Le nouveau livre de P Barrabès

Le nouveau livre de Barrabès : Motobécane, les 4 temps

Par C Camberoque

Je ne connaissais pas du tout Patrick Barrabès. Cependant, il y a quelque temps j’ai reçu un sympathique message de lui.

Il avait su que je m’apprêtais à publier un livre sur les Grand Prix de Carcassonne et bien généreusement, il voulait m’offrir quelques documents de sa collection.

Le nouveau livre de P Barrabès p-barrabes-mars-2013

Un geste rare, car beaucoup de collectionneurs gardent jalousement leurs archives. Quitte à ce qu’elles pourrissent dans des cartons de chaussures que plus tard leurs héritiers risquent fort de jeter.

Encore merci pour ta générosité, Patrick.

C’est ainsi que nous avons fait connaissance.

 

Les Origines d’une passion

Surprise ! Nous avons découvert que nous avions pas mal de points en commun en commençant par nos ancêtres.

L’arrière grand-père Barrabès, au début du siècle dernier est venu s’installer à Toulouse depuis son Aragon natal. Exactement comme mon arrière grand-père qui venait lui aussi de cette partie de l’Espagne.

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D’autres origines, audoises par une partie de sa famille paternelle, expliquaient le fait que Patrick se soit également intéressé à ce département et comme moi à la moto en terre d’Aude.

Dès 1925, ses grands parents ouvraient un restaurant bien connu à Toulouse, rue Denfert-Rochereau, ou après 1938 tous les Républicains exilés y avaient table ouverte.

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Le père de Patrick, ROGER aimait déjà la moto et en fit sa profession ouvrant un atelier qui devint plus tard une concession Motobécane.

Sur les photos de famille, on aperçoit le petit Patrick, en 1954, chevauchant une Peugeot toute neuve.

Plus tard à côté de sa grand-mère, une 175 Peugeot est garée à un retour d’une partie de pêche avec son grand-père François.

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Sur une autre image qui traduit elle aussi toute une époque, Patrick est sur le tan-sad, derrière son père Roger.

Puis au service militaire, il fait des infidélités à Motobec pour une marque  anglaise, dont il vaut mieux taire le nom !!!

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Le virus motocycliste était déjà inoculé depuis longtemps puisque tout petit, sa mère lui avait confectionné un bleu de travail à la taille de ses 4 ans pour qu’il puisse suivre son père à l’atelier.

Voilà comment naissent les vocations :

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Dès que Patrick a une douzaine d’année, lorsqu’il rentre de l’Ecole, il aide son père dans leur boutique, ou ce dernier était devenu agent Motobécane.

De ce fait les Motobec n’ont pas de secret pour lui et plus tard, plus grand, il se passionnera naturellement pour cette marque.

Il retrouvera même des machines ayant appartenu à des membres de sa famille, les rachetant, des années après que ces derniers s’en soient séparés.

Des histoires passionnantes que je l’encourage à écrire.

 

Les vélos R Barrabès

Les vélos l’intéressent également et ce d’autant plus que son père, Roger en montait et en vendait sous la marque qui porte le nom de R Barrabès.

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Patrick apprécie de plus en plus les vélos. Il est fier de me montrer une bicyclette qu’il a eu du mal à restaurer. Il l’avait trouvée incomplète.

Ce vélo a une histoire surprenante car il est une étude, répertoriée Type M, qu’avait réalisé Eric Jaulmes, le grand ingénieur Motobécane qu’on ne présente plus.

À cette époque de la guerre qu’on nomme la clandestinité, en 1942,   les ingénieurs et l’usine Motobécane s’étaient déménagés discrètement à St Etienne. Ainsi ils pouvaient continuer à faire leurs recherches malgré l’occupation de la partie Nord de la France.

En 1938, avant ces temps troublés, Eric Jaulmes avait travaillé sur les bicyclettes et mis au point un vélo de course entièrement suspendu qu’il utilisa tout le reste de sa vie et que Patrick possède également.

Sur la photo ci-dessus on peut voir le détail très intéressant de la suspension avant de cette bicyclette de femme qui est un prototype comme les aime particulièrement Patrick.

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Compétence et modestie : Patrick Barrabès

Et des prototypes Motobécane, Patrick n’en manque pas dans sa collection. Ils pourraient faire à eux seuls l’objet de nouvelle page sur ce blog… Où d’un livre tout entier…

Il faut dire que les recherches sur des prototypes, il connaît ça Barrabès, puisque cela constitue son travail dans sa vie professionnelle. Patrick est discret voire très modeste. Il finit par me dire qu’il est Mécanicien prototypiste, participant au sein d’une grande entreprise de la réalisation des prototypes pièces et ensembles mécanique et du laboratoire mécanique de la division capteurs. Et même si sa modestie doit en prendre un coup je vous confierais aussi qu’il est détenteur de trois brevets internationaux appliqués à l’automobile. Chapeau l’ami !

Tout le monde ne peut pas en dire autant… Et  pourtant… il y en a tant qui fanfaronnent…

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Avec un tel bagage technologique et une si grande connaissance des Motobécanes Patrick Barrabes ne pouvait que devenir naturellement l’historien de la marque. Il écrira de nombreux articles dans la presse spécialisée, des études historiques et techniques, des reportages dans Motos d’Hier, Rétro Passion, Moto Classica (Espagne), Motociclimo d’época (Italie) sans oublier, dans La Dépêche du Midi.

Patick Barrabes collaborera à un nombre impressionnant de livres importants pour nous tous, les passionnés de moto d’époque et il signera personnellement plusieurs bouquins dont ceux, bien connus, publiés chez ETAI qui sont des livres de référence.

En 2006, il termine, Motobécane, les 2 temps 1921-1984.

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Puis deux ans plus tard, en 2008 : Motobécane, la mobylette universelle.

 

 

 

Le dernier né: Bientôt en librairie

Et enfin en librairie le 22 mai 2013, est prévue la sortie de :

Motobécane : les 4 temps 1927-1984

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Motobécane ! C’est la Mobylette. Devenue universelle, elle à conquis le monde grâce à ses quatorze millions d’exemplaires. C’est aussi une gamme de motos à moteur deux temps qui de 1923 à 1984, de 175 à 350 centimètres cubes à conquis le marché français en établissant la renommée du constructeur de Pantin.  Motobécane c’est surtout une gamme de motos équipées de moteurs à  quatre temps.

Depuis les blocs « anglais » Jap et Blackburne qui ont permis l’accès aux moteurs à soupapes jusqu’à la célèbre D45, le petit monocylindre 125 cc à soupapes latérales, qui à remis la France sur deux roues en 1946,  tous les genres sont représentés. Populaires dont le « poum-poum  a bercé notre enfance ou machines extraordinaires avec les quatre cylindres 750, et la 500 Bloc S Grand Sport, issue du crayon de « Géo Ham », elles représentent la diversité et l’excellence de la production motocycliste française.

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Monocylindres latéraux, culbutés ou à arbre à came en tête, cinquante à sept cent cinquante centimètres cubes, tourisme tranquille ou trajet travail, sport, vitesse, trial ou endurance, les quatre temps ornés des têtes de Gaulois sont partout. Dans les clubs, les Motobécane sont légion. Présentes dans tous les rallyes, elles sont en majorité dans les collections, gage de la « côte d’amour » envers ces attachantes machines, à l’attrait  indiscutable.

Cette étude de Patrick Barrabès après « Les 2 Temps Motobécane » et « La Mobylette Universelle » conclue la trilogie consacrée à la marque. Par son importance, elle dépasse le cadre des « Ateliers de la Motobécane » pour dresser un portrait de ce que fut la moto française et la vie quotidienne des français pendant la traversée des années folles,  la guerre et les trente glorieuses ou rares sont les familles qui ne possédaient pas une moto construite à Pantin.

 

Vous découvrirez dans cet ouvrage :

- Motobécane : Histoire générale de la marque 

- 1927 / 1929 : Les premiers 4 temps

- La R3 : L’arbre à cames du mystère

- Les Blocs B : Le début des 4 temps « maison »

- 1929 / 1930 Les motos à quatre cylindres en ligne

- Le Bloc S

- Aviation et blindés

- L’AB1 : 100 cc de fiabilité

- Motobécane … Souvenirs de guerre

- 1945 / 1958 : La D45 : La France sur deux roues 

- 1943 / 1964 : Les « Z »  La plus connue des françaises

- Les scooters Motobécane à moteur quatre temps

- Les Bicylindres  Motobécane

- La KM 2V  Quatre roues pour quatre cylindres

- Les quatre temps hors de nos frontières

- Les derniers quatre temps

- Un peu de technique

 

Beau travail Patrick !

Encore un bouquin indispensable …

 


Archives pour la catégorie Non classé

Patrimoine industriel et humain de Terrot

Vestiges du patrimoine industriel et humain de Terrot

 

Simultanément Patrick Barrabes et Jean Paul Augé m’ont envoyé des images qui évoquent le passé remarquable de Terrot.

Bien entendu, je ne pouvais que vous les montrer et cela me donne l’occasion de rendre hommage à tous les travailleurs et « créateurs »  qui ont contribué à cette grande et vieille marque française.

Patrimoine industriel et humain de Terrot terrot-avignon

Dans le centre d’Avignon, située en haut de la façade du n°86 de la rue Joseph Vernet, se trouve une splendide enseigne de béton coloré qui disparaît presque, à moitié bouffée par le temps. On distingue encore des traces de couleur sur les lettres qui devaient êtres peintes de rouge.

On peut imaginer qu’une concession Terrot était installée au bas de cet immeuble. Un de ces jours, Jean-Paul ira interroger Jacky Bœuf, la mémoire vivante du motocyclisme avignonnais pour en savoir un peu plus…

… et c’est chose faite puisque ce matin 22 Mai 2013, je reçois un e mail de Jean Paul ou il me dit :

 » Ce matin, en relisant l’article du blog de Charles sur le patrimoine Terrot, je me suis dit que je pouvais tenter le coup d’appeler Jacky Bœuf pour en savoir plus sur l’enseigne Terrot de l’immeuble de la rue Joseph Vernet à Avignon.
Sitôt dit, sitôt fait. A peine le temps de lui rafraichir la mémoire à mon sujet (non seulement je commence à avoir pas mal de motifs pour ça, mais en plus, il a gardé l’esprit sacrément vif !), et en avant pour le bavardage.
Donc l’immeuble de la rue Joseph Vernet était bien le siège de la concession Terrot, tenue par Mr. VACCA, qui a fini par fermer dans les années 60. Le concessionnaire Magant-Debon était également dans le périmètre des remparts, mais complètement à l’opposé, au début de la rue Carreterie.
On a aussi parlé de la machine qu’il vient de remonter »

 

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Patrick Barrabes, de son côté, m’envoie des photos actuelles de l’usine de Dijon, mais aussi des images plus anciennes, reproductions des pages d’un catalogue qui ventait la modernité de la marque.

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Sur la façade de l’usine, l’inscription Terrot récemment restaurée apparaît en bleu après avoir été recouverte par les différentes enseignes qui ont succédé à notre marque favorite depuis 1958.

Charles Terrot construisit son premier atelier dans la fameuse rue André Colomban, en 1887.

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Les affaires marchant bien, dès 1926 on agrandit l’usine par une construction plus moderne et fonctionnelle qui donnera sur le boulevard Voltaire.

L’architecte Parisien, Gustave Revillion sera l’auteur des plans.

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L’ensemble a belle allure avec son ossature de béton garnie de briques et ses grandes baies vitrées.

Cet édifice paraît de nos jours comme un monument symbole de l’industrie française et il est important de le conserver malgré la pression foncière des promoteurs qui lorgnent sur ce gigantesque espace, au sein même de la ville de Dijon.

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L’inscription de ce bâtiment à l’inventaire du patrimoine culturel s’imposait depuis longtemps. Elle est en bonne voie. Il faut féliciter tous ceux qui ont contribué à cela. imgp7158-_reduit

Le dessin de cette façade est très beau dans sa sobriété élégante qui s’accorde parfaitement avec la qualité des productions de cette usine Terrot.

Dans les années trente, tous les ateliers et usines ne devaient pas avoir de belles baies vitrées offrant aux ouvriers air et lumière.

 

 

 

 

Mais que seraient ces bâtiments et ces machines sans la présence et la trace des hommes qui y ont vécu et travaillé ?

Grâce au petit catalogue édité par Terrot dans les années trente, on peut imaginer ce que devait être cette véritable ruche.

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Les légendes de ces photographies nous renseignent : Usinage au centième de millimètre, calibrage des pièces, recherches en matière de chimie pour un contrôle constant des matériaux employés ; tout semble contribuer à une production de qualité.

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Beaucoup de machines sont déjà automatisées, ici on perce, là, on tourne, on fraise, on soude…

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Plus loin on vérifie, on contrôle tandis qu’une machine perce simultanément 23 trous sur un carter monobloc…

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Les pièces des moteurs font l’objet de traitements et vérifications très précis

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Des presses énormes pour l’époque emboutissent les tôles qui servent depuis la fabrication des réservoirs des motos, en passant par les tambours de freins, les bicyclettes et même des landaus puisque plusieurs de ces productions Terrot étaient fabriquées à Dijon.

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Après un premier montage les moteurs sont rodés automatiquement pendant 8 heures, puis essayés, démontés, vérifiés et enfin remontés.

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La fabrication des cadres, qu’ils soient de moto ou bien de vélos, est tout aussi minutieuse.

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Dans un autre secteur, on fait des traitements électrolytique, on nickelle, on cuit les pièces émaillées, tandis qu’une équipe, visiblement de femmes, peint les décors et autres filets dans ce qui est appelé, l’atelier d’art.

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Les magasins des pièces détachées regorgent de tous les éléments qui vont passer aux chaînes de montage. Puis une équipe d’essayeurs va tester les machines avant de les envoyer au travers de la France et de ses colonies, dans les concessions Terrot.

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L’usine Terrot mettait en avant le caractère social de l’entreprise : « Après avoir instauré la semaine de congé payée à tous ses ouvriers, créé des primes d’ancienneté, distribué des allocations soit pour charge de famille, soit aux anciens serviteurs de la maison. Terrot  fit édifier en 1930…une vaste et très coquette cité ouvrière comportant 78 logements… »

On peut se demander ou logeaient tous les autres ouvriers, mais enfin… cette pointe de paternalisme patronal est aussi un vestige de cette époque qui précède le Front populaire.

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Lorsque ce document a été conçu, on est entre 1935 et la deuxième guerre mondiale. L’armée est alors un gros client de Terrot.

Une 750 bicylindre, tout-terrain est photographiée en gros plan.

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Gendarmerie, postes, police, pompiers, administrations diverses sont équipés par des Terrot.

Tous ces hommes ont l’air heureux et fier sur leurs machines, mais les années de guerre sont proches et seront bien dures pour chacun.

Cela rend ces photos encore plus touchantes.

Combien de ces ouvriers, combien de ces militaires vont disparaître au cours des années qui suivent ?


 

Benelli 250 : les habits neufs

Benelli 250 2c : Les habits neufs !

Chapitre III.

 Par C Camberoque

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Comme je l’écrivais dans ma précédente page intitulée : « Benelli au boulot ! » , voir à :

http://charlescamberoque.unblog.fr/2013/03/09/250-benelli-au-boulot/

J’ai suivi les bons conseils de Thierry Philippon et Jean-Michel Roux. J’ai contacté à Milan, en Italie, Giorgio Tronconi de Motocicli veloci, une vieille et honorable maison fondée en 1935.

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Déjà, sur le site de cette boutique : http://www.motocicliveloci.it/ , on trouve tout ce qu’on peut imaginer pour équiper dignement un café racer ou mieux encore une moto destinée à la piste.

Alors comme je suis content de leur prestation, je vous donne cette bonne adresse.

Pour passer votre commande, je vous recommande les traducteurs automatiques qu’on trouve sur le net et qui vous permettent de traduire les phrases simples dans la langue de Dante et de Rossi.

C’est pas plus mal…et cela facilite la communication avec Giorgio Tronconi.

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3 ou 4 jours plus tard vous recevez un colis… et c’est Noël !

Tout est très bien emballé. Les petits paquets qui contiennent les guidons ou commandes reculées sont magnifiques, en toile avec la marque du magasin imprimé comme s’il s’agissait de bijouterie !

Superbe !

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 Vraiment en Italie on a  la classe.

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Le moindre détail a de l’importance, du plus petit boulon  jusqu’à son emballage. Les Italiens sont aussi des maîtres du design.


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Rapidement, avant d’aller chez le coiffeur,  je continue à démonter les accessoires inutiles pour essayer les nouveaux éléments.

 

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Les commandes reculées prendront la place des reposes pieds arrière et une petite adaptation sera nécessaire.

Surtout pour le frein arrière.

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Le réservoir et la selle sont de belle facture.

Il ne faut pas oublier de commander les robinets d’essence,

quant au bouchon, il est vendu avec le réservoir.

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Mickie m’a trouvé un bien beau carénage avec une décoration qui me plait beaucoup.

Je crois que je vais peut être la conserver.

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Pendant que nous bricolons, un visiteur cycliste  s’arrête devant l’atelier de Jean-Louis.

C’est un autre Jean-Louis, un autre photographe aussi, qui passe sur son vélo de course.

Il a laissé sa magnifique Alpine au garage pour faire un peu de sport malgré le froid de ce printemps.

Homme courageux !

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Et puis, avant de partir, je ne peux pas résister à installer le carénage sur le cadre de la Benelli…

… juste pour voir…

… et juste pour rêver…

 

La Motobec Z57C coursifiée

La Motobec  Z 57 C  coursifiée : 

« For love of the Sport »

 

Par  Patrick BARRABES  

 

Une arrière cour quelque part en France.  Un portail en bois aux planches distendues par l’humidité s’ouvre sur un seuil au ciment constellé de traces graisseuses. Une odeur indéfinissable prend aux narines, faite d’un mélange de vieille graisse et d’essence passée, caractéristique de ces garages ou se sont fait tant de passions pour ces motos aujourd’hui synonyme d’un art de vivre.

 

La Motobec Z57C coursifiée garage-de-patrick

Derrière la porte, des rayonnages ou des caisses remplies de pièces confirment que la vocation de cet « antre » est bien le stockage, un stockage ultime ou l’on entasse ces pièces, celles qui peuvent servir un jour mais surtout que l’on répugne à jeter, peut être par respect envers les ouvriers qui les ont formées ou usinées dans le goût du travail bien fait. Pendus aux poutres, des gardes boue et des réservoirs attendant des jours meilleurs. Au sol un cadre dépouillé de Motobécane des années cinquante, un Z57C oscillant, héberge une araignée qui patiemment, a tendu ses filets entre les bras de fourche. Appuyées sur ces restes, une paire de roues de Morini Corsaro achèvent de pourrir, vestiges squelettique d’une restauration passée. Ces roues m’ont été confiées par un voisin un jour ou ma remorque, chargée de quelques ferrailles prenait le chemin de la décharge. Il venait de terminer la belle italienne, complétée à l’aide d’une épave découverte en Corse. Quelques tubes rouillés et les roues, dont les jantes étaient transformées en dentelle, c’est tout ce qui restait de la Morini. Je n’avais pu, toutefois, me résoudre à jeter ces rebuts, les freins centraux en alu présentant encore un attrait certain.

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Pourquoi, en cet après midi d’automne, faire grincer les gonds du vieux portail, fermé depuis bien longtemps.

En fait, depuis quelque temps, je faisais un rêve, un rêve presque obsessionnel qui me ramenait vers ces années d’après guerre ou les gens étaient riches, d’espoir et de passion, tandis que leur porte monnaie souvent criait famine.

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Claude THOMAS  Z2C version  1954                                           TICO  sur Z 46 C                                   TICO sur Z 22 C     

 

Ces années d’après guerre ou courir ne se résumait pas en budget de milliers d’ €uros pour boucler la saison mais en heures supplémentaires, le soir à l’atelier, pour gagner quelques sous et payer une 175 Motobécane, Peugeot ou autre, en pièce ou au bout du rouleau. Cette moto, remontée, allégée, « tapée » c’était le moyen de comparer son talent avec le mécano de l’agent Terrot ou les copains du Chatillonais, après la réunion du samedi soir.

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 Tilliet et Agache 1953

Les Grands Prix ? C’était après le pont de St Cloud, ou l’autoroute fraîchement bitumée incitait à « tirer du câble » ou entre deux feu rouges sur les Maréchaux.

C’est là ou se découvraient les talents, le brin de folie parfois, qui pousse à la gamelle pour avoir coupé les gaz le dernier, mais aussi le don de celui qui, à l’établi, va polir son conduit d’admission à la limite du perçage, faire et refaire son calage d’admission pour gagner trente tours de plus ou alléger sa machine des ultimes grammes de matière inutile.

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Montlhéry

Mon rêve, c’était ça ! Retrouver cette époque ou sans argent, avec ses mains et son talent, la course était possible. Les années où l’on partait à Lapize avec sa moto de tous les jours dont on démontait la plaque et le silencieux avant d’attaquer la côte. Les années ou les copains se cotisaient, pour payer l’essence et finir un Bol D’Or. Les années ou pour sentir l’odeur du ricin, il n’était pas nécessaire de partir bien loin, Montlhéry ou Calais, Albi, Villefranche de Rouergue ou St Gaudens, les circuits étaient partout. Je voudrais retrouver ce temps ou le soir, dans le parc des coureurs, il n’y avait ni mobil home, ni motos dans secret des camions ateliers mais des frères … de la côte, de la piste ou des terrains de cross, réunis là ensemble autour de l’amitié, d’une saucisse grillée et … d’un canon de rouge !

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Claude Thomas

Je n’étais pas le seul. Dans leur coin, d’autres pensaient déjà à « tâter » de la piste. Au Nord comme au Sud, Des Z, des LT et autres engins exotiques en pièces sortaient des garages. Ces prémices annonciateurs allaient déboucher sur ce qui allait devenir les coupes Motobécane 2ème du nom démarrées sur le circuit de Salbris en 2005.

 

 

Ne manquez pas le prochain livre de Patrick Barrabes : sortie prévue en librairie, le 22 Mai prochain…

 

 

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Ne manquez pas le prochain livre de Patrick Barrabes sortie prévue en librairie le 22 Mai prochain…


Vous êtes tentés par l’aventure ? Jetez vous à l’eau!

Vous êtes tentés par l’aventure ? Jetez vous à l’eau! Les quelques dizaines d’heures de travail à fournir vous seront remboursé au centuple par le plaisir obtenu. Au travers de mon expérience personnelle, dont le résultat est cette 175 Motobécane « Spéciale » je vais vous donner quelques « tuyaux » sur la marche à suivre.

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Georges Viane  Bol d’Or 1955                                                                                                                  Claude Thomas  Bol d’Or 1958

 Attention ! Chaque cas est unique, chacun suivra le chemin de sa sensibilité et de son sens de la mécanique ou de l’esthétique. Chacun agira suivant les pièces qu’il à trouvé. Certains disposent de machines outils, d’autres d’un étau, d’un marteau et de quelques clefs. Quelques uns n’ont qu’une cave d’H.L.M. et la table du salon pour travailler.

Je ne parlerai pas de ceux, très rare dans nos rangs qui « payent » pour faire réaliser une préparation « clef en main ». Ces gens sont parfaitement respectables mais hors sujet chez nous ou la passion de créer est prioritaire.

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Reprenons mon histoire au paragraphe précédent.

Je retrouve donc un cadre de Motobécane Z57C. Je dois préciser que je suis par nature attiré par la vieille firme de Pantin et d’autre part, je dispose depuis quelques années d’un moteur de Z23C à pompe à huile revu de A à … Z.

Le travail est donc bien avancé, surtout que je souhaite garder le moteur en état d’origine. Je me contente de monter une culasse de Z22C, au diamètre d’admission légèrement plus gros (Motobécane avait réduit ce diamètre sur la 23C pour obtenir un peu plus de souplesse). Tout le reste est de série, y compris le volant Novi « lourd ». Le Gurtner laisse la place à un Dellorto de 22 à corps horizontal. Pour les réglages, on verra plus tard !

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Reste la partie cycle.

Je débarrasse le cadre de tout ce qui est inutile, pattes de fixation carter, support de batterie … Je coupe les pattes arrière qui normalement supportent le porte bagage pour souder deux plaquettes qui maintiendrons la selle monoplace.  Je meule, ponce, gratte pour obtenir des tubes nets de toute aspérité. Je soude à l’avant de la douille de direction une butée qui évitera de me coincer les doigts contre le réservoir lors d’un braquage important. Le cadre sera peint en époxy, ce sera la seule intervention « sous traitée ».

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Les roues.

C’est là que les moyeux de la Corsaro entrent en scène. Mis a nu et nettoyés, ils ne présentent pas si mal que ça. Ce seront les premières pièces modifiées : des trous d’allègement entre les passages de tête de rayons, une entrée d’air obtenue à l’aide d’un rouleau de photocopieuse tronçonné sans oublier l’extracteur d’air caché par une petite grille en laiton. Les roulements sont bien sur remplacés par des modèles étanches et les garnitures de frein rechargées.

Les moyeux seront rayonnés avec des jantes alu de 125 MZ. Je mets au défi quiconque de faire la différence avec des jantes de ZS. Les roues de 125 MZ se trouvent pour presque rien dans les bourses. Loin d’être ridicules, elles peuvent, avec leurs moyeux, servir de base pour coursifier une moto des années 50/60.

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Le réservoir

Le réservoir m’a donné du mal. J’ai longtemps cherché un réservoir Mottaz de Motobécane ZS, mais devant la difficulté pour trouver celui-ci, je me suis fié au hasard qui m’a permis de trouver à la bourse de Montclar un réservoir d’origine inconnue ressemblant au ZS en plus « ramassé ». En fait, je l’ai identifié comme étant un Cecatto italien, exactement le même que celui utilisé par Claude Thomas sur sa 175 du Bol 58. L’absence du bouchon et de son levier de verrouillage m’ont obligé à les « tailler dans la masse » d’après photos. Il est parfois appréciable d’être tourneur fraiseur de métier.

La selle

La selle en polyester est réalisée par un membre du McF qui s’est inspiré du style de l’époque. Recouverte d’une assise en mousse, elle s’intègre bien à la ligne de l’ensemble. Attention si vous achetez de la mousse pour cette utilisation particulière, il faut prendre de la mousse à alvéoles fermées. Elle ne prendra pas l’eau.

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La fourche.

Cette mini Roadholder n’est autre qu’une Cériani de Motobécane 125 standard ou Luxe de 1969/71. Facile à trouver et compatible avec le moyeu Morini. Mais me direz-vous ! Elle est bien trop moderne ! En fait, le concept Cériani qui consiste à placer les fourreaux en bas et les tubes en haut date de 1961. La Motobécane Z à été produite jusqu’en 1964. Il n’y a donc pas hérésie. J’ai tout de même usiné des caches en aluminium (80 gr pièce) pour donner un look années 60.  Un petit garde boue de cyclo italien et une paire de bracelets complètent l’ensemble.

Leviers et poignées sont d’origine MZ. Aspect sixties, leviers à boules et faible coût. C’est l’idéal.

Les éléments de suspension arrière sont des Koni. Ils sont un peu récents (1975) mais je compte prochainement les dissimuler à l’intérieur de caches alu.

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L’échappement

L’échappement utilise un mégaphone en inox fait autrefois « en perruque » dans les ateliers du constructeur d’avion Dewoitine. Les essais prouveront que les dimensions sont correctes sans être forcement optimisées. Pendant la préparation de la moto, j’ai longtemps hésité entre le pot en bas ou l’échappement à mi-hauteur dans le style Manx. La raison m’a fait adopter la 1ere solution.

 

La dentelle d’aluminium

Le reste. C’est la que la créativité de chacun peut se manifester. Pour ma part, j’ai pris l’option « dentelle d’aluminium » en usinant de nombreuses pièces. Un autre soudera du tube pour obtenir ses commandes reculées. Le troisième inversera tout simplement sa commande de sélecteur… Les diverses pattes de fixation, en alu ou en acier, seront usinées, pliées ou soudées.  Toutes les solutions marchent.

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Voilà.  Je suis maintenant coupable du pêché de « lèse-origine » !

J’ai sacrifié sur l’autel de la vitesse des pièces qui manquent peut être à d’autres. On peut se poser des questions d’ordre philosophique : Ais-je raison ? Ais-je tords ? Ma réponse est sans équivoque. Préparer en 2006 une coursifiée dans un style d’époque est parfaitement justifié tant que l’on ne détruit pas une moto complète et saine. Dans le cas ou l’on part de pièces détachées diverses et (a)variées, on ne doit pas se poser de question ! Que faisaient-ils à l’époque ? Exactement comme nous. Ils assemblaient des pièces de diverses origines dans un seul but, améliorer les performances et … se faire plaisir !

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Nous devons seulement respecter deux règles essentielles.

La première : rester homogène à l’époque. Pas de frein à disque sur une Peugeot « Boldorisée », ni roues à bâtons sur une Gnome R4. Il faut rester fidèle à « ce qui aurais pu se faire » bien que parfois de petites incartades soient tolérables à condition que ça ne se voie pas (allumage transistorisé ou piston moderne).

La deuxième : Ne pas faire passer sa moto pour une réalisation d’époque ! C’est un travail contemporain, il serait malhonnête de le cacher dans le but d’une hypothétique valorisation de sa machine.

 Le résultat : Exceptionnel ! Plus rien à voir avec la Motobécane d’origine.

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Cette moto qui n’est pas une moto de course mais une moto allégée pour des démonstrations à l’ancienne est « un concentré de pur plaisir » Elle est vive, accélère correctement. Son couple permet de jouer un concerto en méga-majeur sur une large plage de régimes. La tenue de route est saine. Ma prochaine amélioration va consister au montage de pneus un peu plus performants que les pneus neufs ancien profil montés actuellement. Je vais également remonter un guidon sur le Té supérieur, les bracelets étant trop bas pour moi.

En fait, une phrase résume ce que nous recherchons dans notre démarche. Au début de sa carrière de pilote Mike Hailwood peignait sur les flancs de ses carénages :

For love of the Sport – Pour l’ amour du Sport ! Voila pourquoi j’ai utilisé ce terme dans le titre de cet article

A vous de jouer !

Patrick Barrabes

 

 

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A  l’attention particulière de Jean Paul et Michel qui nous ont laissé des commentaires pertinents sur ce blog,  Patrick Barrabes envoie quelques photos supplémentaires de sa machine qui peut être également équipée pour rouler sur la route.

Magnifique !

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250 Benelli : au boulot !

La Benelli 250 2 C : Au boulot !

 

Le 1 er Mars 2010, je vous racontais comment l’ami Bruno m’offrait sa vieille Benelli.

Voir : http://charlescamberoque.unblog.fr/?p=1071

Puisque la Ténor est finie, il est temps, que je vous fasse partager la restauration de cette petite italienne.

En fait de restauration cela va être une plutôt une transformation, puisque j’ai décidé de la coursifier.

Et si l’ami Mickie a pratiquement fait tout le boulot sur la Ténor, j’ai décidé d’effectuer moi-même, du moins le plus possible, la métamorphose de ma Benelli.

250 Benelli : au boulot ! benelli-250-2c

Jean-Louis m’a proposé gentiment de squatter son garage car personnellement je n’ai pas d’espace suffisant pour mécaniquer sereinement chez moi.

Je vous avais déjà parlé de Jean-Louis dans son antre. Voir : Rencontres sur le Web http://charlescamberoque.unblog.fr/?p=102

Mais aussi  Des nouvelles de Jean-Louis , voir : http://charlescamberoque.unblog.fr/?p=895

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Depuis que j’avais récupéré cette machine fort prisée dans les années 70 et probablement une copie italienne des bicylindres 2 temps Yamaha YDS de ces mêmes années, je me suis renseigné sur ce modèle.

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En Italie, Allemagne et Espagne j’ai trouvé pas mal de motards qui, depuis longtemps, la transforment en la coursifiant. Et en effet elle ressemble alors à une moto de course et plus précisément aux Yam TD qui nous ont fait tant rêver.

Voyez, ci joint, les photos des différentes transformations que j’ai trouvé sur le net !  Pas mal non ?

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Bon, ce ne pourra être qu’un ersatz de TD, car le moteur qui n’est qu’un 239cc de tourisme, ne délivrera pas la puissance d’une machine de course… mais enfin pour s’amuser un peu se devrait être suffisant et les illusions aident à vivre…

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Je dois avouer également qu’une 250 Yamaha YDS3 m’a laissé, il y a bien trop longtemps, un souvenir impérissable et qu’avec cette Benelli, j’espère bien raviver quelques impressions de pilotage enfouies dans ma mémoire.

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Non loin de chez moi j’ai rencontré Jean Michel Roux un collectionneur de machines de sport, de petits cinquante de légende et qui a également coursifié une 250 Benelli de toute beauté.

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Jean-Michel Roux a fini de me convaincre d’essayer de faire comme lui, dans la mesure de mes petites possibilités de mécanicien… pas très doué. Je l’avoue…

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La machine de Jean-Michel Roux est exemplaire car elle présente un aspect de finition particulièrement soigné.

Jean-Michel m’a confirmé une bonne adresse en Italie où l’on trouve des accessoires, précisément pour les Benelli, chez Motocicli Veloci à Milan. Thierry Philippon m’avait lui aussi chaudement recommandé cet établissement, il y a bien longtemps.

Alors j’ai pas trainé et j’ai déjà reçu le réservoir qui effectivement est parfait. Du coup les choses avancent et j’ai une selle et un réservoir d’origine à vendre…

D’une autre côté Mickie m’a trouvé un carénage qui devrait être bien adapté à cette moto.

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Mais revenons à l’atelier. Le démontage de tout ce qui est superflu est fait.

Selle et réservoir sont désormais à vendre.

Jean-Louis, toujours plus prévoyant que moi, a même pris des photos au cas où nous aurions a remonter… ce qui me semble peu probable mais toutefois prudent.

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Quelques modifications sont à apporter au cadre avec principalement la soudure de la patte sur laquelle viendra l’araignée du carénage

Le moteur est sorti du cadre, on peut commencer à y effectuer quelques aménagement pour la suite du montage, selle, réservoir, carénage…

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La Terrot de Patrick Barrabes

La Terrot de Patrick Barrabes

 

Patrick Barrabes m’a envoyé un très beau texte où il évoque sa première moto : Une histoire de Terrot

Hé oui ! C’était une Terrot… Surprenant !

Car l’on sait que par la suite Patrick sera un grand fanatique et spécialiste des Motobécanes.

Patrick Barrabes a publié plusieurs livres sur ces machines et bientôt il va en sortir un de nouveau : « Motobécane, les quatre temps 1927/1984″. En librairie dès le mois de Mai.

Nous en reparlerons…

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Motobécane, les quatre temps 1927/1984 : En librairie dès le mois de Mai.

Et spécialement pour Mickie, la même machine que ci dessus, côté gauche (voir commentaires).

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Une histoire de Terrot !

Un texte de Patrick Barrabes

Printemps 1975. Depuis quelques jours, l’avion qui m’a ramené de l’Ile de la Réunion, ou l’armée m’avais habillé de vert pendant un an s’est posé sur le tarmac de Blagnac. Ces mois sous les cocotiers, fructueux pour l’apprentissage de la vie, m’ont pourtant privé de cet élément, inscrit dans mes gènes depuis trois générations, la pratique quotidienne de la moto. Bien sur, quelques occasions m’ont permis de « goûter au fruit défendu » sous la forme d’une Triumph T20, qui dormait au fond d’un hangar en compagnie d’une lignée de ses consoeurs, d’une freluquette 100 Yamaha et d’une bombe de l’époque, la Kawasaki H2, dont cinquante kilomètres et quelques particules de gomme seront échangés contre un réglage et une réparation sommaire.

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Me voila donc revenu à la vie civile et à la liberté.

Dans mon garage, une bonne vieille Mobylette chaudron, une AV 89, m’attends fidèlement, prête à me conduire au boulot. A côté d’elle, une place est libre, seulement constellée de quelques taches d’huile, incrustées dans le ciment. La 125 Motobécane qui logeait là depuis 1972, une LT, a disparu, sacrifiée à l’aube de mon incorporation.

Que faire ? Le démon de la route me ronge, excité par la lecture des pages de Moto Revue: « concentrations et rassemblements ». Mes finances, elles, ne me permettent que de rêver devant une rutilante BMW R60/6, objet de tous mes désirs.

C’est là que le hasard frappe à ma porte, par l’intermédiaire d’un parent éloigné, instituteur gersois à la retraite.

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«  » Tu n’as pas de moto ? Si tu veux, je te donne ma 350 TERROT ! Quand j’ai acheté l’auto, je l’ai donnée à mon frère, à Prexan, prés de Carcassonne. Il l’a utilisée pendant des années pour monter à la vigne ! Elle ne doit plus être très fraîche, mais tu dois pouvoir la remettre en marche. Tu sais, avec cette moto, j’ai parcouru plus de cent mille kilomètres. Quand j’ai connu ma femme, elle habitait Audierne, en Bretagne et j’étais jeune instituteur dans le Gers, à L’isle Jourdain. Je partais le samedi, après l’école, et je traversais la France. Je revenais de nuit, le dimanche soir. Jamais elle ne m’a laissé en rade et pourtant, j’ai connu la pluie, la grêle … Nous n’étions pas bien équipés à cette époque. Un jour, un vieux m’a dit: Si tu attrape la pluie, ne t’arrête surtout pas ! Continue ! Plus loin il fera beau ! Je l’ai écouté, mais parfois, je prenais cinq cent,  six cent kilomètres d’eau. Pourtant, il fallait bien poursuivre sa route. «  »

Un dimanche matin, à bord d’une rutilante Renault 4 fourgonnette, empruntée à mon patron, me voici en route vers Carcassonne et la 350 Terrot. Depuis quelques nuits, les heures d’insomnie s’égrènent au rythme d’une foule d’interrogations: Dans quel état est elle ? Où vais-je trouver les pièces usées ?  Un « gros » quatre temps, ça se mène comment ? …

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Le démontage a commencé

Prexan. Les effusions traditionnelles autour du verre de rouge,  celui de la petite vigne, là haut sur la colline ! Pas celui qui s’en va à la coopérative.  L’oncle René, casquette vissée sur un front brûlé par le soleil de notre midi et, aux lèvres,  le parlé « rocailleux » des gens de la terre, me conduit enfin devant la porte du chai.

Les larges battants s’ouvrent sur une rangée de foudres, ces gigantesques tonneaux de chêne dans lesquels  chaque année, se renouvelle le miracle de la vinification. Une odeur indéfinissable, ou l’on retrouve, mêlée au tanin, quelques senteurs chaudes, mélanges de cette « moisissure noble », issue de la terre de cave mélangée aux huiles et vieux caoutchoucs des tracteurs au repos.

Elle est là, appuyée contre un vieux tonneau.

Un rai de lumière, ou quelques moucherons se mêlent à des grains de poussière dans une danse désordonnée, se pose sur un phare dont l’optique, encore brillant, renvoie le soleil comme un message, comme pour dire :

Je suis là ! Je peux encore servir !

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Une Terrot au pied de la citadelle cathare de Montségur.

Le reste de ce qui fut la dernière évolution de la 350 Terrot Latérale est bien triste, couvert d’un mélange de poussière et de cette terre de l’Aude, si dure au travail et lourde aux semelles. Les pneus sont à plat et une « couverture » tissée par les araignées relie le guidon à un vieux cageot, posé sur le porte bagage. Un bandeau en aluminium, sur les flancs du réservoir, indique le nom de la vieille dijonnaise. 

Je la dégage doucement. Ce moment, que je vis pour la première fois, et que je revivrais souvent par la suite, est un instant privilégié. Quelques minutes ou le temps et le coeur s’emblent s’arrêter. 

Des moments où l’on retient sa respiration, comme par respect envers ceux qui ont conçu ou utilisé cette moto. Des moments ou l’on se demande ce que l’on va découvrir, quelles « tranches de vie », se dissimulent là,  dans les sacoches ou au fond de la boite à outils.

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«  » Alors, elle te plait ! «  » La voix de l’oncle, presque brutalement, me ramène sur terre.

«  » Si j’avais su que tu t’intéresses aux vieilles motos ! Il y a seulement un mois que j’ai dit aux gitans de venir chercher la ferraille. J’ai gardé la Terrot parce que c’était la plus propre mais ils ont pris la Magnat de 14 et la 500 Durandal. »" !!!  

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La Terrot de Patrick

La  moto est maintenant au milieu de la cours, posée sur sa béquille. Un coup de chiffon déchire les toiles d’araignées. Sous la poussière, la HCT est finalement très saine. Bien sur, une peinture est nécessaire.  Bien sur, les quelques chromes sont pelés et le moteur, sous la pression du pied, résonne de bruits inquiétants. Mais il n’est pas bloqué !

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Moteur du même modèle que la Terrot de P Barrabes

Six mois plus tard, la moto revivait. Pour faire parler le gros latéral, il m’en a fallu de la patience.

Que de difficultés, pour trouver un maneton et des soupapes. Que de difficultés pour que la magnéto étincelle à nouveau. Cette restauration, peut on employer le terme de « restaurer » ou de « retaper » lors qu’il s’agit d’une première expérience, m’a beaucoup apporté. C’est cette moto qui m’a donné le « virus ».

Aujourd’hui nos chemins se sont séparés.

J’ai succombé aux charmes des sirènes de Pantin.

Pourtant, aucune autre moto ne remplacera cette Terrot dans mes souvenirs. Celui de ma première moto.

Patrick BARRABES

Mai 2005

Publié en 2005 dans le N°1 de Terrot Magnat, la revue du Terrot Club de France.

Hommage à Maurice Trintignant

Hommage à Maurice Trintignant

Texte et photos Charles Camberoque

 Hommage à Maurice Trintignant 1nimes-metropole

En préambule au Salon Auto Moto prestige et collection de Nîmes, qui s’est déroulé les 26 et 27 Janvier, une petite balade en voiture ancienne était prévue le samedi matin autour de de cette ville.

Un départ fut donné dans le plus pur style tauromachique. Normal puisqu’on est à Nîmes !

Un drapeau noir a été agité comme une muleta devant un Miura. Mais ce fut une Peugeot 201 qui prit le départ.

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Une vingtaine d’ autos sont parties  pour aller honorer la mémoire de Maurice Trintignant qui  possède sa statue, non pas en pieds mais en voiture, érigée devant le gymnase municipal du village de Vergèze.

Pétoulet, c’est ainsi qu’on le surnommait, est immortalisé dans une splendide sculpture de bronze de Christian Maas, grandeur nature.

Il est représenté en train de négocier un virage au volant d’une de ses toute aussi célèbre Bugatti. L’effet est saisissant.

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Magnifique hommage à ce grand champion.

Premier pilote français dans l’histoire de la Formule I à gagner un Grand Prix.

Celui de Monaco qu’il remporta en 1955 au volant d’une Ferrari.

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Des voitures de collection des plus prestigieuses aux plus modestes et aux plus « jeunes » sont parties sur les routes du Gard.

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Traction avant, Aronde, Dauphine, 2 CV mais aussi GS ou WV … toutes dans une bel état de restauration.

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 Arrivée devant le gymnase de Vergèze et la statue de Pétoulet.

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« L ‘Excalibur », une des premières fausse vintage qui avec le temps est devenu une véritable voiture de collection !

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La Jaguar, type E,  était ma préférée. 

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Quant à la Dauphine elle vient me rappeler que lorsque j’ai pris le volant pour la première fois, sur les genoux de mon parrain… c’était dans sa Dauphine… je  n’étais,  ni bien gros,  ni bien grand mais quel souvenir !

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On négocie le virage un oeil sur Pétoulet figé sur son socle comme dans une courbe qui ne finira jamais.

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On peut monter dans la Bugatti, aux côtés de Maurice Trintignant. Le temps d’une photo.

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Un groupe des participants à cette matinée se recueille devant l’illustre pilote.

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De 1959 à 1964, Pétoulet participa à 81 Grand Prix et à 324 départ de courses automobiles diverses.

Voir L’histoire de Pétoulet sur Wikipédia :    http://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Trintignant

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Ayant pris sa retraite à Vergéze,  Maurice Trintignant  y devint viticulteur et maire de la commune dont la famille habite toujours cette petite cité méridionale, par ailleurs connue mondialement pour les sources de Perrier.

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Avant de repartir direction Nîmes pour le Salon,  tout le monde pose pour la photo autour de l’actuel maire de Vergèze.

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Les pilotes rendent hommage à Pétoulet et les machines semblent  honorer la Bugatti  de bronze.

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Salon Auto-Moto Nîmes 2013

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Salon Auto-Moto Nîmes

Texte et photos, copyright C Camberoque. 

Reproduction interdite sans l’autorisation de l’auteur.

J’ai découvert cette année seulement le Salon Auto Moto prestige et collection de Nîmes qui s’est déroulé les 26 et 27 Janvier 2013 au  Parc des expositions.

Pour son édition 2013, le Salon  rendait un hommage à Abarth et fêtait également les  50ans de James Bond et les 100 ans de la marque Aston Martin.

Des Véhicules militaires historiques étaient aussi de la fête. Des clubs de moto anciennes exposaient une sélection de leurs plus beau modèles.

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Tandis qu’une  vente aux enchères  et un  Rallye Nîmes Métropole étaient également organisés.

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A l’intérieur comme à l’extérieur beaucoup de vendeurs et de stands.

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Une  partie de l’immense collection de Michel Pont  était exposée : les Voitures conçues par Abarth .

Célèbre préparateur turinois qui depuis 1949 améliore les Fiat en particulier mais aussi  beaucoup d’autres voitures italiennes.

Michel Pont,  80 ans, bon pied bon œil, collectionneur et viticulteur, était présent avec son équipe et ses bolides descendus depuis son château musé de Bourgogne.

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En effet  c’est au château de Savigny les Beaumes qu’il a créé un énorme musée.

On peut y voir en permanence toutes sortes d’engins : certaines voitures de courses mais aussi des camions de pompiers, environ 250 motos, du matériel viticole dont une collection de tracteurs enjambeurs, sans oublier des avions de chasse, des mirages et des anciens avions de la patrouille de France... étonnant !

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A Nîmes on pouvait admirer de loin une série des plus belles et rares autos de sa collection de prototypes les « Abarth ».

Un ensemble choisi parmi une trentaine de modèles différents était présenté, dont certains uniques, avec lesquels le propriétaire du Château a participé, personnellement, pendant sept années à des courses internationales en côte et en circuit.

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La vente des pulls Abarth portés par Michel Pont et son équipe aurait fait des heureux avec le scorpion emblème de la marque, mais ce sont les vins produits sur sa belle propriété viticole autour de son château qui étaient proposés aux visiteurs Nîmois. Et de sacrés bons crus ; Auxey-Duresses, Beaune, Monthélie, Meursault, Pommard, Volnay et Savigny-lès-Beaune, dont sa Cuvée du Château Monopole  et, sur la Côte dijonnaise son Clos du Chapitre du Roy.

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Une Gilera au milieu des Abarth… Superbe  restauration.

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Plus loin les machines de l’ami Yves Compans sont toujours splendides.

Il en  présentait plusieurs cette année, sur le stand de son club.

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Une Rickman avec moteur BSA Gold Star m’a fait longuement rêver.

Une partie cycle qui permettait de monter de sacrés moteurs. La taille des tubes du cadre est surprenante.

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Il y avait aussi une Rudge, tout aussi belle  avec son moteur à 4 soupapes en étoile.

Un modèle qui a couru aux Grand Prix de Carcassonne dans les années trente. Ce qui me permet de vous inviter à souscrire à mon livre : Le Circuit oublié, roman historique qui vous raconte en détail les courses dans l’Aude, des années 31 à 35.

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Motos de courses ou motos de guerre pour moi le choix est vite fait.

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Des vélos et même des vélos militaires…aller faire la guerre à bicyclette … quel romantisme !

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Des marchands de toutes sortes et à profusion…

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James Bond  était présent avec sa célèbre Aston Martin et aussi sa 2CV.

Mais le sculptural moteur de Triumph m’a beaucoup plu. Une véritable œuvre d’art que je verrai bien… dans mon salon !

 

 

Et puis un scoop :

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Un journaliste bien connu a été surpris  prenant son pied en plein salon !!!

C’est du propre !

 

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Entre ma 125 Ténor puis une 500 BSA A7 qui était poussive, j’ai roulé sur le seul 50 que j’ai eu, un petit 50 Peugeot. Comme celui ci.

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Une Aermacchi : une des nombreuses machines de mes rêves !

C’est à partir de ce modèle que furent montées les machines de l’Ecole de Tony Smith et Michel Leurette.

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Le coin des monos avec deux BSA au moteur mono. Une version piste et une version trail.

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Des clubs de la région étaient présents et semblent très actifs car ils exposaient des machines de qualité.

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Monsieur le Curé un fou de Dieu et des 2 CV était présent, accompagné d’une bonne sœur avec laquelle il semblait entretenir des rapports étranges….

Enfin… il nous a béni et nous sommes rentrés sans encombre… preuve de la qualité de sa bénédiction…

À l’année prochaine…

 

Une petite balade de voitures anciennes était prévue le samedi matin c’est ce que je vous montrerai la prochaine fois…

La tactique des gendarmes

 

La tactique des gendarmes

Texte et photos de C Camberoque

Au mois de septembre dernier, j’ai assisté sous un désagréable crachin, à un incroyable show de la gendarmerie sur une place de Carcassonne.

« Une manif de motards d’un autre genre » titrait le journal de la Dépêche. Et en effet il s’agissait d’une représentation offerte par les motards de l’Escadron de la Garde Républicaine.

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Ils ont évolué comme on pouvait s’y attendre avec aisance et finesse sur l’espace de l’esplanade Gambetta. Pas bien grand pour des grosses Yamaha FJ.

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Depuis quelque temps,la gendarmerie s’est modernisé en achetant des Yam pour ses motards. Un marché a été passé avec Yamaha qui a proposé une FJ version police.

Cette Japonaise a l’air de venir petit à petit se substituer aux BMW.

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Impeccable parade quoique plutôt convenue, le public était content.

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Toutes les figures classiques de l’acrobatie policière étaient représentées.

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Le Groupement de Gendarmerie départementale de l’Aude en profitait pour faire de l’information, de la propagande quoi… sur les dangers bien connus de la conduite des motos et des autos.

Pour proposer « une conduite plus harmonieuse » disaient-il.

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Le plus cocasse de l’affaire, c’est que parallèlement des bagnoles de grand sport étaient exposées, Ferrari, Maserati, bref des machines qu’il serait dommage de faire rouler à 90 !

Rester en première avec de telles voitures serait un pêché plus mortel que de se prendre un platane en excès de vitesse !!!

Donc ces monstres de puissance et de vitesse étaient exposés à côté des sinistres berlines policières au coffre rempli de ces engin, finalement de répression, que sont les « radars ».

Pas bien cohérent tout ça !!!

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Non loin de là, on pouvait même trouver un gendarme sérieux, mais bien veillant, qui initiait la jeunesse au maniement d’une paire de jumelles radar.

Une petite fille et sa maman prenaient un grand plaisir à vérifier la vitesse des voitures qui passaient autour de l’esplanade. Peut-être ai-je assisté à la naissance d’une vocation de gendarmette…

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A quelques jours près de cette manifestation de bonhomie, la gendarmerie et la police finissaient de rigoler pour faire des contrôles sur les routes de tout le département. La Dépêche titrait dans son édition du 22 septembre : « Police et gendarmerie ont contrôlé 469 conducteurs »

 

 Tandis que toujours en ce mois de Septembre,  200 motards de la FFMC manifestait en ville contre le projet de loi du parlement européen qui veut instaurer un contrôle technique pour les motos.

 

 

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Tout à côté des lycéens jouaient à se faire peur en s’installant dans une voiture montée sur une sorte de manège qui effectuait des tonneaux à la demande.

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Sur un autre stand, on pouvait se tester grâce à un simulateur de conduite, encouragé par un moniteur qui visiblement savait de quoi il parlait…

 

Et moi je me baladais entre tous ces représentants du bon ordre avec l’impression absurde d’être comme un intrus. Va savoir pourquoi…

En plus j’avais en tête une chanson stupide  que Bourvil chantait avec son épatante voix de niais. Je sifflotais : « C’est la tactique du gendarme… ». Je n’arrêtais pas d’alterner mon petit concert intime avec un refrain tout aussi ringuard : « Quand un gendarme vous dit, qu’est ce que c’est ? Vous lui répondez, je vous fais un baiser… »

J’en conclus deux choses : Soit les gendarmes ont le sens de l’humour. Soit ils n’ont pas l’oreille musicale. A moins que, tout compte fait, ils soient indulgents avec les mécréants comme moi…tout en ayant l’oreille musicale et le sens de l’humour…

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Un parcours était tracé sur le reste de l’esplanade. Rien de palpitant.

Beaucoup de motards étaient venus pour l’occasion. Une véritable concentration. Certains étaient déguisés… comme en cow-boy. J’ai pas compris pourquoi…

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Quelques autres stands étaient ouvert par les concessionnaires locaux.

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Mais finalement je n’étais pas à l’aise entre les motocyclistes présents. Principalement des amateurs de grand tourisme cultivant visiblement le mythe surfait de l’Amérique, bien que ne roulant pas forcément sur des Harley.

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Bien entendu peu de motos sportives. Que ces énormes machines de grand tourisme au postérieur qui me fait irrésistiblement penser à de grosses vaches. Bref les gros culs du motocyclisme.

 

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Seules sur un carré de verdure, quelques machines anciennes étaient exposées, prêtées par le Club des 5A, qui me dit on, fut contacté au dernier moment…

J’y rencontre  avec plaisir des amateurs de Terrot Ténor et de Maglaguti. Pére et fils unis dans une même passion et ça, c’est le plus beau de cette journée.

 

Exclusif !

Enfin des révélations sur la vie de la moto :

Une vedette du journaliste prend son pied en plein salon de Nîmes !

Photo exclusive, prochainement sur ce blog.

Ne la ratez pas !

 

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Grand Prix de Carcassonne

Le circuit oublié

Grand Prix de Carcassonne :

Un livre de Charles Camberoque

 

J’ai le plaisir de vous annoncer que mon bouquin sur les courses de vitesse moto, des années 30, à Carcassonne va bientôt sortir.

Depuis plusieurs années je travaillais à sa rédaction tout en écrivant régulièrement ce blog.

Après avoir écrit ces pages sur mon blog, j’ai trouvé beaucoup d’autres  documents et informations qui ne figurent pas dans ces articles. Des photos d’époque des classements etc…

Un souscription est lancée et j’espère que vous serez nombreux à soutenir mon travail et surtout celui de mon éditeur.

Grand Prix de Carcassonne  le-circuit-oublie-carcasson

 

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souscription

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