Café Racer aux Beaux Arts de Montpellier

Café Racer aux Beaux Arts de Montpellier

Par Charles Camberoque

Photos © Jose Salles Albella

Je ne sais plus si je vous ai dit que, dans le civil, je suis prof à l’École Supérieure des Beaux Arts de Montpellier.

Nul n’est parfait !

café racer

Des arts plastiques à la moto… il n’y a que quelques tours de roue : la preuve  en est mon vénérable directeur, Christian Gaussen, qui est un vieux motard couturé de partout en témoignage de sa combativité sur les routes de France et de Navarre…

 café racer

Il y a quelques jours, Christian avait invité quelques artistes de la magnifique revue Café Racer qui sont venus dans le studio photo de l’École pour faire un reportage sur une belle Suzuki Yoshimura.

 Suzuki Yoshimura  Revue Café Racer  Revue Café Racer

Et quand je parle d’artistes, je pèse mes mots car pour avoir fréquenté toute ma vie, d’une part des artistes, écrivains, photographes, plasticiens… et d’autre part des mécaniciens, préparateurs, coureurs, amateurs de belles mécaniques… Je suis convaincu que tous ces gens sont plus proches qu’on ne le croit. Et pas si différents que ça dans le fond.

J’ai eu cette impression un jour en discutant avec Gari Carrera. Nous étions un après-midi dans son antre. Un peu rêveur Gari m’expliquait ses projets mécaniques futurs et j’ai réalisé que sa passion, son comportement, sa façon d’être et de voir les choses était absolument identique à celle d’artistes de poètes avec qui j’avais été pareillement discutant dans leurs ateliers, espèce de refuge où tout s’élabore, ou tout devient possible, bref, des lieux de création.

Bertrand Bussillet Revue Café RacerSuzuki Yoshimura  Revue Café Racer  

 Oui ! La motocyclette est donc absolument  comparable à un objet d’art : preuve en est la splendide exposition que lui a consacrée, il y a quelques années le Musée Guggenheim à New York et qui  a été montrée en suite à celui de Bilbao puis dans plusieurs autres pays de par le monde. Il en reste le superbe catalogue qui a été publié à cette occasion. Tellement beau que cher et tellement cher que je n’ai pas pu me le payer ! Mais j’en rêve…

 Suzuki Yoshimura  Revue Café Racer    Bertrand Bussillet Revue Café Racer

 Bertrand Bussillet, l’éditeur de Café Racer est donc venu avec son équipe à l’École des Beaux Arts pour faire un reportage sur une Suzuki Katana somptueusement préparée, avec un kit Yoshimura, dans la région de Montpellier.

Je ne vous en dirais pas plus et vous propose de retrouver l’ensemble de cet article dans le dernier numéro de la Revue Café Racer.

 Suzuki Yoshimura  Revue Café Racer  Suzuki Yoshimura  Revue Café Racer    

 Sachez également que La Revue Café racer anime son site que vous retrouverez sur http:  //www.cafe-racer.fr/


Archives pour la catégorie Portraits

The Peugeot of the Marquis of Bonneville

… ou les aventures américaines d’un seigneur de la vitesse et de sa 175 Peugeot de 1952.

par Jean-Paul…

Pendant que le remontage de la Ténor progresse (on attend le retour des pièces chromées), on entend parler de gens qui mènent des projets plus ou moins intéressants et on finit par se retrouver en contact avec eux. Aujourd’hui, je vais donc vous parler d’un gars du Nord, Christophe MARQUIS, et vous allez voir que ça en vaut la peine.

Mais d’abord, il faut que je vous explique comment je le connais.

En fait, ça se limite à quelques échanges de mails sur le ouèbe, et encore un peu par hasard. En Janvier dernier, j’ai reçu par e-mail les bons voeux de Patrick Raphael, (auteur du très recommandable site Curve’n Speed : http://pagesperso-orange.fr/curves.speed/index.html), qu’il adressait à toute une ribambelle de destinataires dont j’ai la chance de faire partie. Et j’ai répondu par la même voie, à la même liste de destinataires, en évoquant, je crois, le sort à venir de ma vieille Terrot Rallye. Et c’est là que Christophe apparaît : il fait partie lui aussi des copains de Patrick, ma petite histoire lui a plu, et il m’a répondu à son tour en me parlant de son propre projet.

Je vous l’ai déjà dit : Internet, pour ce genre de truc, c’est chouette…

Donc, me voilà en contact régulier avec Christophe depuis maintenant 6 mois, car son projet fait partie de ces trucs de longue haleine qui vous occupent pendant pas mal de temps, assez pour avoir le temps de monter un petit site ouèbe, et de diffuser une petite NewsLetter aux bons copains. Et je me suis dit que ça valait la peine de vous faire partager ça…

Dans notre midi, Christophe serait catalogué comme « fada », ailleurs comme « doux rêveur » ou à l’inverse « fou furieux ». Mais il n’est pas tant fou que passionné, et sa passion le pousse depuis plusieurs mois vers Bonneville, un petit bled de l’Utah. Oui, oui, LE Bonneville de la Triumph 650 du même nom, ainsi surnommée pour être passée avec succès par ce lieu mythique où l’on vient battre des records de vitesse sur le Lac Salé.

 

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Là-bas, c’est facile : tout droit et… GAAAAZZZZ ! ! !   quoique… 

Après tout, pourquoi pas? me direz-vous… Ainsi l’an dernier, on a bien vu une joyeuse bande de Frenchies aligner  sur le sel ce qui est devenu depuis la Mobylette la plus rapide du monde à 91,384km/h  ! !

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Photo extraite du site http://www.lestriplettesdebonneville.com/

Sans oublier Burt Munro, dont je vous ai déjà parlé, qui, à plus ou moins 70 ans, était lui aussi venu du fin fond de la Nouvelle Zélande pour rouler à près de 300km/h avec son Indian, the World Fastest Indian,
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Comme quoi, tout dépend des prétentions qu’on a…

Christophe connait tout ça, et a donc décidé de reprendre à son tour le flambeau cette année, et ça va se passer dans quelques semaines au cours de la fameuse Bonneville Speedweek  qui se tiendra du 14 au 20 Août prochain.

Reste la question de la machine. Eh bien, ça sera ça, revu et corrigé bien entendu.

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Une Peugeot 175cc de 1952, modèle 176 TC4.

curieux, hein? mais c’est bien 176 et non pas 175, et si quelqu’un peut me dire pourquoi, ça m’intéresse…

En quelques mois l’engin a évolué, et Christophe est arrivé au résultat suivant :

 

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Au passage, en plus de l’amélioration sensible de l’état de la machine, cette photo permet de découvrir le sourire de Christophe, l’intitulé du projet, et l’adresse du site Internet (http://www.marquisracing.fr/) sur lequel vous trouverez les détails.

Allez, encore une image, presque la même, mais cette fois en couleur

 

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La réverbération a rendu Christophe moins souriant, mais ce n’est qu’une apparence momentanée, car il est quand même bien content, la preuve :

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Voici quelques images prises pendant les préparatifs

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En plus, comme l’affaire se passe aux USA, et que les gens de là-bas ont l’art et la manière de tout rendre plus beau, plus gros, plus fort, plus, plus,.. que n’importe où ailleurs (le fameux « big, bigger, biggest) , il fallait bien qu’il y ait des règles en proportions. Christophe en a un peu « bavé », et a raconté tout ça dans sa Newsletter (http://www.marquisracing.fr/GalerieNl.php ) et aussi dans divers magazines
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Voilà. Avec Charles, on a pensé que ça vous plairait à vous aussi. Et maintenant, je laisse à ceux d’entre vous qui voudraient en savoir plus le soin d’aller explorer le site de Christophe, tout en imaginant que vous êtes naturellement tous avec moi pour lui souhaiter d’aller au bout de son rêve.

Quant à nous Terrotistes, il nous reste à voir de près si on irait pas dans quelques temps essayer de lui piquer le record qu’il va sûrement nous établir, sacré nom d’un chien ! !  Tiens… comme par hasard,… moi aussi j’ai une moto française 175cc des années 50…

 

DERNIERE MINUTE

Ce matin, 2 juillet, dans ma messagerie, un mail de Christophe, très bref : « Elles sont parties » avec la photo ci-dessous de ses machines bien rangées au fond du container qui va les emporter vers Bonneville :

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Lucien Campet et ses motos de cross

Lucien Campet et ses motos de cross

Par Charles Camberoque

Toute reproduction des photos de ce blog est interdite sans l’accord de C Camberoque. 

Triste nouvelle

Lucien Campet vient de nous quitter aujourd’hui à l’âge de 77 ans.

Toutes mes condoléances à sa famille …

et à celle de la moto, dans laquelle Lucien était très admiré et apprécié.

Il était une fois, à Badens, dans l’Aude, un forgeron qui s’appelait Joseph et qui aimait les motos.

Il avait participé à l’extraordinaire aventure des courses de vitesse de Salvaza dans les années 30.

En ce temps là, Joseph était l’ami de Georges Soubie, le vainqueur en 500cc du dernier Grand Prix de Carcassonne 1935.

Soubie, originaire de l’Aude, avait ouvert un magasin de motos à Toulouse et il venait souvent voir son copain Joseph Campet et son jeune fils Lucien. Et le petit Lulu qui a grandi depuis, se souvient bien de ces années 50 et de l’impressionnant Georges Soubie qui arrivait sur une 1000 Vincent attelée à un side.

C’est dire que la passion pour la moto dans la famille Campet ne date pas d’hier ! Et on comprend ainsi que Joseph ait encouragé son fils Lucien en l’aidant à courir et à préparer voire, presque de construire ses premières moto de cross.

« En 500, il y avait déjà des motos presque prêtes, mais en 250 il n’y avait rien, il fallait se les bricoler. Et pour pouvoir courir en 500… il fallait s’aligner en 250 ! » se souvient Lucien Campet.

Départ Moto cross de Laure Minervois  Laure Minervois

Lucien se rappelle des nuits blanches passées avec son père. Ils avaient reçu les pièces de la Métisse en vrac et il fallait assembler la machine.

« On montait ce qu’il y avait de mieux et on se planquait pour bricoler tout ça dans ma chambre car on ne voulait pas que cela se sache »

Un beau jour où plutôt une nuit,  ils n’avaient pas dormi depuis le vendredi et à l’aube du dimanche, vers 5 heures du matin comme Lucien était épuisé il décidait d’aller se coucher.

« Mon père dit alors : Avant d’aller roupiller vient boire un café avec moi…

On l’a bu… et vers 8h du matin la moto était finie.

 A 8 heures et quart, on la faisait péter !…

…A 10 heures on était à St Tibery pour l’essayer».

stthibery.gif  Nissan  les Ensérunes

Les motos de Lucien Campet Coureur

A ses débuts Lucien chevauche 2 machines, des  500 BSA Gold Star DBD qu’il utilisera successivement dès 1959.

Puis une Métisse Matchles Rickman avec laquelle il connaîtra un terrible accident.

Lucien pilotera également une 250 Montessa pendant une saison avec laquelle il aime à dire qu’il y avait incompatibilité.

lauremontesa.gif En 1968: A Gauche en noir Joseph Campet, puis Lucien sur sa Montesa et à droite André Hébraud. Au centre en blanc le petit enfant est devenu l’actuel président de la Cave Coopérative de Laure.

Puis il passera chez la concurrence en choisissant une 360 Bultaco.

Gageons que l’ami Franck Lucas n’y était pas pour rien.

Ce qui n’empêchera pas Lucien à revenir l’année d’après en 500 sur une Rickman Victor Weslake.

 Lucien Campet moto-cross de Laure Minervois  Laure Minervois 1972

« J’ai finalement pris ma retraite sur une autre 360 Bultaco » dit Campet.

C’est celle, ci dessus, sur laquelle je l’ai photographié à Laure Minervois en 1972.

Enfin, maintenant comme retraité, il se pose un peu là ! Car à 67 ans Lulu continue de plus belle en restaurant les motos mythiques sur lesquelles il a couru.

TriBsa de Lucien Campet coureur de moto cross à la retraite     Lucien Campet moto-cross à la retraite

L’aspect économique

En regardant de vieilles photos, Lucien trouve un devis ou l’on peut lire ses calcul sur le prix de revient de sa Métisse de 1965 : Le prix des pièces les déplacement pour aller les chercher et le temps passé à la monter. L’aspect économique est rarement abordé lorsqu’on parle de nos dépenses pour assouvir notre passion. Et c’est très intéressant de voir ce que coûtait une moto de cross à l’époque.

devismetisse.gif 

Pour trouver les pièces il fallait aller à Toulouse et Perpignan les deux grandes villes les plus proches. Une douzaine de déplacements étaient indispensables puis, pour le montage et la préparation, 6 journées de travail à deux étaient nécessaires. Le prix des pièces comme le cadre où le moteur était de 300.000 francs de l’époque et par éléments. Au total le prix de revient de la Métisse était de 912.482 francs 1965.

Il est difficile de comparer et de convertir en euros car ce n’est pas aussi simple mais il faut savoir que dans les années 50 le smig n’existait pas et que des salaires d’ouvriers ou d’employé, tournaient autour de 25 000 francs mensuels.

Ce qui signifie que le montage de cette Métisse était un sacré investissement.

Un investissement qui pouvait être fructueux car les primes d’engagement plus celles d’arrivée et  celles des différents partenaires, les sponsors, pouvaient augmenter considérablement la somme et d’autant plus que le coureur faisait de bon classement dans les trois premiers.

Lucien Campet coureur de moto cross 

 Franck Lucas comme Lucien Campet me disaient qu’ils avaient la belle vie et qu’il gagnaient même de l’argent en courant en moto cross. Campet qui avait un garage d’auto me confirme qu’il lui arrivait d’encaisser plus en un week-end que pendant un mois de travail dans son garage.

Tu te rends compte me dit Lucien : « J’ai quitté le Moto-club de l’Aude, l’UMA, pour le Moto-club de Saint Thibéry car ce club me donnait une prime chaque année à la signature de ma licence, et une prime de 500 000 francs de l’époque ! »

Lucien Campet moto-cross à la retraite

Puis ses primes ont été quasiment supprimées dans les années 70. On trouvait plus facilement des motos de cross toutes prêtes à courir et il y avait dès lors pléthore de coureur amateurs, alors que jusque là ils n’étaient pas nombreux, parfois une douzaine à prendre les départs et assurer le spectacle. De ce fait les organisateurs n’avaient plus besoin d’être aussi généreux.

Lucien Campet et ses motos de cross dans Portraits affiche_20121-723x1024

 Le comité des fêtes et M.C.2.S,  organisent cette année 2012, le Challenge Lucien Campet à l’occasion du célèbre  Moto- cross de Sainte Suzanne en Ariège.

3 jours en Mai les 26, 27, 28, qui vont être mémorable. Rendez vous à Sainte Suzanne…

Et ne manquez pas une visite au site: http://www.wix.com/mc2s61/sainte-suzanne

Les motos de Lucien Campet « retraité » !

En arrivant à Badens ou je n’était pas venu depuis bien longtemps, je ne peux pas me tromper car devant la maison des Campet, je tombe en admiration devant la Rickman.

Lucien n’est pas loin !

Lucien Campet  coureur de moto-cross à la retraite

Le voilà ! et il me dit : « Ça fait 40 ans qu’on c’est pas vu. Je l’ai calculé ! »

Et oui, et c’est passé si vite depuis que je suis parti de l’Aude. Il aura fallu ce blog et que j’y raconte le Moto Cross de Laure Minervois de 1972 pour que Lucien me retrouve et que nous nous rencontrions aujourd’hui par le biais d’Internet. Quel plaisir !

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Dans son garage Lucien me montre sa dernière préparation, une Cheney Victor qu’il remonte amoureusement et avec une méticulosité et un sens du détail soigné qui témoigne du talent d’un vrai mécanicien comme lui.

Dans un carton : des bielles poids plume et des roulements légers comme l’air attendent de prendre leur place dans le moteur; poli et rutilant comme un bijoux. Les motos de Lucien sont belles et en plus, elles marchent comme des horloges atomiques, Elles pètent le feu de Dieu! Beau dehors mais aussi très fort dedans et très bien mis au point.

 La Cheney Victor de Lucien Campet

Amoureusement rangée dans son bureau Lucien me montre sa Triumph/BSA. Une machine superbe et qui est célèbre sur tous les terrains de Moto Cross à l’ancienne. On a pu la voir en photo dans plusieurs journaux et sur Internet. Mais c’est dans Moto Cross d’hier qu’il y a la plus belle image prise par Livio De Nadaï, ou l’on voit Lucien faire un grand saut sur sa splendide TRIBSA.

Moto Cross d'Hier    TriBsa de Lucien Campet coureur de moto cross à la retraite

Des motos vraiment magnifiques soignées comme des œuvres d’art et qui sont tellement belles que l’on comprend pourquoi le grand musée d’art New Yorkais, Le Guggenheim, a consacré à la motocyclette une grande exposition qui présentait les machines comme de véritables sculptures d’art contemporain.

Décidément, les motos de courses que se soit de cross où de vitesse : Y a que ça de vrai :Le minimum essentiel pour le maximum d’efficacité !

Lucien Campet  coureur de moto-cross à la retraite

Souvenirs d’une belle carrière de coureur

Lucien à commencé de courir à ses 16 ans en 1959. Très rapidement son nom commence à figurer sur les affiches. En petit, au début, comme pour cette course de Nissan les Ensérunes en 1960.

Moto cross à Nissan les Ensérunes octobre 1960

On est déjà au mois d’Octobre et c’est la fête au village de Nissan après les vendanges qui sont juste terminées. La course en National va voir s’affronter de sérieux clients comme Paul Godey, ex champion de France, Jean Cros le bien nommé qui est deuxième au Championnat de cette année 60. Il y a aussi Auguste Darrouy, et le truculent Pascual de Perpignan et Robert Aguirre qui a fini 23 courses 1er, en 1959 ! Il y avait également Charles Delmas carcassonnais, Champion de la ligue Languedoc Roussillon et qui nous a quitté l’année dernière.

 Lucien Campet  coureur de moto-cross

Lucien, lui aussi, sera 3 fois Champion de la ligue Languedoc Roussillon.

Il ne se souvient pas des dates exactes… mais se rappelle qu’en se temps là, il se disputait les places de premier avec Serge Bacou et  « c’était un coup moi, un coup lui, tout les deux sur Métisse. On se tapait la bourre et ça faisait le spectacle ! Puis Serge a été champion de France et pas moi… et il a fait la carrière qu’on connaît avec des Bultaco ! »

Lucien Campet  coureur de moto-cross Cette photo est particulièrement intéressante car à la réception d’un saut, avant que la roue arrière touche le sol, Lucien est déjà en train de rétrograder pour aborder la difficulté qui suivait.

En 1968 Campet termine le Championnat de France National à la 9ème place

tandis qu’il gagne la première place à Saint Thibéry, devant une grosse concurrence.

Mais peu de temps après, une vilaine et tragique chute lui fait décider d’abandonner les courses.

L’ ami Mickie vient de retrouver dans sa collection de Moto Revue un article,

dans le N° 1873 de 1968, ou notre revue préférée annonce avec photo à l’appui, le retour de Lulu!

Merci Mickie!

Moto revue n° 1873 : Le retour de Lucien Campet

Lucien Campet  coureur de moto-cross

  Laure Minervois 1972

Sa passion est trop forte et il revient en 1971 ou il terminera la saison Champion de Ligue Languedoc Roussillon.

Lucien Campet  coureur de moto-cross   Laure Minervois 1972
 

A cette date j’étais déjà photographe et j’ai pris les photos de Lucien au moto cross de Laure Minervois (voir la page: 1972 : Moto cross  à Laure Minervois ) . Je me souviens que je l’avais enfin rencontré alors que je suivais ses courses depuis les premières fois ou je suis allé sur les terrains de Belvèze et Montréal accompagné par mon père et mon grand père alors que j’avais une douzaine d’année.

Et nous sommes toujours là avec cette passion intacte en 2010, 40 ans après, réunis dans l’atelier de Lucien à nous souvenir avec bonheur de tout ce temps passé. Mais sans trop de nostalgie, car il y a encore plein de choses excitantes à faire : Lucien veut tracer un terrain de moto-cross dans une vieille vigne qui ne produit plus beaucoup.

Et moi de voir ces motos me donne envie d’une Bultaco Pur sang… à presque 60 ans il serait encore temps que je me mette au moto-cross, non?… pour essayer de suivre Lulu!

Souhaitons nous que la course soit encore longue et la piste interminable…

 

 

La moto au Maroc: c’est Melhaoui !

 

La moto au Maroc: c’est Melhaoui !

Par Charles Camberoque

Photographies © Collection Kouider Melhaoui DR

Dés  les années 60 et pendant plusieurs décennies : Au Maroc !

La Moto ?

Mais… c’est Melhaoui !!!

C’est vous dire…

Motos  Melhaoui Casablanca

Haj Mohamed Melhaoui devant son magasin de Casa avec trois de ses pilotes dont Kouider son fils, au milieu.

 

Mohamed Melhaoui concessionnaire Honda et Yamaha

A Casablanca, la famille Melhaoui et leur concession Honda /Yamaha … était tellement connue, sur le Boulevard de la Liberté, que cette artère commerçante n’était plus nommé par son vrai nom, mais tout simplement : Chez Melhaoui ! 

Et même par extension tous les habitants de Casa préféraient appeler l’ensemble de ce quartier de cette façon. Ce qui n’était pas évident pour ceux qui ne connaissaient que le nom officiel.

haj mohamed melhaoui

Haj Mohamed Melhaoui

Actuellement il est question que le nom de Haj Mohamed Melhaoui soit officiellement donné à cet axe important car, en plus d’un amoureux de la moto, d’un pilote, d’un sportif, d’un industriel et le plus gros négociant en motos, karting, bicyclettes triporteurs et tricycles du Royaume : Mohamed Melhaoui, fut aussi une forte personnalité du Monde Marocain, un bienfaiteur et également un très grand résistant.

 Motos  Melhaoui Casablanca Remise de prix et coupes dans le magasin qui s’étalait sur 1500 metres carrés et sur deux niveaux. Au plafond sont accrochés des tricycles,histoire de familiariser le plus tôt possible les petits enfants avec 2/3 roues.

L’histoire de Haj Mohamed Melhaoui est l’épopée d’un homme débordant d’énergie qui malheureusement c’est aujourd’hui éteint dans sa Grande Mosquée qu’il avait construite à Oujda sa ville natale.

Disparu après plus de 90 ans d’activités autour des sports mécaniques, il a été le premier président de la Fédération Royale Marocaine de Motocyclette. Puis, Président de la Fédération Automobile et des Clubs Moto de Casablanca. Il s’est dépensé sans conter pour la promotion de la moto par le biais de l’organisation de courses, après avoir été lui-même un coureur de Rallyes, sur une 500 Norton qui lui avait laissé une jambe raide après un grave accident de course.

 Motos  Melhaoui Casablanca

Importateur de motos et cycles depuis 1935 jusqu’à 1999, il vendait des Kreideler des Ducati, des des Zundapp des Bultaco des Derbi d’abord à Oujda puis à Casablanca où il installe une usine de montage de Flandria toute importée de Belgique.

Puis se seront les Honda et Yamaha  sans oublier les Husqvarna.

Motos  Melhaoui Casablanca 

 De 1961 et jusqu’à 1967, Mohamed Melhaoui, en plus de son activité d’importateur, s’était lancé dans l’organisation de Grand Prix de vitesse.

Des pilotes venaient d’Algérie et de l’Europe entière.  On peut noter entre autres les noms des français : Hordelalay, les frères Maingret, Bourgeois, Appieto tous sur des Ducati, Bultaco, Aermacchi, Norton, Kreideler, Mondial, Derbi, Montessa, Morini, Zundapp.

Christian Heckmann courait en 500, il nous envoie cette photo, ci dessous, ou on peut le voir la veille d’une course à Casa en 1968, à gauche de la photo, assis sur sa moto, celle qui n’a pas encore de N°.

Mohamed Melhaoui est au centre en chemise blanche, comme à son habitude.

Les pilotes de gauche à droite sont : André-Luc  Appieto, Christian Heckmann, Moser, Moulé Ali  et René Guili.

magasin Melhaoui à Casablanca au Maroc

Les premières Honda et de rares Kawa apparaissent. De nombreux pilotes Algériens viennent déjà avec des Yamaha.

français au Grand Prix de Casablanca Maroc 1968

Les pilotes Français, premiers arrivés pour le GP de Casa de 1968, devant la boutique Melahoui.

Plusieurs grands champions internationaux venaient et ont laissé un grand souvenir, comme Jarno Saarinen, Pasolini, et même Mike Hailwood qui aura été présent en 1967 pour le plus grand bonheur d’un des fils Melhaoui : Abdelkader qui ainsi attrapera le virus de la moto.

Kouider Melhaoui pilote Marocain

Kouider Melhaoui à 10 ans, sur une  Puch (1961)

Son père, bien entendu, l’aidera alors à courir autant en vitesse qu’en moto-cross ou il excellera indifféremment dans l’une et l’autre catégorie.

Kouider Melhaoui pilote  Marocain de moto de vitesse

Les débuts en course de Kouider Melhaoui, encore bien petit! Il franchit la ligne d’arrivée devant son père qui l’encourage, à droite de la photo. 

Abdelkader Melaoui qu’on appelle Kouider, ou encore Kiki tout simplement, un diminutif affectueux, se rappelle cette période : « inoubliable ou les courses prenaient de plus en plus d’ampleur. Les plateaux et les engagés affluaient, les tribunes étaient pleines à craquer ; les courses défilaient à Marrakech, Agadir, El Jadida, Kénitra, Casa, Rabat, Meknès, Oujda, Nador… nos pilotes, Danowsky, Lopez, Felices et moi même, étions invités à Jérez en Espagne et à Blida en Algérie… » 

Kouider Melhaoui pilote Marocain   Kouider Melhaoui pilote Marocain

Kouider  Melhaoui, après une victoire en moto-cross dans les années 70 et de nos jours, de passage à Montpellier.

Kouider nostalgique se souvient et ajoute : «  l’huile qui brûle, le bruit des motos, l’odeur de la graisse tout cela j’y ai grandi dedans. Je distribuais même des prospectus de moto. J’ai donc reçu tout ça à un age très, très tendre… »

La moto au Maroc: c’est Melhaoui ! dans Portraits le-circuit-oublie-carcasson

souscription dans Portraits

Kouider Melhaoui pilote de vitesse

Kouider Melhaoui pilote Marocain   Kouider Melhaoui pilote  Marocain de moto de vitesse

Kouider sur le circuit urbain de la Corniche à Casablanca. 

Kouider se montre rapidement doué en vitesse sur un 50 cc Zundapp avec lequel  il va courir pour la première fois, le 16 avril 1968 à Marrakech. Il va surprendre tous les autres coureurs chevronnés en faisant 14 tours en tête pour casser dans le dernier tour devant son père qui l’attendait fièrement, puis dépité avec le drapeau à damier en main !

La première coupe de Kouider sera celle du pilote le plus malchanceux dont il parle encore avec humour et un grand amusement.

Kouider Melhaoui pilote Marocain  Kouider Melhaoui pilote Marocain

Kouider va échanger rapidement le Zundapp pour un rapide Kreideler équipé d’un kit d’usine.

Kouider Melhaoui pilote Marocain

Melhaoui finira tout de même sa première saison de course à la place de 4 ème au Championnat du Maroc 1968 !

Les compétitions en 50 cc, appelées courses de cyclos, étaient très populaires et organisées à toutes sortes d’occasions et de fêtes. Assurément elles devaient promouvoir ce type de transport moderne jeune et pas trop onéreux.

Kouider Melhaoui pilote Marocain    Kouider Melhaoui pilote Marocain

« Kreideler: La marque des jeunes qui ne trahit pas son pilote »nous dit la réclame des annés 70.

Tandis que Kouider reçoit une coupe des mains de son Père

Deuxième en 1969 pour sa seconde année de compétitions, Kouider Melhaoui sera sacré Champion de vitesse 50cc du Maroc, pour les années 1970, 1971,1972, devenant une Star de la moto Marocaine car il menait en même temps une carrière tout aussi victorieuse en moto-cross.

 Kouider Melhaoui pilote Marocain  Kouider Melhaoui pilote Marocain

De 1969 à 1973 Kouider va courir en vitesse et en moto-cross en même temps, mais également en voiture, en formule IV.

Il va gagner en courses 178 coupes. Assurément, un grand champion !

Kouider Melhaoui pilote Marocain

Au départ de la course des 50 cc du IV ème Grand Prix du Circuit de la Corniche à Casablanc, Kouider porte le N° 7.

Kouider Melhaoui pilote Marocain

Kouider Melhaoui participera à plusieurs reprises à des courses internationales en Espagne.

Il se souvient  précisément qu’à Jerez il retrouvait toujours en 50 cc l’immense  Champion du Monde : Angel Nieto qui, bien entendu, était un pilote d’usine, alors chez Derbi.

Angel Nieto et Kouider Melhaoui pilote Marocain

Angel Nieto au premier plan et Kouider en second ligne juste derrière la Debi et avec la moto n°4

 En 1971, Kouider fera plusieurs tours devant Nieto, pour se faire doubler par Angel qui finira par le passer, « comme un avion »! Puis  Melhaoui se maintiendra derrière les trois machines d’usine jusqu’à ce qu’il casse hélas sa boîte à vitesse, en fin de course.

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Magnifique photo de l’attente sur la ligne de départ.

On est bien à Jerez en 1971, car sur les poteaux en arrière plan on peut voir les pubs avec la silhouette à la guitare et au chapeau andalous du Tio Pépé, emblème du vin de Jérez. 

Au premier plan, Angel Nieto très populaire sur son Derbi d’usine salue la foule. Tous les regards admiratifs vont vers lui.

Kouider Melhaoui prêt au départ, se tient sur la deuxième ligne avec la moto n°20.

Voilà une image merveilleuse qui doit remuer de bien grands souvenirs pour Kouider et je suis tout admiratif pour sa magnifique carrière de coureur qui a piloté luttant contre les plus prestigieux et plus grands pilotes du siècle dernier.

Kouider Melhaoui pilote de moto-cross

Il y avait au Maroc dans ces années 60, deux courses de vitesses par mois et autant de courses de moto-cross, ce qui a poussé notre ami Kouider débordant d’enthousiasme et de passion pour les deux roues, à se mettre également au tout terrain.

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Une des première course de Kouider, en Algérie en petite cylindrée sur un 50 Atala.

 Kouider Melhaoui pilote Marocain    Kouider Melhaoui pilote moto-cross Marocain

En 1971, course à Bouskoura, 3 manches 3 victoires pour Kouider ! Et  personne n’a oublié l’auberge chez Gigi de Bouskoura !

Puis toujours gagnant, au lac de Sidi Bougharaba, face des pilotes Américains.

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Rapidement Kouider adopte en 1973 et avec succès une Bultaco en 250.

Sur la photo ci dessus on le voit franchir la ligne d’arrivée, les suspensions tassées après un grand saut.

Kouider Melhaoui pilote Marocain

Toujours à la recherche de bécane performante Kouider se met à courir sur une Husqvarna. Et pour une efficacité optimale il ira même chercher un moteur à l’usine, en Suède.

Kouider Melhaoui pilote moto-cross Marocain 

Au Cross de l’Indépendance sur la Husky dans les carrières  des Zénatas

Kouider Melhaoui pilote moto-cross Marocain 

Et ce ne devait pas être facile tout de même, pour un pilote plus taillé pour les 50 centimètres-cubes que pour le moto-cross ! Surtout, face à ces géants, colosses  Américains de la base militaire de Kénitra, super équipés, et qui se faisaient apporter leurs motos des Etats-Unis par les avions de l’armée US.

 Kouider Melhaoui pilote moto-cross Marocain        Kouider Melhaoui pilote moto-cross Marocain

Podium en vainqueur pour Kouider… face à un colosse impressionnant !

Kouider Melhaoui pilote moto-cross Marocain 

 Kouider Melhaoui en démonstration sur un parking de Casablanca pour effectuer le « saut de la mort ».

Toute une époque et une atmosphère est résumée dans cette photo.

En France c’était le temps de Jean Sunny, des Simca Versailles et de ses dérapages et acrobaties dans ces voitures dont ma génération se souvient encore.

Kouider Melhaoui pilote moto-cross Marocain

Kouider Melhaoui pilote automobile

Tandis que Mohamed Melhaoui, le Papa, construisait une petite voiture populaire au Maroc, « la Mini Melhaoui », dont tout les Marocains ont gardé le souvenir…

… Kouider, le fils, pilotait en course une machine de formule IV, une Tecno Ducati 250.

Il connaîtra avec cette machine de belles joies et des victoires à son volant toujours sur des circuits urbains dans plusieurs villes Marocaines. Et il faut croire que cette formule alors populaire devait offrir aux pilotes d’intéressantes sensations en courses.

 Kouider Melhaoui pilote Marocain de Formule IV Kouider Melhaoui pilote Marocain de Formule IV

Kouider Melhaoui pilote Marocain de Formule IV  Kouider Melhaoui pilote Marocain de Formule IV

Kouider Melhaoui pilote Marocain de Formule IV   Kouider Melhaoui pilote Marocain de Formule IV

Toujours sur des circuits urbains ou les moteurs de petites cylindrée et les engins maniables tout à fait adaptés aux tourniquets, permettaient de belles courses et de jolies victoires appréciées par un public curieux et nombreux.

Dans les années 70 Kouider terminera sa carrière de pilote moto et auto en participant aux célèbres Raids Orion, mais ses genoux le font bien souffrir suite à toutes ses chutes et aventures sur les circuits de vitesse et moto-cross du Maroc.

 Au total Kouider Melhaoui aura été 8 fois Champion du Maroc de Vitesse, d’abord en moto 50 centimètres cubes,

puis 3 fois Champion du Maroc dans les trois catégories en Moto-Cross : 50cc, 125cc, 250cc.

La presse Marocaine l’appelait fort justement : L’As des deux roue

La jeunne génération des Melhaoui est en marche

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Mehdi le fils de Kouider et ses sœurs sur leurs premières motos des Ital-Jets et des 80cc Piwi Yamaha.

Depuis ils sont passes au quad et Mehdi s’est essayé à l’Enduro.

L’entreprise du Grand Père a fermé car les machines japonaises sont devenues très sophistiquées et beaucoup plus coûteuses que dans les années 70. Mal adaptées au marché Marocain, elles se vendaient mal et ont atteint des prix trop élevés pour une économie difficile, au Maroc… comme partout.

Les productions Chinoises finissent par les remplacer mais comme le dit Kouider , c’est pas pareil !

Les fabriques européennes se sont fait concurrencer par les Japonais et maintenant, en Afrique les Japonais se font damer le pion par les Chinois.

C’est la vie…


Mehdi Melhaoui plasticien

Mehdi, le petit fils de Mohamed, est devenu un jeune artiste plasticien.

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Il pratique la sculpture et réalise des photographies avec autant de talent et d’énergie que son père et son grand père en ont eu pour les sports mécaniques.

Dans ses sculptures on retrouve un univers ou la mécanique est présente, des coques et navires de métal, des machineries maritimes, la mer, des bateaux échoués et en lévitation dans des déserts imaginaires… poésie des formes, pureté des lignes…

Mais je me suis laissé dire qu’il a en projet un nouveau volume d’acier et de métal qui serait directement en hommage à la motocyclette.

Nous l’attendrons impatiemment…

sculpture de mehdi Melhaoui

Mehdi Melhaoui a gagné avec une de ses photographies le prix du concours organisé par la grande revue européenne: Géo Magasine.

Et récemment un grand Musée lui a commandé la sculpture que vous pouvez voir sur la photo ci dessous, c’est dire son talent !

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C’est comme cela que j’ai connu Mehdi à Montpellier.

Puis il m’a présenté à son père Kouider et tous deux m’ont raconté l’histoire de leur famille de motards. Et je suis fier de les avoir rencontré et d’avoir connu un pilote qui a un si beau palmarès et qui s’est aligné dans des courses contre le mythique Angel Nieto…

… un vrai plaisir pour moi de témoigner de cette véritable et importante tranche de vie de la moto au Maroc…

J’ignorais qu’il y avait une aussi importante activité motocycliste dans les pays du Magreb dans ces années là et je me demande pourquoi la presse moto qui relate tantôt les exploits des pilotes Européens en Afrique, ne nous parle quasiment jamais de la  pratique de la moto de ce côté là de la Méditerranée, des courses et des pilotes locaux qui sont  pourtant nos voisins d’en face !

                                                                       

                                                                                      A bientôt pour d’autres histoires motocyclistes…

Pour un complément d’informations sur la Moto au Maroc après guerre, Daniel Dupont, sur son site magnifique « Histoire de la moto » présente la « Moto au Maroc, années 50  » .

Louis Granon y présente sa collection des très belles photos de cette époque et y raconte la carrière de son père  Paul Granon, dans le milieu du sport moto à Casablanca dans les années 1945/1950.

Paul Granon a été pilote, puis à la suite d’un grave accident de moto, mécano et enfin Trésorier Général du Moto-Club-Marocain pendant plusieurs années, jusqu’à son décès en 1959.

Ne manquez pas une visite à :

 http://www.moto-histo.com/frames.htm

Un autre lecteur, Christian Topenot, nous  envoie une copie d’un extrait de presse de l’époque.

Christian nous dit : » Je viens de retrouver un article de journal de casa : sur le moto-cross en 71″

Merci Christian !

casablanca-presse-

Sunday Ride Classic  Circuit Paul Ricard

Une belle journée cévenole

Par Jean-Paul AUGE

En lisant le titre, vous imaginez déjà l’auteur de ces lignes chevauchant gaillardement sa Terrot et parcourant à un train d’enfer les petites routes cévenoles rendues célèbres par les rallyes automobiles, ainsi qu’on l’évoquait dans un précédent article. Vous auriez pu avoir raison, sauf que ni la Ténor de Charles, ni ma Rallye ne sont encore prêtes à rouler, et que ni lui ni moi ne pousserions la passion jusqu’à faire des infidélités à nos chères pétoires en allant en emprunter une à un copain terrotiste compatissant…

En fait, il s’agit de tout autre chose. Par un certain concours de circonstance, Charles et moi avons eu l’occasion de rencontrer un de ceux dont nous suivions les exploits quand nous étions adolescents, à savoir Eric « Pépé » Offenstadt, désormais retraité et installé à Sète, non loin de son ex-mécano, « Gari » Carrera. Quelques assiettes d’huîtres de Bouzigues et bouteilles de Picpoul de Pinet plus tard, les contacts sont devenus plus réguliers, à tel point qu’il y a quelques jours, Pépé m’a proposé de l’accompagner rendre visite à Alain Michel dans son antre cevenol.

Je vois d’ici les yeux en point d’interrogation des plus jeunes lecteurs : Alain ? Eric ? c’est qui ceux-là?

Alain Michel et Eric Offenstadt

Bras dessus, bras dessous,…   une complicité de longue date réunit les deux compères.

On vous l’a dit, Eric était déjà une star du guidon en 1970 alors que nous êtions encore ados. Alain l’est devenu au cours de 15 saisons de GP side-car, conclues sur un tire de champion du monde en 1990. Comme ce serait fastidieux d’écrire ici ce qui existe en bien mieux ailleurs, je vous renvoie donc au site désormais incontournable de l’ami Francis Boutet, bike70.com, et plus précisément aux pages suivantes de la rubrique au titre ô combien explicite « Pilotes de légende » : http://www.bike70.com/Offenstadt.html et http://www.bike70.com/AlainMichel.html .

Alain Michel Champion du Monde side-car 1990

Outre que ça vous occupera un bon moment, vous verrez que ces gens-là ont un passé « chargé » comme beaucoup aimeraient en avoir un.

Alain Michel Champion du Monde side-car 1990

Et si on prévoit depuis quelques temps de vous parler un peu de la vie sétoise de Pépé (où il croise aussi l’ami Mickie de temps à autre, au comptoir de l’Entonnoir…, tandis que Gari aide Jean-Louis à fignoler le remontage du moteur de sa TZ, le monde est petit…), les circonstances font que c’est Alain qui lui vole un peu la vedette aujourd’hui.

Si vous avez lu les pages de « bike70 », vous savez donc qu’Alain vit en Ardèche. L’endroit est charmant, quoiqu’un peu isolé et pas évident à trouver (mais un bon GPS vous y aidera). Et Alain y a donc installé son petit atelier dans lequel il peaufine et bichonne sa 450Honda Rickman avec laquelle il participe aux courses d’anciennes.

Alain Michel et Eric Offenstadt

Au fond de la pièce, le cuir d’Alain, et au mur, son diplôme de champion du monde

Outre la qualité des finitions, Alain fait preuve de goût et de beaucoup d’ingéniosité pour tous les petits détails qui font le charme et l’intérêt de sa machine.

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Remarquez la finesse des pièces assurant la fixation du moteur dans le cadre, et la netteté d’ensemble du montage.

Le moteur rentre tout juste dans le cadre et Alain explique que sa mise en place suppose une certaine habileté manoeuvrière

Mais il continue aussi à travailler et son matériel comporte notamment un banc de puissance hyper-moderne pour la mise au point des moteurs les plus sophistiqués. Pour les détails, voyez son propre site :  http://www.injection-moto.com/. Pépé était vivement intéressé à voir la maestria avec laquelle Alain manie son superbe outil de travail.

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Le banc proprement dit est dans la pièce voisine, derrière la vitre, pour s’isoler du bruit et autres nuisances.

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Quant à cette machine, vous l’avez déjà vue dans ce blog, à l’occasion de la fameuse « Côte de Veaux ». C’est celle de Jean-Luc Borgetto (merci à lui pour ces deux photos) qui a fait lui aussi le « pèlerinage cévenol » en septemblre dernier pour venir faire régler sa JLSP503 (voir la petite vidéo sur http://www.injection-moto.com/temoignages.html ).

D’ailleurs Jean-Luc avait déjà croisé Alain et Pépé aux dernières Coupes Moto-Légende. Quand on vous dit que le monde est petit…

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Peut-être l’une de nos Terrot montera-t-elle un jour sur cette machine infernale pour voir ce que donne une mécanique de plus de 50 ans d’âge…

Dernier détail, et non des moindres, Alain et son épouse nous ont fait bénéficier du privilège de leur hospitalité, pour un repas aux saveurs régionales, au cours duquel ont résonné les échos de plus de 20 ans de GP moto et pas loin d’un demi-siècle de passion commune.

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Merci à la femme d’Alain, absente de la photo et pour cause, c’est elle qui a bien voulu appuyer sur le déclencheur

Vraiment une belle journée…

Prochainement sur ce blog un grand article sur la Moto au Maroc dans les années 1960/1970

Josette et Gérard Alvaro

Rencontre avec Josette et Gérard Alvaro

Toute reproduction des photos de ce blog est interdite sans l’accord de C Camberoque.

Dans le département de l’Aude vivent  Josette et Gérard Alvaro, un couple de grands passionnés de moto.

Des roule toujours mais aussi des organisateurs infatigables…et qui sont entrain de préparer la bourse de Bram 2010…

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Si la réputation de Gérard associée à la silhouette de ses célèbres moustaches, a déjà fait le tour de France, il ne faut pas oublier la discrète efficacité de Josette qui, elle aussi, est très présente sur tous les coups y compris dans le side de leur splendide Indian Power Plus de 1916. 

On se souvient du bon café réparateur que Josette offrait aux motocyclistes après une matinée de pluies sur les routes du dernier tour du Languedoc-Roussillon.

Mais avant tout, il ne faut pas oublier qu’elle travaille à toute l’organisation des activités des 5A, des journées de balade, à la bourse en passant par l’organisation du Tour du Languedoc Roussillon et de beaucoup d’autre activités de la section moto du club de l’Aude. Tout cela avec Gérard et bien d’autres membres du fameux club, dont elle est une des chevilles ouvrières depuis de nombreuses années.

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En ce moment Josette et son équipe peaufinent l’organisation de la bourse de Bram, à côté de Carcassonne dans l’Aude et qui aura lieu les 23 et 24 Janvier prochains… qu’on se le dise…

On se souvient que l’année dernière, une terrible tempête avait perturbé cette bourse qui malgré tout c’était déroulée presque normalement le dimanche alors que la circulation avait été interdite par la Préfecture, le samedi, à cause des intempéries.

Voir en Janvier 2009, la page : 

Dans l’Aude: La bourse de Bram


Pour 2010, le grand chef Big Moustache à commandé le beau temps !

bourse de bram 2010

En attendant ces deux journées, toujours riches en rencontres et trouvailles, j’ai visité Gérard Alvaro chez lui dans son bel atelier.

l'atelier de Gérard Alvaro

J’aime retrouver les collectionneurs dans leur antre. On y trouve toujours une atmosphère particulière à chacun d’eux. Quel bonheur d’y flâner en reniflant l’odeur des vieilles huiles mélangée à l’essence et aux senteurs du cuir des  selles refaites à neuf. Et puis, pour un photographe comme moi, la lumière est toujours belle et les machines bien mises en valeur dans leur nouveau garage.

Gérard Alvaro    Gérard Alvaro

Gérard Alvaro me montre un article du N°585 de La Vie de la Moto, où  Bernard Soler Thèbes raconte sa riche carrière de sportif. Car Alvaro  avant de s’intéresser aux machines anciennes a connu une grande carrière de coureur de moto-cross. C’était dans les années 50/60. Et je vous recommande la lecture de cet article illustré de belles photos de cette période de gloire pour Gérard et pour les courses de moto-cross qui connaissaient alors une grande popularité en Languedoc.

Gérard Alvaro    Gérard Alvaro

Du moto-cross, Gérard est passé aux machines anciennes et il ne se contente pas de les restaurer et de les collectionner mais il les fait aussi rouler, comme sur la photo précédente prise pendant le dernier tour du Languedoc Roussillon.

Voir en Mai 2009 la page du 3eme Tour du Languedoc-Rousillon :

3° TOUR DU LANGUEDOC – ROUSSILLON

Avec mon vieil ami Jeannot Lapasset nous nous sommes extasiés devant la restauration de la 250 Monet Goyon  rouge qui va être splendide.

250 Monet Goyon

Elle était équipée d’un moteur deux temps et j’aime à penser qu’elle a peut-être bien participé aux Grand Prix de Carcassonne…

Harley

Les motos de Gérard sont toutes restaurées avec soin, un grand talent et une justesse remarquable qui les amène dans un état impeccable sans donner l’impression d’une remise à neuf qui est parfois trop visible dans certaines « re-fabrications ».

atelier de Gérard Alvaro

L’Indian Power Plus de 1916, avec son side-car est tout aussi rutilante qu’impressionnante. 

Indian Power Plus 1916

 

250 Monet Goyon

Gérard Alvaro veut nous faire croire que cette  250 Monet Goyon sera la dernière moto qu’il restaurera !!!

Nous n’en croyons rien et il nous fait bien rire, car malgré ses 76 ans sa passion est intacte et pas une de ses moto n’a le temps de prendre de la poussière, tellement qu’il les fait rouler !

Alors pourquoi  ne pas en restaurer beaucoup d’autres en attendant les beaux jours pour se balader ?

 

A bientôt, Gérard…  à la bourse de Bram, le 23 et le 24 Janvier, bien entendu !

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Des nouvelles de Jean-Louis.

Des nouvelles de Jean-Louis.

Photos de Charles Camberoque. Reproduction interdite

 

C’est mercredi, jour de Jean-Louis!

Ce matin, je suis donc allé faire une petite visite à mon voisin et ami Jean-Louis…

grand collectionneur devant l’éternel…

(voir la page mise en ligne en MAI 2008: Rencontres sur le web et dans le village planétaire d’à côté…)

… Je l’ai trouvé à l’atelier dans son habit de lumière comme il dit, c’est-à-dire habillé pour  passer sa journée à mécaniquer en se vautrant délicieusement dans graisse et cambouis entre ses motos et la magnifique Jaguar. Une de ses dernières acquisitions.

Jean Louis Photo ©c camberoque                  leuvmaart10aff.gif

En fait, quand je suis arrivé, il balayait son garage musée pour me sortir la Super Ténor de sous son linceul de fantôme.

Jean Louis Photo ©c camberoque

Mais, au passage, j’étais attiré par cette moto jaune et fraîchement repeinte à la silhouette si caractéristique.

Yamaha TZ de Jean Louis ©c Camberoque

C’est la 250 TZ ! Et je ne pouvais pas résister à m’extasier devant elle qui est de plus en plus belle. Elle sera bientôt décorée aux couleurs des machines de Kenny Roberts (le père bien entendu) et Jean Louis espère qu’Eric Offenstadt viendra l’essayer avec l’ami Gary …  Bon, nous en reparlerons plus tard…

Jean Louis Photo ©c camberoque     Jean Louis Photo ©c camberoque

jaguar de jean louis ©c camberoque

Au fond du garage, la Jaguar me fait de l’oeil. Elle est aussi une autre histoire qui méritera de plus grands développements, mais en attendant il y a du travail pour Jean-Louis…

Jean Louis Photo ©c camberoque

Mais que c’est beau une Super Ténor !

Le moteur de 175, qui est un peu maigrichon sur la 125 Ténor, remplit pleinement le cadre jusqu’à ras du réservoir.

La roue avant, qui a l’air un peu petite lorsque la moto repose sur sa béquille est finalement bien proportionnée lorsqu’elle est en appuis au sol.

L’équilibre des formes est parfait.

Jean Louis Photo ©c camberoque

Et lorsque Jean-Louis se penche pour déplacer la bécane, on imagine presque un coureur sur la ligne de départ. Rarement une ligne de moto populaire a été aussi réussie.

Une vraie gueule de sportive.

Jean Louis Photo ©c camberoque

Comme me l’écrivait Thierry Philippon  récemment :

« Vive Terrot et surtout un très grand hommage à ceux qui les ont conçues, fabriquées et entretenues. »

Ainsi, que ce vibrant hommage, soit un peu rendu par ce blog…

pado.gif Merci Monsieur Edmond Padovani.

Jean Louis Photo ©c camberoque    Jean Louis sur la Yamaha V Max  Photo ©c camberoque

Laissons l’ami Jean-Louis, homme de l’Horthus partir sur sa V Max à la poursuite d’autre aventures…

bmwwieze10.gif

Bon ! Je vous laisse, j’ai  ma Ténor à mécaniquer…

Si j’y arrive pas…

la prochaine fois,

je vous donnerai probablement…

la recette du Cassoulet.

AIDEZ L’AMI JEANNOT !

Aidez l’ami Jeannot !

 

Aujourd’hui 5 Juin 2017 est un jour de tristesse car Jean Lapasset nous a quitté.

Salut ami Jeannot, adieu grand frère. Tu vas drôlement nous manquer…

 

Article écrit le 20 Avril 2009. 

Cette semaine, j’ai rencontré mon vieil ami Jean Lapasset. Nous avons évoqués quelques souvenirs et réalisés que nous nous connaissions depuis plus de quarante ans !

Collectionneur de moto et de voitures anciennes, Jeannot était plus que perplexe devant une de ses trouvailles sur laquelle il n’arrive pas du tout à trouver des renseignements.

J’ai pensé que les lecteurs de ce blog pourraient peut-être nous communiquer quelques informations sur cette machine que voilà :

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Les seules indications dont dispose Jean sont sur la plaque de cette machine :

Stellia Levallois    Stellia Levallois

C’est une BMA, bicyclette a moteur auxiliaire, de marque Stellia, fabriquée à Levallois.
Et c’est tout ! Quel était ce fabricant, qu’a t’il produit d’autre ? Mystère !


Qui peut apporter quelques informations ?


Merci de nous communiquer tout renseignement par l’intermédiaire du courrier de ce blog.

Stellia Levallois

La machine est d’autant plus sympathique que  presque complète. Le cadre est noir avec un filet doré du plus bel effet.

Stellia Levallois

Le moteur n’est pas bloqué, il manque seulement une pédale.

 spider NSU a moteur rotatif produite a 2500 ex entre 65 et 68 il doit y en avoir une quinzaine en france

Et quant à la voiture rouge qu’on voit derrière Jean sur la première photo, en haut de cette page. Jean nous dit que c’est un spider NSU à moteur rotatif produite à 2500 ex entre 65 et 68. Et qu’il doit y en avoir une quinzaine en France. La  photo ci dessus a été prise par Jean le jour ou il a sorti cette voiture de sa « grange »

jean lapasset

Comme vous pouvez le constater, Jean a du pain sur la planche ! Car entre ses voitures et ses motos notre jeune retraité ne manque pas de travail. En plus il est le président de l’Association Audoise des Amateurs d’Automobiles Anciennes, le club des 5 A, qui comporte une section moto animée également entre beaucoup d’autres par le célébrissime Gérard Alvaro.

Je tiens à vous annoncer qu’ils organisent prochainement le troisième tour du Languedoc-Roussillon qui a déjà connu un beau succès les années précédentes et que j’irai photographier pour le présenter en Juin sur ce blog. Deux journées mémorables en perspective… qu’on se le dise…

 

 

tour du Languedoc-Roussillon

 

3° TOUR   DU   LANGUEDOC-ROUSSILLON

ETAPE AUDOISE

Samedi 30 et Dimanche 31 MAI 2009
Réservé uniquement aux motos d’avant 1960

 Chers Amis Motards

La Section Motos du Club 5.A
en collaboration avec les Motos Anciennes en Roussillon
organise une ballade de 2 jours en terre Audoise.

Départ 30 mai à 8H00 de CARCASSONNE
Maison des Associations, 1 Avenue des Berges de l’Aude

Cette balade vous conduira dans la Montagne Noire, petit déjeuner à SAISSAC,  repas de midi à Mazères au cœur de la Piège après la traversée du Lauragais puis ce sera le Razès et le Limouxin.
Le soir nous serons reçus à Arques au Village Relais Soleil. (Etape du 30 mai = 200 km env.)
Le lendemain, après l’Alaric, la plaine Carcassonnaise et le Minervois, notre expédition nous
amènera au Gouffre de Cabrespine (visite) et enfin retour à Carcassonne pour le repas de clôture à la Résidence Hôtelière « Les Oliviers ». (Etape du 31 mai = 100 km env.)

Engagement à retourner avant le 17 Mai 2009
Accompagné de votre règlement à l’ordre du « Club 5A » à l’adresse suivante
Mme ALVARO Josette – Rue Montgolfier – Z I l’Estagnol – 11000 CARCASSONNE
Pour plus de renseignements téléphoner à Mme ALVARO au 04.68.25.23.70 gjalvaro@orange.fr

ATTENTION : le nombre de places est limité.
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BULLETIN D’INSCRIPTION – 3° Tour du Languedoc Roussillon

Nom :_ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _         Prénom : _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
Adresse : _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
Code postal : _ _ _ _ _ _ _ _ _    Ville : _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _
Tél : _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ N° de permis de conduire : _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Moto
Marque : _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _  Année :  _ _ _ _ _ _ _ _ _
Type : _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ Cylindrée :  _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Club d’appartenance : _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _

Ci-joint mon règlement pour : _ _ _ _ pers. x 100 € = _ _ _ _ _ _ _ _€
( L’engagement comprend : l’hébergement en chambre double ou triple, tous les repas, les apéritifs, les pauses café, rafraîchissements,
plaques, cadeaux, etc. )

L’association décline toute responsabilité en cas de non respect de la législation routière (port du casque, permis, assurance, code de la route)
N’oubliez pas de vous munir de vos papiers et de faire le plein avant les balades.

SIGNATURE :

Très triste histoire d’un motard compagnon de route.

Pour lire les premières pages de ce blog vous pouvez aller cliquer dans le calendrier en bas à droite de l’écran.

Vous pouvez aussi cliquer sur les titres, dans le sommaire qui suit :
Sommaire des précédents articles:

13 mars 2008: Ma Ténor retrouvé 15 mars 2008 : Le Terrotiste motomaticien mathécycliste
2 avril 2008 :
GP des boulevards 3 avril 2008 : 1968, Terrotistes dans l’Aude
7 avril 2008 : Puchistes et Terrotistes 10 avril 2008 : La modernité des dernières Terrot,
14 avril 2008 : 30 ans plus tard : Ma Ténor. 26 avril 2008 : La Vie de La Moto
28 avril 2008 : L’achat de la Tenace, premiers travaux.
3 Mai 2008 : Y’en a un qui suit ! 4 mai 2008 : Rencontres sur le Web,
12 mai 2008 : Nogaro en Metralla 19 mai 2008 :
Le grand démontage a commencé
26 mai 2008 : La modernité des dernières Terrot (seconde partie)
4 juin 2008 : Sur La Minervoise. 2 juin 2008 : La modernité des Terrots III (encore)
15 juin 2008 : La bourse moto de Frontignan 24 juin 2008 : A poil !
1 juillet 2008 : La modernité des dernières Terrot (4) 9 juillet 2008 : L’école de pilotage Tony Smith
27 juillet 2008 :
Ah les vacances…
24 août 2008 : Démontage des amortos de la Terrot Ténor 25 août 2008: Des nouvelles de ce blog :
5 septembre : Bol d’Or 1969. Hommage à Jacques Potherat et Michel Rougerie 28 septembre : La bourse de Caveyrac

Trés triste histoire d’un motard, compagnon de route.

Photos : Copyright Charles Camberoque.  Reproduction interdite.

Aujourd’hui, j’ai pas la forme et je vais vous raconter une histoire pas marrante, mais vous êtes pas obligé de la lire et vous pouvez regarder et ne lire que les photos qui sont légendées. Si non, préparez les kleenex…

Dans le Carcassonne des années 60/70 une figure de la moto… et de bien d’autres amusements revient à ma mémoire.

J’avais oublié qu’en ce temps-là, on pouvait croiser Alain Robillardo sur la route Minervoise. Surtout en hiver car en été il était tout à ces occupations professionnelles, du côté des plages de Saint Tropez.

À la morte-saison, sur une Triton de sa fabrication, il négociait avec délices les grandes courbes de la route de la Minervoise, tout au long du Canal. (Voir dans ce blog l’article « Sur la Minervoise » ). Il faisait hurler les mégaphones sans complexes et la maréchaussée était encore complaisante à cette époque. On le disait fou et c’était un drôle de mec.
 Toujours affublé de son couvre-chef favori : Une casquette écossaise avec un gros pompon qu’il alternait avec un casque Cromwell.

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 Georges baptisé l’Amiral par André Cambiès à la concentration de Carcassonne en 1969. Georges, le même en 2010 avec sa 4 pattes Honda.


À Carcassonne, à l’opposé du Café où se réunissait le Moto club se tenaient deux établissements concurrents, sur le même boulevard et sépares par la rue de La Gare. Dans l’un de ces deux bistrot les prolos et les gauchos avaient leur territoire, dans l’autre, la bourgeoisie locale friquée se pavanait en méprisant ceux d’en face. C’était une version audoise des Mods et des Rockers en quelque sorte. Moi, fils d’artiste, j’ai toujours été suspect et indésirable dans ce genre de groupes toutes tendances confondues, mais le grand Robillardo, lui, passait de l’un à l’autre troquet avec panache et humour. Toujours escorté par quelques créatures de nos rêves d’ados, la Triton, négligemment garée, pas trop loin.
 Oui… je l’avoue, quelque part je l’enviais.

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Concentration à Carcassonne dans les années 1970. Photo : Copyright Charles Camberoque Reproduction interdite

Je l’avais connu par l’intermédiaire de sa Tante, Lola, notre femme de ménage qui avait la particularité de nous quitter à la fin de l’hiver pour aller travailler tout au long de la belle saison, chez une actrice de cinéma, grande vedette d’alors à la belle poitrine que vous connaissez tous et qui employait et mobilisait Lola tout l’été dans sa propriété Tropézienne.

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La Rallye d’Yves Compan. Concentration à Carpentras dans les années 1970. Photo : Copyright Charles Camberoque Reproduction interdite.

Alain Robillardo partait tous les ans avec sa Tata Lola pour passer quelques mois de folie sur la côte où il disait occuper, lui, la fonction mystérieuse pour nous, de Plagiste. Il revenait à l’automne bronzé et avec du fric plein les poches pour frimer sur sa Triton et passer l’hiver à rien glander dans ce Carcassonne des années 60 ou les pendules semblaient arrêtées.

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Concentration à Carpentras dans les années 1960. Photo : Copyright Charles Camberoque Reproduction interdite.

Souvent, nous partions ensemble pour de petites aventures en direction de quelques concentrations. Celle des Chamois de Val d’Isère constituait notre grande sortie annuelle.

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Départ pour les Chamois. Val d’Isère : concentration des Chamois 1967 Photo : Copyright Charles Camberoque Reproduction interdite.

Big Brother n’habitait pas encore avec Edvige à l’Elysée. Les routes n’étaient pas encore à vitesse limitée et l’essence coûtait tout juste un franc, ou à peine un peu plus !
Un franc les jeunes, vous imaginez ? 0,15 euros !!! On pouvait rouler avec des deux temps qui pompaient allègrement 15 litres au cents !
C’était encore le temps des trentes glorieuses, le chômage ne tracassait personne. Et le SIDA n’avait pas encore été « inventé ».
Comment voulez-vous résister à la nostalgie avec tous ces souvenirs ?

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Val d’Isère: Concentration des Chamois 1967 au col de l’Iseran. La bande à Claude Peugeot ( le grand, à gauche sur la Bultaco Sherpa) et au père Claude Coutard qui trialisent sur les neiges de juillet. Photo : Copyright Charles Camberoque Reproduction interdite

Le père d’Alain Robillardo était un Espagnol, Républicain anarchiste, réfugié de la guerre d’Espagne. Terriblement déclassé, il n’avait pu trouver de travail en France que dans une distillerie, passant toutes ces journées de boulot dans des vapeurs d’alcool, lui qui était sobre et austère comme ces hidalgos des déserts de Castille.
Quant il voyait son fils partir au début de l’été vers les plages de St Tropez aux grands messes de l’insouciance dans ce putain de temple de la consommation, il en était malade et ne comprenait pas comment son propre fils pouvait avoir cette vie frivole.
Malgré sa sobriété, les foutues vapeurs d’alcool que le père Robillardo inhalait à longueur de journée en faisant son labeur lui ont communiqué une méchante cirrhose qui a mal tourné, et le vieux Républicain est mort.
Alain son fils, ne l’a pas supporté et alors que des bonnes âmes prédisaient toujours à son sujet une future chute en moto : Entre Noël et le Nouvel An, Alain s’est foutu par la fenêtre d’un quatrième étage.

La vie est trop conne pour ne pas s’éclater en moto.

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Pour la morale de cette histoire vous vous démerdez…

Moi, je vous laisse, j’ai les restes de ma Ténor à retrouver…

Si j’y arrive pas, la prochaine fois je vous donnerai probablement la recette du Cassoulet.

Les photos publiées sur ce blog sont de Charles Camberoque,

les droits sont réservés et leur reproduction est interdite sans son accord.

 

Bol d’Or 1969. Hommage à J Potherat et M Rougerie

Bol d’Or 1969 :

Hommage à Jacques Potherat

et Michel Rougerie.

Jacques Potherat et sa MG au Mans en 77/78
Une photo de Jacques Potherat et de sa MG, prise au Mans en 1977/1978 et envoyée par Fabienne Potherat, sa petite soeur, que je remercie.

Cette semaine, je suis revenu à mes archives.

Heureusement que les organisateurs aident la plupart du temps les photographes à travailler pour prendre des images car sans elles pas d’archives et donc peu de mémoire…

Je veux alors aujourd’hui, rendre hommage à Jacques Potherat, journaliste, écrivain, photographe, collectionneur, grand spécialiste des voitures anciennes et particulièrement des tricycles anglais.

Hommage également au pilote Michel Rougerie, dont les photos sont restées contribuant à créer la légende et perpétuer la mémoire d’épreuves et de coureurs disparus, hélas comme lui.

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Victoire au Bol d’Or 1969 de Michel Rougerie et Daniel Urdich sur Honda 750.

Une magnifique photographie de Jacques Potherat qui résume toute la joie des vainqueurs et l’allégresse du public venu nombreux à Montléry pour cette reprise du Bol d’Or après presque une dècennie d’interruption.

Les tribunes sont pleines Rougerie et Urdich partent sur la moto victorieuse pour un tour d’honneur.

terrot Montlhéry 2012

J’avais connu Jacques Potherat en 1969, à Paris.

Nous étions devenus voisins dans le VIème arrondissement et nous nous rencontrions fréquemment.

Il m’emmenait dans son MG verte des années 20 pour des balades dans Paris.

Nous avions un certain succès dans cette voiture.

Bien qu’à l’époque de 1920 à 1969, il n’y avait relativement pas beaucoup de temps et cette petite automobile ne paraissait pas si ancienne que ça, mais enfin ce type de MG était aussi rare que beau.

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Jacques Potherat et sa MG photographié pendant l’été 1970 par Charles Camberoque.


J’ai le souvenir de Jacques comme d’un homme avenant jovial, généreux, et passionné.

Passionné par les anciennes voitures anglaises, mais aussi par la musique des grands orchestres de Jazz des années trente.

Un jour, il avait voulu m’amener écouter Stéphane Grappelli qui jouait avec un jeune violoniste inconnu alors : Didier Lockwood… de grand talent et plein d’avenir, disait alors Jacques.

Un autre jour, il m’avait fait monter à son appartement sous les toits de la rue de Mézières pour me dire : « Je vais te faire un cadeau » et il m’offrit une enveloppe avec les photos de son reportage sur le Bol d’Or de 1969.

« Toi qui aime la photo et la moto… »

Voilà ses images :

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Daniel Urdich sur la Honda 750 au Bol d’Or 1969 à Montlhéry.

11 ans après avoir écrit cet article, le 6 Mai 2019, encore une trouvaille, qui me fait ajouter la photo en couleurs ci dessus.

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Réparation urgente dans les stands de Montlhéry au Bol d’Or de 1969 sous le regard de la foule!!!

Et en ce temps là on pouvait entrer presque sans problèmes sur les stands et sur la piste pour photographier au plus près pilote et machines.

Mais que fait la Police ?

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Le ravitaillement au Vittel, d’un pilote pendant qu’on peaufine les réglages.

Bol d'Or 1969. Hommage à J Potherat et M Rougerie dans Circuits. le-circuit-oublie-carcasson

souscription dans Portraits

 

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En 1969, il y avait plusieurs Bultaco au Bol d’Or !

Là, une Metralla avec le kit América, je suppose…

Je vous signale au passage les 50 ans de Bultaco et la grande fête qui se prépare en Espagne, voir sur le site: http://www.eventobultaco.bassella.com/es/index.php

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A la demande de Pierre, un fidèle lecteur de Corrèze, j’ai retrouvé les photos de son ami Robert  Bilger qui courait le Bol 1969 sur une Vélocette.

Au dessus et en dessous.

Pierre me dit qu’en 69, il n’y avait qu’une seule Vélocette.

Donc j’espère que ce sont bien ces photos…

Pierre nous le confirmera…

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BINGO !

Salut Charles,

Et merci encore, le pilote qui est a la poussette c’est  Robert Bilger, celui qui a les bandes blanches sur sa combinaison.
Et l’autre pilote, je ne me souviens que de son nom de famille, il se nomme Berscht, et c’est ça moto.

Il était motard dans la gendarmerie et les deux étaient licenciés au moto club de Munster.
Que de souvenirs !
J’ai retrouvé la trace de Robert, au Bol d’Or classique ces dernières années, et en anciennes sur Norton 750 en lisant la « Vie de la Moto ».

Robert a aussi participé au rallye des Vosges sur une 500 Triumph, et au Championnat de Franche Conté de moto cross.
Hier je suis sorti de ma Corrèze pour livrer du matériel dans le  vvf de Saissac, quelle belle région !

Puis j’avais un rendez vous à Béziers, alors direction  Carcassonne et Narbonne, et retour par Millau.

Je me suis dit que c’était sûrement sur ces routes que tu faisais le fou dans ta jeunesse… .
Bon, merci encore et à bientôt

PIERRE

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Daniel Urdich sous son Cromwel fonce vers la victoire.

Michel Rougerie Bol d'Or 1969
Michel Rougerie au ravitaillement de la moto : à la bonne franquette, comme pour les pilotes… (voir plus haut)

Ossa 250 au Bol D'or 1969
Plusieurs motos espagnoles étaient présentes au Bol 69, dont cette 250 Ossa .

Serait elle, celle de Félix Casabona ?

Et bien non!

Car PIAF (bien connu sur le forum de LVM) nous dit :

…’lut !
le p’tit gars en photo sur la Ossa du Bol 69 , ben c’est ni plus
ni moins que Christian Léon ! (photo ci dessus)

Pis quel plaisir de revoir la 350 Jawa ! (photo ci dessous)
Pas de photo hélas de la Terrot, non qualif aux essais…

Superbes photos !
Une ch’tite question : quel était la couleur des Laverdas officielles ?

Blog sympa ! Salut 

Pour la couleur des Laverdas officielles impossible à dire les photos sont en Noir et Blanc et leur auteur malheureusement plus là pour nous le dire.

Mais quelqu’un d’autre le sait peut être?

Oui ! C’est Jean Bourdache qui nous précise : « … de mémoire, il me semble que les Laverda étaient vertes »… 

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Sur cette photo des stand avec une brave Jawa à l’arrêt me semble t’il, on voit l’ombre de Jacques au premier plan sur le sol.

Et cette belle image fait référence à une célèbre photographie de Gisèle Freund.

Je trouve cette discrète présence particulièrement émouvante sur cette image.

On distingue les bras de Jacques qui portent l’apparel à l’oeil, tandis que l’ombre de son sac photo est en bandoulière sur son côté droit.

Et J Bourdache ajoute  : 

« … sur la photo de la Jawa arrêtée au stand, le personnage qui marche à droite est Bruno Nardini, la réd’chef de Moto Revue ce qui explique son allure si décontractée, déambulant devant les stands. »

Merci Jean ! 

Michel Rougerie Bol d'Or 1969
Mais que la victoire est belle ! Daniel Urdrich et Michel Rougerie à l’arrivée dans les bras d’une bonne Dame , mais qui me dira qui est elle ? 

Alain Inial répond à ma question et je l’en remercie car cela rend cette photo encore plus touchante :

« Pour avoir vécu cette arrivée du Bol 1969 et le triomphe de Michel (Rougerie), je sais que cette dame qui le félicite sur la photo est sa maman.

Je suis, moi-même, hors cadre mais à quelques métres à droite ».

Merci Alain !

Mais Jean Bourdache n’est pas du tout de l’avis d’Alain Inial !

Le débat est ouvert … Qui croire ?

Toutefois  quelque chose me dit que Jean est bien informé, il nous précise :

« À propos de l’arrivée du Bol 69, la dame qui est près de Rougerie  n’est pas sa mère mais Mme Launay (bien plus âgée que la mère de Rougerie…).

Elle était secrétaire à la rédaction en chef de Moto Revue et tous les participants de la Coupe Kawa (plus tard) l’on connue car elle s’occupait des engagements avec J.-Claude Bargetzi.

C’est elle qu’on voit aussi à l’arrivée de nombreuses courses à Montlhéry dans les années 50 où elle remettait les bouquets aux vainqueurs ».

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La couverture d’un de ses livres ou on voit Jacques sur une auto. 

Quand je suis parti de Paris pour revenir dans mon sud, au siècle dernier…j’ai perdu Jacques de vue.

Plus tard je le voyais parfois dans des émissions de TV, auteur de plusieurs livres qui font référence, il écrivait beaucoup dans diverses revues dont Le Fanatique…

Jusqu’au jour où j’ai tristement appris sa disparition…

Merci Jacques pour tes photos du Bol 69 qui me font toujours autant plaisir et nous rappellent cette époque fantastique où renaissait la moto en France.

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La MG de nos balades parisiennes.

A voir, au lien suivant, un texte particulièrement brillant ou je retrouve et entend même en le lisant, la voix de Jacques Potherat :

http://pagesperso-orange.fr/nationale7/jpotherat.html

jacques Potherat

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