Pour que carbure la Ténor…

Pour que carbure la Ténor…

 

Pendant cet hiver, ma Ténor est restée à l’abri des intempéries que nous avons connues jusqu’à ces dernières semaines où l’été arrive, il était temps !

À la fin de sa restauration, au printemps dernier, un carburateur provisoire avait été monté, un Amal qui visiblement n’était pas adapté. Cela m’avait permis d’étrenner ma vieille Terrot pour les 30 ans du TC Ballancourt, bien que la Ténor n’y soit  pas encore au top.

À Montlhéry, si la machine tournait bien à l’arrêt, elle manquait de souffle et de puissance sur la piste. Malgré les trous à l’accélération, j’étais bien content et je garderai pour toujours un grand et bon souvenir de cette journée sur la piste et l’anneau…même à 60 km/h.

Pour que carbure la Ténor… dans Circuits. amal--300x248

Par la suite, sur les conseils de Claude Rougé et Thierry Philippon j’ai acheté un Dellorto tout neuf.

Les références de ce carbu sont PHBG 21 CS. Prix :  73,70 euros livré à la maison.

Moins cher qu’un vieux Gurtner à 100 euros dans une bourse, alors qu’on ne peut pas être sûr qu’il va fonctionner.

Pourquoi s’en priver, d’autant plus que je ne cherche pas à avoir une moto de musée, mais a retrouver ma Ténor pour rouler avec.

dellorto-phbg-21-cs 125 dans Terrot

C’est le même qui est monté sur la Ténor de Claude. Il fonctionne parfaitement et sa bécane  possède une puissance qui en laisse pas mal sur place.

claude-rouge-et-sa-tenor 1958

 

Ce que j’avais pu constater lors de la rencontre du Terrot Club de France à Pamiers et sur les routes des Pyrénées. Voyez sur la photo suivante Claude Rougé dans ses oeuvres …

claude-rouge-pamiers-2012 Terrot-Ténor

 

Ce Dellorto est spécifié comme carburateur 2 temps mais pas de panique, il fonctionne très bien avec l’alimentation en huile condamnée, comme c’est une possibilité.

Le diamètre de fixation sur la pipe de la Ténor est de 1 pouce soit 25,4 mm et il faudra l’adapter quelque peut.

En commandant chez Dellorto ce petit carburateur ne manquez pas de demander  en plus un gicleur de 82 et un de ralenti de 35.

Avant de monter le carburateur neuf, il faudra, bien entendu, mettre les bons gicleurs et également disposer l’aiguille en position la plus haute possible. Mais pour qu’il n’y ait pas de confusion voyez la photo ci-jointe…

aiguille-position-haute

  »Aiguille tout en bas et donc clip tout en haut ce qu’on voit parfaitement sur la photo.
Ce qui veut dire réglage de richesse au mini en ouverture du boisseau entre 1/4 et 3/4« . Précise Thierry Philippon. « Et pour la vis de richesse tu la serre à fond et tu reviens en arrière de 1 tour et demi « 

Tandis qu’il ajoute :  » Je te conseille de diminuer le jeu de l’électrode de bougie à 0.4 mm car les bougies sont réglées pour les allumages électroniques « .

Et avec une bougie NGK B 8 ES… Cela devrait péter !!!

« Oui, à condition d’abreuver la bête avec du super 98 et pas du 95 « , affirme Claude.

« N’oublie pas ! Avec ce carbu il faudra toujours mettre le starter pour démarrer puis aussitôt l’enlever ».

« Comme tu n’as pas monté le filtre à air… » Ajoute Claude ... « Un cornet avec une grille serait le bien venu… mais ou le trouver? « 

dellorto-

 

 

Mais attention !

Lors du montage de mon carburateur, une durite en trop avait été montée.

Comme vous pouvez le constater sur la photo suivante :

durite-mysterieuse

Ce montage n’était pas le bon et le carburateur n’a vraiment pas besoin de cette durite qui perturbe son bon fonctionnement rendant les réglages fins quasiment impossibles.

Résultat cela ne carburait toujours pas bien, il y avait toujours des trous à l’accélération et la machine n’était pas au mieux de ces petites performances.

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Avec Jean-Louis nous avons remonté la petite Ténor sur l’établi. Plusieurs autres petits détails étaient à peaufiner…

Mais nous en reparlerons plus tard…

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Sur les photos suivantes, vous pouvez voir le dernier montage avec le carbu Dellorto  et  une seule des 2 pattes de fixation de la pipe d’admission au cadre. Je ne sais pas où a bien pu passer l’autre, mais comme j’ai vu pas mal de Ténor montées avec une seule patte je me demande si certaines séries n’auraient pas pu être montée comme cela?

Claude et Thierry m’assurent que les deux sont nécessaires pour atténuer au mieux les vibrations.

Même si certains  supprimaient ces deux pattes, garantissant par une vieille légende… qu’elles entraînaient la casse du cadre…

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Dans cette configuration et avec les bons gicleurs, la Ténor a retrouvé ses performances et moi mon bonheur de la conduire sur les petites routes.

Malgré mon poids aussi élevé que celui de deux passagers de 1958… J’ai gagné considérablement en puissance et vitesse.

Bref ça carbure…

Mais à cette allure  des problèmes d’allumage apparaissent de façon aléatoire rendant le fonctionnement un peu irrégulier.

Mon passage à vitesse élevée sur des ralentisseurs a suffit à ce que des contacts se fassent moins bien et que la moto ratatouille. Puis, alors que le moteur avait démarré au premier petit coup de kick, il refuse de redémarrer. En tripotant les fils et câbles divers cela va mieux…

Se pencher sérieusement sur le circuit électrique et l’allumage semble indispensable.

Claude Rougé me propose ses solutions astucieuses et économiques, tandis que Thierry me vante les avantages de l’allumage électronique…

Que Faire ?

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Claude Rougé et Thierry Philippon se préparent pour une belle bourre sur les routes de l’Ariège.

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Bel exemple, ci dessus, de préparation sur la Ténor de Thierry Philippon :

Raccourcissement de la pipe et modification des pattes de fixation qui sont montées sur le cache culbuteurs avec en plus un montage subtil de la cuve séparée du carbu, sur silent blocs. Un Dell Orto mais de diamètre 22, qui plus est, un  modèle Racing avec un gicleur de 85. Thierry pense que ce n’est pas nécessaire sur une Ténor ordinaire… et il faut dire que la sienne sort de l’ordinaire !!!

Voir l’article: La Ténor de Philippon: http://charlescamberoque.unblog.fr/2012/11/04/la-tenor-de-philippon/

Tandis que sur la moto de Claude, photo suivante, la pipe d’admission est plus courte .

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 Photo suivante : Thierry Philippon sur sa Ténor dans une ascension Pyrénéenne.

Dans une prochaine page de ce blog, je vous raconterai les derniéres incroyables évolutions que Thierry a conçu pour sa Terrot Ténor…

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Archives pour la catégorie Terrot

Petites nouvelles de Terrot diverses…

Petites nouvelles de Terrot diverses…

 

Tout d’abord célébrons une re-naissance : Celle d’une Terrot , bien entendu.

Et pas n’importe laquelle, ni celle de n’importe qui puisqu’il s’agit de celle que Jacky Bœuf vient de se remonter.

Thierry Philippon nous dit :b

« Jacky Boeuf m’a envoyé une photo de sa 175 Terrot, avant mise en route.

Un grand merci à Joseph qui a permis cette renaissance en fournissant le cadre, les réservoirs ainsi que quelques autres pièces.

Le moteur est un Tournoi et la fourche provient d’une Puch ».

 

Jacky Bœuf est un ancien pilote de vitesse et aussi une cheville ouvrière du Moto Club d’Avignon dont il est un fidèle adhérent depuis plus de 40 ans.

Jacky a été un des premiers à modifier un moteur de 125 Terrot  pour avoir une sortie de boîte côté droit. Il était un ami et collaborateur des frères Nougier.

Un de ces jours, j’espère lui consacrer une page de ce blog.

En attendant, une nouvelle Terrot va prendre la route, bravo  Jacky !

Petites nouvelles de Terrot diverses… dans Circuits. jacky-boeuf-175-terrot

Cela contribue a me donner de nouvelles envies, moi qui ai un cadre complet qui n’attend qu’un moteur de 175… par exemple…

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Jean-Claude Serre et Jacky Bœuf : bon pied, bon oeil : des encyclopédies vivantes! Et de sacrés pilotes !

 

D’autre part comme Thierry Philippon ne reste pas longtemps inactif, il a réalisé un autocollant Shell qui prend sa place sur le bouchon du réservoir des Ténor et Rallye, conformément à ceux qui s’y collaient autrefois.

 

shell

Thierry nous écrit :

« Les autocollants Shell de bouchon de réservoir ont été livrés hier, avec un exemplaire posé sur un bouchon que j’avais fait parvenir au fabriquant par l’intermédiaire de Guy Cloarec qui a très activement participé au projet.

Il en a été fabriqué environ 50, dont 40 sont disponibles pour les collectionneurs des dernières Terrot.

Seuls les plus méritants seront servis, qu’on se le dise!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!     et, il faut être optimiste, il n’y en aura pas pour tout le monde!!!!!!!!!!!!!!!!!

Si, pour les autocollants Champion de France, nous avions pu annoncer un gain de 2 km/h maximum, les savants calculs faits avec le logiciel Catia ne nous permettent pas d’annoncer un tel gain……………………(!) hélas………….

Très important,  la mise à l’atmosphère devra être rétablie, sous peine de chute des performances et de chute tout court du pilote par manque d’essence et serrage du moteur »…

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… J’ai posé aujourd’hui le collant Shell sur le bouchon de ma Ténor.

 Comme le stock est limité, je n’avais pas le droit à l’erreur!!!!!!!!!!!!!!!!

 Ensuite j’ai ramené la Ténor jusqu’à son box, mais objectivement rien n’a changé sur les perfos……………..hélas »

 

 

 Quant à Jean-Paul et sa Rallye, les choses avancent aussi, à leur rythme.

 

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 La selle, élément, oh  combien important pour partir sur de bonnes bases, semble bien réussie.

Par son accrochage au mur de l’atelier de Jean-Paul, elle gagne le statut d’oeuvre d’art !

Son galbe est particulièrement réussi !

Des petites courbes … voluptueuses !!!

 

Attendons le reste…

Patrimoine industriel et humain de Terrot

Vestiges du patrimoine industriel et humain de Terrot

 

Simultanément Patrick Barrabes et Jean Paul Augé m’ont envoyé des images qui évoquent le passé remarquable de Terrot.

Bien entendu, je ne pouvais que vous les montrer et cela me donne l’occasion de rendre hommage à tous les travailleurs et « créateurs »  qui ont contribué à cette grande et vieille marque française.

Patrimoine industriel et humain de Terrot dans Circuits. terrot-avignon

Dans le centre d’Avignon, située en haut de la façade du n°86 de la rue Joseph Vernet, se trouve une splendide enseigne de béton coloré qui disparaît presque, à moitié bouffée par le temps. On distingue encore des traces de couleur sur les lettres qui devaient êtres peintes de rouge.

On peut imaginer qu’une concession Terrot était installée au bas de cet immeuble. Un de ces jours, Jean-Paul ira interroger Jacky Bœuf, la mémoire vivante du motocyclisme avignonnais pour en savoir un peu plus…

… et c’est chose faite puisque ce matin 22 Mai 2013, je reçois un e mail de Jean Paul ou il me dit :

 » Ce matin, en relisant l’article du blog de Charles sur le patrimoine Terrot, je me suis dit que je pouvais tenter le coup d’appeler Jacky Bœuf pour en savoir plus sur l’enseigne Terrot de l’immeuble de la rue Joseph Vernet à Avignon.
Sitôt dit, sitôt fait. A peine le temps de lui rafraichir la mémoire à mon sujet (non seulement je commence à avoir pas mal de motifs pour ça, mais en plus, il a gardé l’esprit sacrément vif !), et en avant pour le bavardage.
Donc l’immeuble de la rue Joseph Vernet était bien le siège de la concession Terrot, tenue par Mr. VACCA, qui a fini par fermer dans les années 60. Le concessionnaire Magant-Debon était également dans le périmètre des remparts, mais complètement à l’opposé, au début de la rue Carreterie.
On a aussi parlé de la machine qu’il vient de remonter »

Ce magasin est représenté sur une carte postale que Jean Paul vient de trouver (oct  2015)  et que vous pouvez voir ci dessous.

Comme quoi un article sur le net n’est jamais terminé et on peut continuer à l’enrichir bien après la première mise en ligne.

Magasin Avignon Terrot

Aujourd’hui 14 juin 2013, Patrick Barrabès vient de m’envoyer, en complément à son précédent envoi, deux cartes postales de sa collection qui représentent des boutiques Terrot.

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A la vue de sa boutique, on peut supposer que Monsieur Letourneur, à Maule en Seine et Oise, vendait surtout des vélos !

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Par contre, à la Maison de Emile Pay, à Lons le Saunier, tout le personnel est bien fier de poser pour la photo avec la première livraison encore en caisse.

On ne distingue pas le type de machine livré en ce jour de 1922, mais l’emballage semble bien volumineux pour des  simples vélos.

E Pay est il à la droite de la porte qui mentionne son nom ? La posture de propriétaire ou de chef de cet homme habillé comme un mécanicien, pourrait le laisser penser. Bien qu’un autre personnage, tout à gauche avec cravate et casquette affichant une posture tout aussi conquérante, pourrait également passer pour le patron…

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Patrick Barrabes,  m’envoie des photos actuelles de l’usine de Dijon, mais aussi des images plus anciennes, reproductions des pages d’un catalogue qui ventait la modernité de la marque.

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Sur la façade de l’usine, l’inscription Terrot récemment restaurée apparaît en bleu après avoir été recouverte par les différentes enseignes qui ont succédé à notre marque favorite depuis 1958.

Charles Terrot construisit son premier atelier dans la fameuse rue André Colomban, en 1887.

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Les affaires marchant bien, dès 1926 on agrandit l’usine par une construction plus moderne et fonctionnelle qui donnera sur le boulevard Voltaire.

L’architecte Parisien, Gustave Revillion sera l’auteur des plans.

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L’ensemble a belle allure avec son ossature de béton garnie de briques et ses grandes baies vitrées.

Cet édifice paraît de nos jours comme un monument symbole de l’industrie française et il est important de le conserver malgré la pression foncière des promoteurs qui lorgnent sur ce gigantesque espace, au sein même de la ville de Dijon.

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L’inscription de ce bâtiment à l’inventaire du patrimoine culturel s’imposait depuis longtemps. Elle est en bonne voie. Il faut féliciter tous ceux qui ont contribué à cela. imgp7158-_reduit

Le dessin de cette façade est très beau dans sa sobriété élégante qui s’accorde parfaitement avec la qualité des productions de cette usine Terrot.

Dans les années trente, tous les ateliers et usines ne devaient pas avoir de belles baies vitrées offrant aux ouvriers air et lumière.

 

 

 

 

Mais que seraient ces bâtiments et ces machines sans la présence et la trace des hommes qui y ont vécu et travaillé ?

Grâce au petit catalogue édité par Terrot dans les années trente, on peut imaginer ce que devait être cette véritable ruche.

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Les légendes de ces photographies nous renseignent : Usinage au centième de millimètre, calibrage des pièces, recherches en matière de chimie pour un contrôle constant des matériaux employés ; tout semble contribuer à une production de qualité.

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Beaucoup de machines sont déjà automatisées, ici on perce, là, on tourne, on fraise, on soude…

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Plus loin on vérifie, on contrôle tandis qu’une machine perce simultanément 23 trous sur un carter monobloc…

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Les pièces des moteurs font l’objet de traitements et vérifications très précis

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Des presses énormes pour l’époque emboutissent les tôles qui servent depuis la fabrication des réservoirs des motos, en passant par les tambours de freins, les bicyclettes et même des landaus puisque plusieurs de ces productions Terrot étaient fabriquées à Dijon.

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Après un premier montage les moteurs sont rodés automatiquement pendant 8 heures, puis essayés, démontés, vérifiés et enfin remontés.

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La fabrication des cadres, qu’ils soient de moto ou bien de vélos, est tout aussi minutieuse.

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Dans un autre secteur, on fait des traitements électrolytique, on nickelle, on cuit les pièces émaillées, tandis qu’une équipe, visiblement de femmes, peint les décors et autres filets dans ce qui est appelé, l’atelier d’art.

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Les magasins des pièces détachées regorgent de tous les éléments qui vont passer aux chaînes de montage. Puis une équipe d’essayeurs va tester les machines avant de les envoyer au travers de la France et de ses colonies, dans les concessions Terrot.

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L’usine Terrot mettait en avant le caractère social de l’entreprise : « Après avoir instauré la semaine de congé payée à tous ses ouvriers, créé des primes d’ancienneté, distribué des allocations soit pour charge de famille, soit aux anciens serviteurs de la maison. Terrot  fit édifier en 1930…une vaste et très coquette cité ouvrière comportant 78 logements… »

On peut se demander ou logeaient tous les autres ouvriers, mais enfin… cette pointe de paternalisme patronal est aussi un vestige de cette époque qui précède le Front populaire.

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Lorsque ce document a été conçu, on est entre 1935 et la deuxième guerre mondiale. L’armée est alors un gros client de Terrot.

Une 750 bicylindre, tout-terrain est photographiée en gros plan.

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Gendarmerie, postes, police, pompiers, administrations diverses sont équipés par des Terrot.

Tous ces hommes ont l’air heureux et fier sur leurs machines, mais les années de guerre sont proches et seront bien dures pour chacun.

Cela rend ces photos encore plus touchantes.

Combien de ces ouvriers, combien de ces militaires vont disparaître au cours des années qui suivent ?


 

La Terrot de Patrick Barrabes

La Terrot de Patrick Barrabes

 

Patrick Barrabes m’a envoyé un très beau texte où il évoque sa première moto : Une histoire de Terrot

Hé oui ! C’était une Terrot… Surprenant !

Car l’on sait que par la suite Patrick sera un grand fanatique et spécialiste des Motobécanes.

Patrick Barrabes a publié plusieurs livres sur ces machines et bientôt il va en sortir un de nouveau : « Motobécane, les quatre temps 1927/1984″. En librairie dès le mois de Mai.

Nous en reparlerons…

La Terrot de Patrick Barrabes dans Circuits. en-librairie-le-22-mai-2013

Motobécane, les quatre temps 1927/1984 : En librairie dès le mois de Mai.

Et spécialement pour Mickie, la même machine que ci dessus, côté gauche (voir commentaires).

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Une histoire de Terrot !

Un texte de Patrick Barrabes

Printemps 1975. Depuis quelques jours, l’avion qui m’a ramené de l’Ile de la Réunion, ou l’armée m’avais habillé de vert pendant un an s’est posé sur le tarmac de Blagnac. Ces mois sous les cocotiers, fructueux pour l’apprentissage de la vie, m’ont pourtant privé de cet élément, inscrit dans mes gènes depuis trois générations, la pratique quotidienne de la moto. Bien sur, quelques occasions m’ont permis de « goûter au fruit défendu » sous la forme d’une Triumph T20, qui dormait au fond d’un hangar en compagnie d’une lignée de ses consoeurs, d’une freluquette 100 Yamaha et d’une bombe de l’époque, la Kawasaki H2, dont cinquante kilomètres et quelques particules de gomme seront échangés contre un réglage et une réparation sommaire.

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Me voila donc revenu à la vie civile et à la liberté.

Dans mon garage, une bonne vieille Mobylette chaudron, une AV 89, m’attends fidèlement, prête à me conduire au boulot. A côté d’elle, une place est libre, seulement constellée de quelques taches d’huile, incrustées dans le ciment. La 125 Motobécane qui logeait là depuis 1972, une LT, a disparu, sacrifiée à l’aube de mon incorporation.

Que faire ? Le démon de la route me ronge, excité par la lecture des pages de Moto Revue: « concentrations et rassemblements ». Mes finances, elles, ne me permettent que de rêver devant une rutilante BMW R60/6, objet de tous mes désirs.

C’est là que le hasard frappe à ma porte, par l’intermédiaire d’un parent éloigné, instituteur gersois à la retraite.

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«  » Tu n’as pas de moto ? Si tu veux, je te donne ma 350 TERROT ! Quand j’ai acheté l’auto, je l’ai donnée à mon frère, à Prexan, prés de Carcassonne. Il l’a utilisée pendant des années pour monter à la vigne ! Elle ne doit plus être très fraîche, mais tu dois pouvoir la remettre en marche. Tu sais, avec cette moto, j’ai parcouru plus de cent mille kilomètres. Quand j’ai connu ma femme, elle habitait Audierne, en Bretagne et j’étais jeune instituteur dans le Gers, à L’isle Jourdain. Je partais le samedi, après l’école, et je traversais la France. Je revenais de nuit, le dimanche soir. Jamais elle ne m’a laissé en rade et pourtant, j’ai connu la pluie, la grêle … Nous n’étions pas bien équipés à cette époque. Un jour, un vieux m’a dit: Si tu attrape la pluie, ne t’arrête surtout pas ! Continue ! Plus loin il fera beau ! Je l’ai écouté, mais parfois, je prenais cinq cent,  six cent kilomètres d’eau. Pourtant, il fallait bien poursuivre sa route. «  »

Un dimanche matin, à bord d’une rutilante Renault 4 fourgonnette, empruntée à mon patron, me voici en route vers Carcassonne et la 350 Terrot. Depuis quelques nuits, les heures d’insomnie s’égrènent au rythme d’une foule d’interrogations: Dans quel état est elle ? Où vais-je trouver les pièces usées ?  Un « gros » quatre temps, ça se mène comment ? …

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Le démontage a commencé

Prexan. Les effusions traditionnelles autour du verre de rouge,  celui de la petite vigne, là haut sur la colline ! Pas celui qui s’en va à la coopérative.  L’oncle René, casquette vissée sur un front brûlé par le soleil de notre midi et, aux lèvres,  le parlé « rocailleux » des gens de la terre, me conduit enfin devant la porte du chai.

Les larges battants s’ouvrent sur une rangée de foudres, ces gigantesques tonneaux de chêne dans lesquels  chaque année, se renouvelle le miracle de la vinification. Une odeur indéfinissable, ou l’on retrouve, mêlée au tanin, quelques senteurs chaudes, mélanges de cette « moisissure noble », issue de la terre de cave mélangée aux huiles et vieux caoutchoucs des tracteurs au repos.

Elle est là, appuyée contre un vieux tonneau.

Un rai de lumière, ou quelques moucherons se mêlent à des grains de poussière dans une danse désordonnée, se pose sur un phare dont l’optique, encore brillant, renvoie le soleil comme un message, comme pour dire :

Je suis là ! Je peux encore servir !

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Une Terrot au pied de la citadelle cathare de Montségur.

Le reste de ce qui fut la dernière évolution de la 350 Terrot Latérale est bien triste, couvert d’un mélange de poussière et de cette terre de l’Aude, si dure au travail et lourde aux semelles. Les pneus sont à plat et une « couverture » tissée par les araignées relie le guidon à un vieux cageot, posé sur le porte bagage. Un bandeau en aluminium, sur les flancs du réservoir, indique le nom de la vieille dijonnaise. 

Je la dégage doucement. Ce moment, que je vis pour la première fois, et que je revivrais souvent par la suite, est un instant privilégié. Quelques minutes ou le temps et le coeur s’emblent s’arrêter. 

Des moments où l’on retient sa respiration, comme par respect envers ceux qui ont conçu ou utilisé cette moto. Des moments ou l’on se demande ce que l’on va découvrir, quelles « tranches de vie », se dissimulent là,  dans les sacoches ou au fond de la boite à outils.

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«  » Alors, elle te plait ! «  » La voix de l’oncle, presque brutalement, me ramène sur terre.

«  » Si j’avais su que tu t’intéresses aux vieilles motos ! Il y a seulement un mois que j’ai dit aux gitans de venir chercher la ferraille. J’ai gardé la Terrot parce que c’était la plus propre mais ils ont pris la Magnat de 14 et la 500 Durandal. »" !!!  

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La Terrot de Patrick

La  moto est maintenant au milieu de la cours, posée sur sa béquille. Un coup de chiffon déchire les toiles d’araignées. Sous la poussière, la HCT est finalement très saine. Bien sur, une peinture est nécessaire.  Bien sur, les quelques chromes sont pelés et le moteur, sous la pression du pied, résonne de bruits inquiétants. Mais il n’est pas bloqué !

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Moteur du même modèle que la Terrot de P Barrabes

Six mois plus tard, la moto revivait. Pour faire parler le gros latéral, il m’en a fallu de la patience.

Que de difficultés, pour trouver un maneton et des soupapes. Que de difficultés pour que la magnéto étincelle à nouveau. Cette restauration, peut on employer le terme de « restaurer » ou de « retaper » lors qu’il s’agit d’une première expérience, m’a beaucoup apporté. C’est cette moto qui m’a donné le « virus ».

Aujourd’hui nos chemins se sont séparés.

J’ai succombé aux charmes des sirènes de Pantin.

Pourtant, aucune autre moto ne remplacera cette Terrot dans mes souvenirs. Celui de ma première moto.

Patrick BARRABES

Mai 2005

Publié en 2005 dans le N°1 de Terrot Magnat, la revue du Terrot Club de France.

L’histoire d’une Rallye 175cc de 1962

 

L’histoire d’une Rallye 175cc de 1962

Par Jean-Paul AUGE

 

L'histoire d'une Rallye 175cc de 1962 dans Terrot pub-175-rallye   Nous sommes au milieu de l’été 1969, et j’ai en poche l’argent de ma première vraie paye : 700 F pour un mois comme dessinateur au bureau d’étude de la Mine d’or de Salsigne, à une quinzaine de kilomètres au nord de Carcassonne.

 

Je ne vais pas perdre de temps à vous parler de cette mine, mais ça vaudrait le coup. Ceux que ça intéresse peuvent consulter le web, le sujet est largement couvert.

Quant aux 700 F de 1969, ils sont l’équivalent de 758€ actuels, si ça peut vous donner une idée de ce qu’on pouvait gagner à l’époque, alors que je venais tout juste d’obtenir le Bac Technique.

Et ça faisait déjà quelques temps que l’ami Camberoque me parlait d’un gars qui vendrait peut-être une Terrot Rallye 175cc à Laure-Minervois (souvenez-vous de l’article de ce même blog, consacré au circuit de moto-cross de ce village). A cette époque, si les japonaises commençaient à envahir les pages des magazines, elles étaient quand même plutôt rares dans nos provinces méridionales. Et en vertu du principe selon lequel, « faute de merle, on mange des grives», la Rallye apparaissait comme un choix très défendable, surtout pour le prix demandé. Combien ? Allez, devinez : pile 700 F. Le hasard fait bien les choses, mais était-ce vraiment un hasard ?

le-circuit-oublie-carcasson lhistoire-dune-rallye-175cc-de-1962 dans Terrot

rallye2b Terrot   Le temps de convaincre mes parents du bien-fondé d’une telle acquisition (tu parles!…) et allez, l’affaire fut promptement conclue. Mes souvenirs de l’opération sont trop flous pour que je puisse vous en dire plus. Mais si pour ma part, j’étais bien décidé à ne pas laisser passer l’occasion, le vendeur, de son côté, ne semblait pas fâché d’avoir trouvé un client.

175cc, c’était aussi l’obligation d’avoir le permis A. Or je ne l’avais pas ! Alors, je ne sais plus comment on a assuré le convoyage de la Rallye depuis Laure-Minervois jusqu’au domicile de mes parents.

Et il a fallu que j’attende le 28 octobre suivant pour me retrouver enfin titulaire de ce fameux permis, que j’ai passé au guidon de la NSU 350 de l’Auto-Ecole Séguy à Carcassonne. Ce qui m’oblige à ne pas laisser passer l’occasion de vous raconter que le petit-fils de mon moniteur de l’époque est aujourd’hui patron de sa propre auto-école, à…. Tahiti, la première auto-école dans laquelle je suis rentré à l’époque où je vivais là-bas et que mon propre fils était arrivé à l’âge de passer le permis à son tour. Vous imaginez la brave rigolade dans la boutique… Le monde est vraiment petit…

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En attendant, je passais mes week-end dans le garage, le cul sur la Rallye, à l’arrêt, tandis que le restant de la semaine, au fin fond de l’internat des classes Prépa à Montpellier, je rêvassais à toutes les ballades que j’allais pouvoir faire. Sauf que je n’avais pas le sou vaillant pour payer l’essence, tout mon argent étant parti dans l’achat de l’engin.

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Mon père a quand même eu la bonté de s’occuper de la carte grise, car je n’avais que 17 ans alors que la majorité au même moment était encore à 21 ans… Et il a aussi payé l’assurance. Tout ça sans pouvoir lui-même la conduire, à cause d’un sévère handicap, séquelle de ses blessures de guerre, alors que sans ça, il aurait adoré faire de la moto…

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Une fois le permis en poche, chaque week-end me voyait enfourcher la Rallye, non sans avoir passé quelques heures outillage en main à la recherche d’une possible intervention. Obsédé par les images de compétition aperçues dans les magazines, il a absolument fallu que je monte un guidon bracelets. Moyennant quelques coups de limes, j’ai réussi à adapter sur la fourche celui que vendait le motociste du coin pour les cyclos 50cc. Et la Ténor de Camberoque, désormais réléguée au fond du garage pour cause de Yamaha YDS3 et autre Bultaco Metralla, fut promptement cannibalisée pour fournir un capotage de phare à découper pour rendre possible le montage des bracelets. Je vous passe les détails, mais je crois que l’ensemble avait une allure peu conventionnelle, la belle Rallye bleue se retrouvant affublée d’un habillage de haut de fourche rouge Ténor, et bizarrement découpé…

 

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L’hiver et le printemps se sont ainsi passés. Je vous ai déjà raconté l’histoire des casques Altus. Une bonne paire de gants, et un vague blouson genre anorak de ski, et roule… Séances d’étude de trajectoires sur la fameuse « route Minervoise » à la sortie de la ville (voir l’article à ce sujet en début du blog:Le Terrotiste motomaticien mathécycliste), ballades dans les Corbières ou la Montagne Noire aux inépuisables ressources viroleuses, j’en passe, et des meilleures…

souscription

La Ténor de Philippon

La Ténor de Philippon

Texte et photos de C Camberoque

 

On ne dira jamais suffisamment comme Internet est un extraordinaire outil.

Je faisais de la moto tout seul dans mon coin. Grâce au net, j’ai commencé à écrire ce blog et y ai découvert une multitude de gens passionnants.Voir: http://charlescamberoque.unblog.fr/?p=102

Ce blog, dont la première mise en ligne date de Mars 2008, a largement dépassé les 200 000 visiteurs qui ont consulté plus de 450 000 pages. Il a été traduit, pour être lu dans je ne sais combien de langues, de l’Arabe au Chinois en passant par des langues parlées dans des pays que j’aurais du mal à situer sur un planisphère. Voir l’article de Mars 2010 : Et je continue mon blog… Depuis 2 ans, déjà!

Et dire que je croyais qu’il ne serait vu que par 3 ou 4 copains bienveillants !

Je ne collectionne plus les articles des revues qui en ont parlé, et quant aux sites et autres blogs qui en donnent un lien, ils sont des centaines et j’en profite pour les remercier.

La Ténor de Philippon dans Terrot la-tenor-de-philippon-11  C’est ainsi que j’ai d’abord rencontré  virtuellement, Thierry Philippon dont j’apprécie le travail autour des Terrot. J’en ai parlé souvent sur ce blog avant de faire sa connaissance.

Nous nous sommes retrouvés dernièrement à Pamiers, ou il avait amené sa petite Ténor que j’ai pu admirer dans ces moindres détails. Voir : Ariège : Grand messe du TCF

 Une machine qui pète le feu de Dieu !

La Ténor de Philippon a visiblement des performances qui laissent derrière, même des 175 Tournoi ou  Rallye, ainsi que beaucoup d’autres bécanes de plus grosse cylindrée.


Il faut dire que Thierry Philippon semble tout à fait à son aise pour piloter ses Terrot. L’inversion des commandes ne lui pose pas le moindre problème.

Quant aux pneus, il a monté des modernes Michelin Sporty qui ne plaisent pas aux puristes. Certes… surtout ceux qui se font enfumer au premier virage.

 

 

 

 

 

 

 

Il fallait le voir filer, le Thierry… déchaîné sur les routes des Pyrénées ariégeoises !

 

philippon-sur-sa-tenor-2 la-tenor-de-philippon dans Terrot

Voyons de plus près cette petite machine, dite populaire.

 

La partie cycle

D’emblée elle ne se distingue pas d’une autre Ténor. Mais en y regardant à deux fois, quelques détails apparaissent immédiatement comme le carburateur avec son cornet très racing.

tenor-de-philippon-03 Terrot

Les pneus sont des gommes modernes. Ces Michelin Sporty semblent bien plus fiables et accrocheurs que les traditionnelles montes ordinaires.

tenor-de-philippon-04

Les jantes sont différentes par rapport aux modèles habituels. Philippon a monté des Akront au profil plus beau. De 1,60 pouce par 17, elles ont la même largeur que les Borrani à 1 mm près.

Quant au pignon de sortie de boîte, il est de 16 dents, au lieu de 15.

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Sur le Carter gauche, une prise pour un compte-tour mécanique a été installée. Je ne la trouve pas d’un bel effet et depuis quelque temps, elle ne sert à rien car Thierry a monté un compte-tour électronique, monté sur le guidon gauche pour éviter de faire des surrégimes.

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Le célèbre autocollant Champion de France a été ré-imprimé par les soins de Thierry. Il fait gagner quelques km/h, lorsqu’il est collé à la bonne place ! Si vous contactez Philippon, il vous en enverra une paire à un prix très raisonnable. Et franchement sur une Ténor… c’est la final touch !

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A Pamiers, Thierry m’a présenté Claude Rougé, le plus Breton des Biterrois qui était descendu pour l’occasion dans le Sud. Un autre grand amateur de Terrot qui avait amené une jolie Ténor.

2tenor08-

Suivant les conseils de Claude, je vais installer le même carbu que lui sur ma propre machine.

 

Moteur et  carbu

Ci-dessous un gros plan de son carburateur, un Dell Orto référence : 02633 avec un gicleur de 83, (vendu neuf pour un peu plus de 65 euros. Franchement ça ne vaut pas la peine de s’en passer).

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Mais revenons à la Ténor de Thierry et profitons de ses 2 séries de photos du carburateur pour voir la différence entre les 2 Ténor. Celle de Rougé, ci-dessus et celle de Philippon ci-dessous.

tenor-de-philippon-10

Le carburateur de la machine de Thierry, est également un Dell Orto mais de diamètre 22, qui plus est, un  modèle Racing avec un gicleur de 85.

La pipe n’est plus fixée au cadre comme sur les Ténor habituelles (voir celle de Claude Rougé). Vous remarquerez également que la pipe qui supporte le carburateur a été raccourcie dans les deux montages.

Sur la Ténor de Thierry, ci-dessous, le système de fixation a été déplacé et soudé sur le haut du couvre culbuteur tout en étant toujours fixé au tube du cadre du dessus.

Si on laisse la fixation d’origine les vibrations produisent une cassure à l’emboîtement de la pipe d’admission dans la culasse. Grâce à la modification de Thierry, les vibrations ne passent plus par la pipe et le conduit d’admission, mais par le couvre culbuteur qui est bien plus solide.

carbu-philippon11

La cuve est séparée et joliment montée sur silentblocs fixés sur la boîte à outils. Elle est réalisée à partir d’une cuve d’un carbu Gurtner, de Tournoi.

La boite à outils abrite un allumage électronique Kennedy.

Le filtre à air et sa petite boîte ont été supprimé.

Point commun sur les 2 Ténor de Rougé et Philippon : Un reniflard est installé sur le bouchon du carter de la boîte.

La boîte de Thierry a été décloisonnée, le reniflard permet la décompression du bas moteur.

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 Le décloisonnement

Le décloisonnement permet de supprimer la pression interne, de diminuer le frottement des pignons de boîte qui sont alors graissés, dans ce cas, par les projections du vilebrequin.

decloisonnement

 Le gain est appréciable car il semblerait de 1/2 cheval ! (Photo ci-dessus des carters moteurs une fois décloisonnés).


Les moteurs de Thierry

Mais tandis que nos deux amis se préparent pour la balade voyons ce que la moto de Thierry Philippon cache ou va prochainement cacher dans ses entrailles. Car Thierry possède deux moteurs l’un sur la machine l’autre à l’atelier qu’il monte alternativement sur sa Ténor.

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Commençons par le haut du moteur, voyez cette culasse de « la mort qui tue » ! Comme dit Jean-Paul.

Les soupapes sont plus grandes (2 mm de plus que celle d’origine).

Pour que le vilebrequin encaisse le surcroît de puissance, il fallait faire quelque chose et en effet Thierry cherche à le fiabiliser car sa petite Terrot souffrait d’une certaine fragilité de ce côté-là.

piston-av-rect-12

 Thierry raconte ses derniers travaux :

« Hier je suis allé à Saint Ouen l’Aumône (près de Pontoise) pour faire amincir de 2 mm mes 2 bielles de Honda 250 par rectification plane pour un future montage sur la Tenor (voir la photo bielle/piston)

Comme le dit Jean Paul : Ta Tenor ne marche pas mal, mais un vilo tous les 5000 km c’est moyen.

Et il a raison de se moquer.

Donc ce nouveau vilo comportera 33 aiguilles de 3*15.8 et ça ira mieux que le montage d’origine qui a 17 galets de 5*12.

Un rapide calcul montre que le gain en ligne de contact sera de 159%.

Et ce sera aussi supérieur au montage 175 Tournoi qui n’a que 30 aiguilles de 3*15.8.

 Le piston est celui du 125 Honda qui se monte sur la bielle du 250 facilement, l’axe de piston ayant le même diamètre, 15 mm.

Et comme l’axe est décalé de 1 mm et se trouve plus haut dans le piston que sur le Ténor, associé avec une bielle + longue de 7 mm, le rendement mécanique du vilo sera meilleur.

C’est exactement ce que nous avons fait sur le 175, aux mêmes maux les mêmes remèdes ».

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Ci dessus : «Une photo de la bielle ainsi qu’une d’un maneton aminci de 2 mm, après rectification de l’épaisseur (tète et pied) de 18 à 16 mm. Et rectification aussi de mon porte-monnaie:70€ pour les 2 (soit presque leur prix d’achat !).

La bielle du Ténor fait 12 mm de large (!) alors que la bielle Honda en fait 18. Donc 6 mm à gagner, ainsi répartis: 2 mm sur la bielle et 2 mm sur chaque masselotte.

 Le piston du Honda a  56.5 d’alésage au lieu des 52 du Ténor (il a un peu grossi….).

Voila pourquoi une simple Ténor arrive à suivre une (et même deux) Rallye dont la distribution est usée ».

Détail intéressant :

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Dernier détail intéressant que nous fait remarquer Thierry avant de remonter son moulin pour reprendre la route :

«Le poinçonnage des pièces réalisées à Saint Etienne, où furent fabriquées les dernières Terrot : Le « sTe » doit correspondre à Saint Etienne, cette usine travaillait surtout pour Peugeot auto et outillage, je me souviens d’avoir vu ce poinçonnage sur un mandrain de perceuse Peugeot Frère ».

 

Les performances

En ce qui concerne les performances, Thierry n’a pas chronométré sa petite Ténor, mais son ami Jean Le Tallec l’a fait :

Jeannot (pour les intimes) possède le même moteur que Thierry mais avec des ressort plus dur. Les ressorts des Ténor de compétition donnés par Pierre Aubertin du service course de Terrot. Ce sont des ressorts d’aviation : Terrys.

Du coup, la bécane de Jean Le Tallec prend 8200 tours et monte à 114 chrono !

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Et c’est ainsi que lorsque des connaisseurs se retrouvent devant certaines Terrot Ténor, ils ne manquent pas de s’agenouiller devant elles pour se recueillir avec dévotion en faisant quelques oraisons secrètes (qui … m’a t’on dit… seraient constituées de textes cabalistiques tirées du manuel d’entretien des Ténor et Rallye)…

Bien chers frères Terrotistes… prions….

Ariège : Grand messe du TCF

Ariège : Grand messe du TCF

 

Photos et texte de Charles Camberoque.

 

 Le Terrot Club de France s’est réuni à Pamiers en Ariège, les 22 et 23 septembre 2012 pour son assemblée générale annuelle.

Ariège : Grand messe du TCF dans Rassemblements. 1-tcf-pamiers-2012

A cette occasion, tous les ans, le lieu de réunion est différent.

C’est plutôt astucieux. Cela permet d’une part aux provinciaux de ne pas toujours être obligé de monter vers la capitale pour ce rassemblement. Et d’autre part de découvrir à chaque fois un club et une nouvelle région.

2-tcf-pamiers-2012 ariege-grand-messe-du-terro- club-de-France dans Terrot

Retrouvailles, agapes, discussions et promenades sont, bien entendu, une part importante des occupations de ce week-end toujours mémorable.

3-tcf-pamiers-2012

Chaque nouvel arrivant dans le sanctuaire Terrot doit impérativement faire quelques génuflexions et prières à Saint Edmond, Patron des Terrotistes, dont l’âme et la personne sont incarnées par les Terrot Ténor qui sont présentées en majesté !

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Ici, un Terrotiste a abandonné sa dépouille et ses métaux à l’entrée du Temple…

Là, une machine pimpante attire tous les regards… nous en reparlerons plus tard…

Tandis qu’une autre, la mal aimée Magnat OSSD, a l’air de vouloir « péter le feu »…

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Sur le parking, plusieurs belles machines dont une 250 Adler dans un superbe état. Sa construction qui fleure bon la solidité Teutonne. J’ai une pensée émue pour une de mes premières machines, une Yamaha YDS 3 qui fut inspirée, voire pompée de l’Adler par les Japonais.

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Et puis parmi tous les visiteurs apparaît Jean Claude Serre qui ne peut résister à enfourcher la Ténor de son ami Thierry Philippon.

Tout heureux,  Jean-Claude pose pour la photo, 52 ans après sa victoire aux Coupes du Salon à Montlhéry sur une 125 Terrot Ténor bien entendu !

Rappelons que Serre fut Champion de France 50cc en 1961 sur Itom.

Pour ceux qui voudraient en savoir plus  sur Jean-Claude Serre, je vous recommande  l’article extrêmement bien documenté, sur Jean-Claude publié par Bernard Salvat dans le Motocyclettiste N°112 d ’Avril 2012. Voir : http://motocyclettiste.fr

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Comme tout le monde, je suis attiré par la Terrot de course qui porte le n° 36. Magnifique !

Mais j’apprendrai plus tard de la bouche de son propriétaire que c’est un modèle qu’il a lui-même coursifié, certes sur une base d’époque.

Ce qui pose encore une fois le problème des machines qui se font dépouiller pour créer des vrais fausses machine de courses.

Il semblerait par exemple qu’actuellement on ne trouve que difficilement des Ducati d’origine des années 70, car toutes sont coursifiées et de ce fait, il n’en reste presque plus équipées de route comme à leur sortie d’usine.

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En attendant la Terrot 36 file sur les routes de l’Ariège et son pilote malgré ses 76 ans se plaint :

« On ne roule pas assez vite !   Je ne peux pas passer la 4 ème !!! « 

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L’équipe de l’AZA de Pamiers ouvre la route. Heureusement car en ces contrées on peut se trouver  dans un virage face à une voiture, tout aussi de collection, comme celle de ces Anglais.

Effectivement beaucoup  de collectionneurs d’origine anglo-saxonne sont installés en Ariège et Aude pour notre plus grand bonheur, comme le propriétaire de ce tricycle Morgan qui a pris part à la ballade en nous enfumant de façon délicieuse car il a la délicatesse de mettre de l’huile de ricin dans son moteur. Un vrai régal pour les vieilles narines d’amateur de courses !!! Jacques Potherat aurait adoré…

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A Pamiers, j’ai retrouvé mon ami Thierry qui m’avait promis de venir pour me présenter sa Ténor que je ne connaissais pas encore.

Une bien belle moto, superbement préparée et qui avance drôlement bien sur ces petites routes de montagne.

Certains ne l’auront vu que de dos !!! Comme sur la photo ci-dessous.

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On sent en le voyant passer, que Thierry est à l’aise sur sa Ténor, il la balance dans les virages avec une sûreté et une maîtrise que tout le monde n’a pas. En plus avec ses pneus modernes elle accroche.

Certes, la petite Ténor à moins de puissance que sa magnifique Rallye que j’ai appelé la 186 Philippon et dont vous pouvez admirer la beauté sur plusieurs autres pages ce blog. Mais enfin elle avance drôlement bien. J’y reviendrai en consacrant plus tard une page entière sur cette machine.

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Le samedi, bien que nuageux en matinée, le soleil sort dès l’après midi et c’est sous une magnifique lumière d’automne  que la balade est partie  pour une centaine de kms et le franchissement de 5 cols Pyrénéens.

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La traversée de plusieurs sympathiques villages n’a pas autant impressionné  les participants que le passage de la route à l’intérieur de la grotte du Mas d’Azil qui d’un avis unanime a vraiment surpris tout le monde.

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Claude Rougé était descendu de Bretagne et j’ai pu vérifier que son carbu, un Dell Orto, moderne, convient parfaitement à sa Ténor.

Je vais donc immédiatement en commander  un pour la mienne…

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A leur mine réjouie et aux moustiques collés sur leurs dents, on peut constater le bonheur des motards qui roulent sur les routes de campagne ariégeoises.

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La Terrot  36 sur les routes des Pyrénées …  comme sur un circuit…  Surprenant non ?

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Et il se régale le petit chien motard !

Il admire et renifle le paysage, bien calé sur les genoux de sa maîtresse, tracté par la Terrot de son sérieux « papa ».

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Aux arrêts : Commentaires des pilotes pendant que les ailettes des cylindres cliquettent en refroidissant doucement.

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La merveilleuse entre tube 350 HSS, de Michel Blayer, attire tous les regards et les photographes. 

C’est la plus ancienne de la sortie. Elle est de 1928.

Il faut dire que, là aussi, nous avons affaire à une très belle restauration.

La couleur, noir et or, de ce modèle est d’une grande classe.

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Michel Blayer l’a entièrement restaurée dans son garage, faisant tout lui-même.

Ce genre de mécanique doit bien le distraire de ses occupations professionnelles car Michel, un temps ingénieur chez Peugeot s’occupe actuellement de son entreprise de programmation des systèmes soft de gestion électronique des moteurs et boîtes pour les  F1 de plusieurs écuries.

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La route continue pour cette mignonne Peugeot qui se tape la bourre avec des ETD et autres pétochons.

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 Quelques collectionneuses étaient également de la ballade.

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Le lendemain, par une météo tout aussi belle, la virée continuera, direction le célèbre château cathare de Montségur. 

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Thierry confirme que les suspensions des Ténor étaient conçues pour rouler en duo. Alors quand on ne pèse pas comme deux ( comme moi ) pour tasser  les amortisseurs,  on en prend plein le « dos ».

Et bien que les rudes petites routes de montagne aient fait souffrir les postérieurs de ces messieurs dames … 

Cette réunion en Ariège aura enchanté les Terrotistes présent à Pamiers.

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Plan moteur 175 Terrot Tournoi

 

Plan moteur de 175 Terrot Tournoi

 

Je reprend la rédaction de ce blog après un arrêt pendant le mois d’août… et je remercie  tous les lecteurs qui m’ont envoyé des e mails pour m’encourager à continuer de l’écrire.

Pendant ce temps, Thierry Philippon m’a envoyé  un plan fort intéressant et qu’en plus je trouve très beau.

Je ne pouvais pas, ne pas vous en faire profiter.

Merci beaucoup Thierry

Plan moteur 175 Terrot Tournoi dans Terrot 1-moteur-tournois-a

 Ce plan a été archivé précieusement par l’ami Thierry. Mais comme ce document date des années 50, voire fin 40, il a subi les affres du temps et de multiples taches sont apparues surtout au niveau des pliures du papier et un peu partout. Comme vous pouvez voir ci-dessous sur la reproduction originale.

plan-175-Terrot-Tournois plan-moteur-175-terrot-tournois dans Terrot

 Mickie a alors pensé que je pourrais le restaurer. La tâche n’était pas simple, imaginez qu’il y a environ un clic de souris pour chacune de ces espèces de petite chiure de mouche.  Un travail de Romain ! Pour ne pas employer une expression … disons, plus colorée…

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 Ce plan à échelle 1, avait été fourni à Thierry pour reproduction. C’est Monsieur Pierre Aubertin, qui avait fait toute sa carrière chez Terrot puis chez Peugeot, qui lui avait prêté l’original.

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Rappelons que Pierre Aubertin travaillait avec Edmond Padovani qui était un ami de la famille Philippon.

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D’autre part, Thierry Philippon précise que l’un des fils Aubertin, Paul, lui aussi, travaillait chez Peugeot et a conservé le prototype 100 Terrot 4 temps, boite 3 vitesses qui est l’ancêtre de toute la lignée 125/175 que nous connaissons.

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Personnellement je trouve ce plan superbe et je pense qu’on peut le regarder à la fois comme un document technique mais aussi et surtout comme une œuvre d’art.

J’ai supprimé les n° de références  pour le rendre plus lisible car de toute façon l’usine Terrot ne prend plus de commandes et ne livre plus ses pièces ! Vous pouvez toujours essayer de les identifier sur l’original.

5-moteur-tournois

J’ai passé beaucoup de temps à retoucher les diverses taches de la vieille copie, que vous avez plus haut, et  j’ai eu des pensées émues pour le dessinateur qui un demi-siècle avant moi a travaillé sur sa planche à dessin à la création de ce plan.

Parfois je ne savais plus si j’effaçais une tache ou un petit détail du dessin tellement que l’image était brouillée par le vieillissement du papier.

plan-175-type-tournois

 

Merci encore Thierry pour ce devoir de vacances bien agréable !

 

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Plus de 1000 photos…    A l’occasion de ses 20 ans d’existence, le Terrot Club de Ballancourt

avait loué, le 23 juin 2012, l’anneau de Montlhéry pour une journée exceptionnelle : 

150 motos, 500 visiteurs pour une merveilleuse journée.

 Un DVD de plus de 1000 photos, prises par un photographe professionnel vous est proposé.

* Chaque photo est en haute définition ce qui permet une impression sur papier d’une très bonne qualité.

 Si vous souhaitez acheter ce DVD, vous pouvez envoyer votre chèque de 10 euros à l’ordre de Terrot Club (port compris), avec ‘une demande sur papier libre à :

    Terrot Club Ballancourt

    Marie de Ballancourt

    91610 Ballancourt sur Essonne

 Délai : 10 jours. Pour un délai plus rapide et un paiement sur le site, achetez ce DVD sur la boutique du Club

 

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La Ténor … ça y est !!!


La Ténor … ça y est !

A Montlhéry: Pour les 20 ans du Terrot Club Ballancourt.

 

Texte : C Camberoque

Photos de Mickie, Bernard Salvat, et Charles Camberoque.

La Ténor … ça y est !!! dans Terrot bracelet-et-anneau

En décembre 2010, lorsque Philippe du Terrot Club Ballancourt annonçait la grande fête des 20 ans du club qui se déroulerait le 23 juin 2012, sur le circuit de Montlhéry, Mickie m’avait dit :

 « A cette date, ta moto sera finie et nous irons ensemble à ce rassemblement sur ce circuit ».

Je trouvais que c’était bien loin dans le temps…

en-route 125-Terrot -Ténor dans Terrot

Et puis c’était la semaine dernière !!!

Que du bonheur !

J’avais suivi pour ce blog la restauration de ma machine. Forcément. Mais ces derniers temps Mickie me la cachait pour que je ne la découvre totalement finie, qu’a Montlhéry.

J’aime les symboles. Et c’est ainsi que le Vendredi 22 juin, nous avons pris l’autoroute du centre de la France direction : Linas Montlhéry. Ma chère Ténor dans la camionnette, cachée sous une couverture. Et ce bougre de Mickie me surveillait du coin de l’œil pour que je ne la découvre pas !

La route était longue et c’était dur. Mais il faut respecter les symboles et les engagements rituels.

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Arrivé à Montlhéry je retrouvais le circuit que j’avais beaucoup fréquenté dans les années 70 époque où je travaillais et vivais à Paris. Je n’étais pas revenu depuis les Coupes Eugène Mauve de 1971. Voir sur ce blog à la page : http://charlescamberoque.unblog.fr/?p=1772

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Après avoir descendu, sa moto Mickie sort la mienne, toujours recouverte de sa couverture.

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Et ce fut le dévoilement !

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Regardez ma gueule … Vous comprendrez ma joie !

Même ma femme ne m’avait jamais vu sourire aussi franchement… sur une photo.

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J’avais abandonné en 1968 cette Terrot Ténor, ma première moto et depuis elle avait rouillé, bien heureusement lentement, sous un appentis recouverte progressivement par un tas de bois.

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L’ami Jean Paul me l’avait rappelé à mon bon souvenir et je l’avais exhumée il y a maintenant 4 ans.

Lire au début de ce blog, voir : Ma Ténor retrouvée

Vous connaissez la suite où je vous disais qu’à la fin, je vous donnerais la recette du cassoulet. Plusieurs me l’ont réclamée et oui, je vous la donnerai bientôt…

CHC_3417

En attendant, dans le petit matin,  nous étions enfin à Montlhéry…

… et ce furent les premiers tours de roue : 44 ans après !

1-er-tour-de-roue

J’avais perdu depuis bien longtemps mes réflexes de conduite, particulièrement d’une si petite machine. Je n’étais pas à l’aise, passant de ma grosse et lourde FJ 1200  ( plus a ma taille ! ) à la Ténor.  Une grosse centaine de Cv d’écart et aussi 200 kg en moins sur ma Terrot.

 

« Ne t’en fais pas ça revient vite » disait Mickie »

chicane-nord-montlhery-2012

 

La dernière fois que j’avais tourné sur un circuit c’était sur le Paul Ricard sur  une 350 Aermacchi de l’Ecole de Pilotage de Tony Smith.  (Voir : http://charlescamberoque.unblog.fr/?p=234 et http://charlescamberoque.unblog.fr/?p=937    )

sur-anneau

Et me voilà rien de moins que sur l’anneau.

Mickie m’a pris sur la photo ci dessus à gauche. Je suis dans le groupe des 4 tandis qu’on voit à droite de l’image la fourche de sa Ténor.

Sur la photo de droite en sortie de l’anneau, en pleine vitesse… La Ténor emporte mes 110 kg de viande à plus de 80 km à l’heure. Brave machine !

cc-tenormontlhery-2012

 

Il n’y a jamais eu à Montlhéry  de pilote si gros sur une machine si petite. J’ai peut-être battu un record !!!

photo-b-salvat-montlhery

 Après la première séance de roulage : Surprise ! Voici Thierry Philippon qui vient nous rendre visite. Autre surprise : Bernard Salvat est déjà là et nous prend en photo. Merci Bernard.

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Thierry Philippon est venu avec la moto « construite par ses soins » sur une base de 175 Rallye.

J’écris: Construite par ses soin car il n’a pas fait que restaurer cette machine mais il a poursuivi son évolution en respectant l’esprit de son ingénieur E Padovani. Ne manquez pas de lire les 3 articles de ce blog que j’ai consacré à l’oeuvre originale et innovente de Thierry dans les pas de Pado. Voir :

La 186 Terrot-Philippon Rallye :

http://charlescamberoque.unblog.fr/2009/09/02/la-186-terrot-philippon-rallye/

La Terrot Philippon II :

http://charlescamberoque.unblog.fr/2009/12/18/la-terrot-philippon-ii/

Thierry Philippon continue ses préparations ! :

http://charlescamberoque.unblog.fr/2011/06/06/thierry-philippon-continue-ses-preparations/

t-m-m

Thierry n’avait encore jamais vu nos machines et ne connaissait Mickie, que par téléphone et Internet. Nos retrouvailles à Montlhéry, la « sortie officielle » de ma Ténor et les 20 ans du Club Ballancourt ! On ne pouvait pas souhaiter plus pour le début d’une magnifique journée !

cc-et-tp

Bernard Salvat est venu, lui aussi, voir ma petite Ténor qui était sagement garée entre la machine de Philippon et celle de Mickie.

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Dès 9 heures, sur la piste, on se prépare à tourner.

recommandations

Philippe Célérier, le président du Terrot Club Ballancourt et l’équipe du circuit donnent les instructions pour que les pilotes soient prudents et respectent toutes les consignes.

On est là pour rouler et pas pour faire une course. Est il bon de le rappeler ?

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Les motos partiront par groupe de trois par trois.

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Des plus rapides aux plus lents tout le monde se régale. Mickie n’en revient pas d’avoir amené la Ténor de Papa  à Montlhéry. Son Père, qui rêvait tant de courses et de ce circuit.

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En ce qui me concerne, mon premier souci était de m’habituer à l’inversion des commandes frein et sélecteur puis de retrouver mes vieux réflexes sur une machine aussi petite et légère, bien peu adaptée à ma morphologie actuelle… Les premiers tours étaient abordés avec circonspection bien que la vitesse de la Ténor soit ridiculement peu élevée.

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Au fil des tours, cela commençait à revenir et je prenais de plus en plus de plaisir.

Le freinage était bon à l’avant comme à l’arrière. La  partie cycle parfaite donc la tenue de route tout à fait correcte.

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Les amortisseurs reconditionnés par Mickie remplissaient bien leur fonction. La fourche également. Ils avaient du travail avec mon poids !

En passant devant les stand j’exprime mon bonheur en empruntant à Bultaco le célèbre signe de leurs logos.

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Le moteur à besoin d’un petit rodage, c’est certain. Thierry me disait de ne pas trop y tirer dessus. Un carburateur mieux adapté sera également le bienvenu.

 

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 Dans la chicane nord Mickie tâte prudemment le terrain du bout du pied.

A la fin de la journée j’ai tourné sur la Ténor de Mickie pour avoir un élément de comparaison. Toutes mes craintes du matin avaient disparu et à ma grande satisfaction j’ai retrouvé le plaisir de tourner sur un circuit, même si c’était à une allure modeste. Bien entendu cela me donne envie de revenir et surtout cela me motive pour coursifier ma petite 250 Benelli 2C. Voir :   http://charlescamberoque.unblog.fr/?p=1071 

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Merci à tous les membres du Club Terrot Ballancourt et aux organisateurs qui nous ont concocté ce merveilleux rassemblement, qu’ils soient présents ou pas sur la photo ci-dessous :  Photo que m’a gentiment communiqué Bernard Salvat.

De gauche à droite : Le Président Philippe Célérier, Michel Petit, Didier Rousier et Bernard Fourmont

Au premier plan : Une Numéro 5 Terrot  3HP 1/2  deux Cylindres.

 

organisateurs

J’en profite également pour remercier Gil et Cyrielle  son épouse qui nous ont gentiment nourris et hébergé le vendredi soir. Le pâté de pomme de terre Limousin était parfait !

Bien entendu je ne manquerai pas de rendre un hommage plus particulier à Mickie qui m’a fait connaître ses amis … et le monde de la moto ancienne. Qui m’a convaincu de restaurer plus dignement que prévu la vieille Terrot Ténor de mon adolescence.

Et en plus, qui me l’a restauré avec tout son savoir faire et sa passion pour m’amener, en prime, à Montlhéry aux 20 ans du Terrot Club Ballancourt.

Merci Mickie, sans toi je serai passé à côté de beaucoup de bonnes choses. Tu n’as pas restauré que la moto. Tu a donné aussi un coup de jeunesse à son pilote !

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 Samedi soir, nous avons pris le chemin du retour. Fourbus mais heureux !

Ma moto n’était plus cachée sous une couverture et les motards qui nous doublaient, après avoir vu les deux belles machines à l’arrière de la camionnette, ne manquaient pas de nous faire un petit signe amical.

Tout au long de la longue route, nous avons élaboré un programme  pour des futures sorties et gageons que d’autres Terrotistes viendront se joindre à nous…

C’est pas fini, non !

Cela ne fait que recommencer…

retour

La prochaine fois, je vous montrerai quelques photos des motos présentes à Montlhéry

et plus tard, oui, je vous donnerai la recette du cassoulet pour clore ce projet de blog que je tiens depuis plusieurs années.

 

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Plus de 1000 photos…  

 A l’occasion de ses 20 ans d’existence, le Terrot Club de Ballancourt avait loué, le 23 juin 2012, l’anneau de Montlhéry pour une journée exceptionnelle : 

150 motos, 500 visiteurs pour une merveilleuse journée.

Un DVD de plus de 1000 photos, prises par un photographe professionnel, vous est proposé.

* Chaque photo est en haute définition ce qui permet une impression sur papier d’une très bonne qualité.

 Si vous souhaitez acheter ce DVD, vous pouvez envoyer votre chèque de 10 euros à l’ordre de Terrot Club (port compris), avec une demande sur papier libre à :

    Terrot Club Ballancourt

    Marie de Ballancourt

    91610 Ballancourt sur Essonne

Délai : 10 jours. Pour un délai plus rapide et un paiement sur le site, achetez ce DVD sur la boutique du Club

 

 

Restauration d’une Terrot 350 HST

 

Restauration d’une Terrot 350 HST

 

Photos : Mickie et C Camberoque

 

 

Restauration d’une Terrot 350 HST dans Circuits. cc-et-mickie

 

 La Terrot 350 HST

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Chaque machine à sa propre histoire.

Cette 350 HST a été fabriquée à l’usine Terrot de Dijon au début de 1930…

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… Un agriculteur de la région de Bédarieux, viticulteur aisé, l’avait acheté pour aller travailler dans ses vignes et pour se déplacer au travers de sa propriété.

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Pendant 30 ans, ce brave homme utilise son HST comme un engin utilitaire, probablement bien agréable aussi sur les petites routes des hauts cantons de l’Hérault.

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Dans les années 60  la vaillante machine est largement dépassée, mais notre vigneron ne se résout pas à s’en séparer.

Il la range sagement dans une des remises de son domaine.

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 Le paysan meurt dans les années 90 et son fils vend la propriété dont il hérite de son père.

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 Des Anglais se portent acquéreurs de ce beau domaine.

Ils découvrent la Terrot, à leur grande joie,  toujours endormie au fin fond de la vieille remise.

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La machine est en très mauvais état comme vous pouvez le constater sur les photos.

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Ayant eut vent des talents de Mickie  ils lui apportent la bécane à restaurer.

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Les nouveaux propriétaires de la Terrot souhaitent  que Mickie la ressuscite aux meilleures conditions possibles et surtout à un  prix de revient minimal.

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Bien que la bécane soit sérieusement délabrée à son arrivée, Mickie se rappelle de l’avoir redémarrée après 2 heures de travail.

Puis d’avoir été faire le tour du pâté de maison pour vérifier son fonctionnement.

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Elle fonctionnait, c’était bon signe !

Avez vous vu une 350 Terrot HST en sliks et roue à bâtons ?

Pour pouvoir la déplacer dans l’atelier Mickie l’avait chaussée de roues d’une Yam TZ  !!!

Et Mickie se souvient : « Le réservoir était chromé à l’origine, et la déco peinte par-dessus. le chrome n’était pas en assez bon état, et le réservoir cabossé, ce qui a nécessité du masticage: Je n’ai pas pu garder le chrome, et le refaire chromer était hors de question… »

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Quelques temps plus tard voilà le travail.

Prochainement le carter moteur d’origine avec le nom de Terrot sera mis en place au lieu de l’actuel avec le sigle de Magnat Debon.

A l’époque, cette machine était vendue indifféremment sous les noms des deux marques.

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La moto roule à nouveau.

Elle revient dans l’atelier de Mickie pour le petit entretien courant.

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Elle est régulièrement utilisée comme dans ses meilleures années du milieu du siècle dernier.

Au plus grand plaisir de ses propriétaires … 

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Et ça les change des marques Anglaises !

 

 

Pour plus d’informations sur la  350 Terrot HST allez  faire un tour sur le site de la mémoire de Terrot Dijon :


http://terrot.dijon.free.fr/GrosPlan/350HST.html

 

 

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