
Editions Deccopman
Web : www.decoopman.com
E mail : livres@decoopman.com












Modifié

‘msg déjà envoyé sur page 2020… au cas où !)
13 décembre, 2025 à 19:19
Bonjour… et d’abord bravo pour ce blog si vivant, plein d’informations et de magnifiques photos.
Je roule depuis 45 ans avec diverses vieilles machines françaises (essentiellement) que jeune étudiant désargenté je récupérais un peu partout, bref elles étaient fonctionnelles mais je les remets d’équerre au fur et à mesure !
Suis tombé par hasard sur votre blog lorsque j’ai ressorti ma Terrot Rallye pour la refaire… à peu près proprement. De ce que je sais (?) ce serait un montage effectué par Belkechout, a priori à partir d’un cadre Super-Ténor, mais avec réservoir, fourche, roue AV et moteur Rallye « vaguement coursifié » (piston haute compression, carbu Dell’Orto à cuve séparée et correcteur d’air, conduits polis, boîte décompartimentée, peut-être plus grosses soupapes, mégaphone grossièrement façonné etc). J’ai effectué quelques trajets avec il y a… 35 ans je pense, ça marchait bien mais carburation un peu riche et démultiplication à revoir (sortie 17 dents et moyeu AR de Tournoi). Elle était montée avec une petite selle mono mais j’ai de quoi refaire une selle Rallye (j’ai une housse sans doute d’époque, restera à découper la mousse…). Il y a même un frein de direction… qui passe par un trou dans la tête de lapin.
Bref, je veux la « Rallyfier » à nouveau, en gardant sans doute la mécanique mais avec échappement « civil » etc, et surtout remonter un moyeu AR de rallye (que j’ai, même avec une couronne réduite à 45 dents il me semble…).
Question existentielle : je dois refabriquer la patte d’ancrage du frein AR (différent du Tournoi) et n’ai aucun modèle, et j’aimerais connaître la différence entre les bras oscillants : sur Rallye il doit y avoir un trou fileté pour boulonner la fameuse patte (le reste semble très similaire). Bien entendu ça peut se bidouiller d’après photo mais si je peux avoir des cotes précises…
Je ne sais si le gourou Philippon sévit toujours mais lui aura certainement toutes ces informations… je l’avais croisé il y a longtemps mais n’ai plus aucun moyen de le joindre.
Désolé de ces digressions mais vous devriez être en mesure de m’aider ou me mettre en contact avec qui de droit… sinon suis encore en région parisienne mais de plus en plus en Dordogne où j’exporte mes motos au fur et à mesure des remises en état, c’est nettement plus sympa !
Salutations Terrotistes