Les Terrot Rallye de Thierry Philippon

Les Terrot Rallye de Thierry Philippon

 

 Texte de Jean-Paul Augé

 

Ceux qui ont eu la possibilité de suivre ce blog depuis le début, (ou la patience ou le courage d’en lire l’intégralité !), savent que Charles Camberoque et moi avions commencé en vous racontant nos premières aventures motocyclistes, lorsque nous étions adolescents, vers 1965-1970.

Nous avions tous les deux commencé en roulant sur des Terrot, lui avec une 125 Ténor, puis moi, un peu après, avec une 175 Rallye. 

Outre l’intitulé de ce blog, la restauration de la Ténor de Charles a servi de prétexte à plusieurs articles, tandis que je n’ai fait qu’aborder celle de ma Rallye: http://charlescamberoque.unblog.fr/2012/12/03/lhistoire-dune-rallye-175cc-de-1962/

Mais dans ce blog, il y a un troisième larron, auquel nous avons déjà consacré plusieurs articles : Il s’agit de Thierry Philippon, lui aussi grand amateur de ces dernières Terrot, auxquelles il a consacré beaucoup de temps et de talent.

T-Philippon-Pamiers-2012route-en-ariège-

Et pour lui aussi, tout a commencé à la fin des années 60, quand, avec un de ses frères, il a entrepris d’essayer de tirer le maximum de ces jolies petites machines.

Et depuis lors, Thierry n’a jamais arrêté de travailler sur des Terrot, au point d’en devenir un des meilleurs spécialistes français.

Nous allons donc passer en revue le résultat de ces années de passion.

Dans le premier de ces articles, http://charlescamberoque.unblog.fr/2009/09/02/la-186-terrot- philippon-rallye/  nous  avons laissé la parole à Thierry, qui a ainsi pu vous raconter le début de son parcours, et notamment cette fameuse machine qui représentait alors le summum de ce qui avait pu être obtenu à partir d’une 175 Rallye.

Entre nous on l’appelle : La Noire

1-Rallye-T-Philippon-La-noire

Même si on vous en a déjà beaucoup parlé, on n’avait pas trop d’informations sur le passé de cette machine.

Et sans prétendre avoir tout découvert, on a quand même fini par trouver quelques traces de son passé.

D’abord la plus ancienne photo que nous ayons, trouvée sur un site dédié aux Terrot, sans qu’on en sache plus sur son origine ni sa date.

Mais Thierry confirme que c’est donc bien celle qui est devenue « la Noire ».

On reconnait sans peine la selle, le réservoir d’huile, les amortisseurs arrières, le carburateur Dell’Orto Racing, les soufflets de fourche, et quelques autres détails.

Noire A1

Mais le réservoir ? Curieux, non ?

Dûment interrogé, Thierry s’est souvenu qu’il provenait d’une machine italienne, une Italjet.

Et comme de nos jours, rien ne résiste à Internet, voici donc une image d’un cyclo de cette marque, comme il y en avait tant dans les années 60 :

italjet réservoir

Sans être indiscutable, la ressemblance des réservoirs est quand même bien marquée.

Voici une autre photo de la Terrot prise à l’occasion d’une exposition organisée par le Terrot-Club de Ballancourt.

Noire A2

Et là, il n’y a pratiquement plus de doute.

Il manque beaucoup de choses, car la machine était en cours de rénovation, et ce n’est que quelques temps plus tard qu’elle prendra son aspect définitif actuel.

Depuis, nous avons eu l’occasion de la voir de près, notamment lors du rassemblement annuel du Terrot-club de France en 2010, qui se passait cette année-là dans le fief Nougier, à Saint Andiol, quelques kilomètres au sud d’Avignon, et nous y étions : vous pouvez vous reporter à la page :

http://charlescamberoque.unblog.fr/2010/10/06/un-dimanche-a-st-andiol/ 

où vous retrouverez cette machine sous des angles moins connus, notamment la vue de dessus qui permet d’apprécier la finesse d’ensemble.

Et depuis, Thierry guette les belles journées pour aller se promener avec, ou bien avec sa 125 Ténor un peu « spéciale », que vous trouverez à la page suivante :  http://charlescamberoque.unblog.fr/2012/11/04/la-tenor-de-philippon/

Voilà donc pour « la Noire ».

Mais ce n’est que tout récemment que Thierry nous a finalement appris que sa première Terrot n’était pas une 175 Rallye, mais une 175 Tournoi, dont voici un bel exemplaire, vue sur un site bien connu de petites annonces.

 2-tournoi-175-cote-droit-

Comme on le voit, il s’agit d’une machine plutôt « touriste », notamment dotée d’éléments de carrosserie très enveloppants, dont un superbe carter de chaîne secondaire.

Pourtant elle partage une grande majorité de pièces avec la 175 Rallye, dont le cadre et les suspensions, et toute la mécanique à l’exception de quelques pièces qui permettaient à la puissance de passer des 10cv de la Tournoi aux 15cv de la Rallye (puissances à la roue arrière, selon les données constructeurs)

3-tournoi-cote-gauche

Et même s’il ne nous en a jamais parlé, on imagine volontiers que Thierry avait sans doute fait subir quelques modifications à la partie cycle pour lui donner un style plus sportif.

Par contre, il nous a raconté comment, grâce aux bonnes relations que son père avait à l’usine de Dijon, le moteur de sa Tournoi avait pu devenir un moteur de Rallye.

Mais cela n’était sans doute pas suffisant, et lui et son frère ont donc cherché à améliorer encore le moteur, ce qui les avait conduits à se tourner vers des pièces Honda pour palier à la pénurie de pièces Terrot, notamment les bielles, alors que la marque avait cessé de produire en 1961.

Et parmi les modifications un temps envisagées, il y a eu l’essai d’une bielle de 450 Honda.

L’expérience a fait long feu, mais Thierry nous a récemment montré l’embiellage ainsi équipé, qu’il a tenu à conserver, et sur lequel on voit bien que la tête de la bielle Honda déborde assez largement des masses du vilebrequin Terrot, sans parler de sa longueur.

4-Bielle-

Mais quelques mois plus tard, l’arrivée de la CB 350 sur le marché français permettait de trouver une solution nettement plus viable puisqu’elle est encore utilisée de nos jours par Thierry. 

Comme on le voit ci-dessous, l’écart entre les deux bielles, 175 Terrot et CB 350 Honda, n’est pas très important, et le montage a une allure nettement plus « raisonnable » :

5-bielles-vilo 

Mais au total, nous n’avons pas vraiment de photos des machines utilisées par Thierry à cette première époque, et nous allons donc nous limiter à parler de celles dont nous connaissons l’existence aujourd’hui.

On va donc commencer par l’exemplaire « standard », c’est-à-dire le plus parfaitement conforme à l’état de sortie d’usine.

Il s’agit d’un exemplaire parmi les plus parfaits qui soient, dans un état absolument irréprochable, au point d’avoir été retenu par les organisateurs du salon Rétromobile en 2010, à l’occasion duquel a été prise la photo ci-dessous.

6-retromob-philip-2010

Tout, absolument tout, est conforme aux modèles d’origine, sans oublier, ultime détail rarement présent, la pompe type « pompe à vélo », installée à l’emplacement prévu par le constructeur sur le bras oscillant, afin de pouvoir regonfler les pneus si le besoin s’en faisait sentir.

Plusieurs amateurs possèdent des Rallye en très bon état, notamment François Fernandez, (ancien équipier, ou passager, du sidecariste Joseph Duhem, plusieurs fois champion de France dans les années 60), qui a eu la chance d’en trouver une oubliée au fond du magasin d’un ancien concessionnaire de la marque, et qui n’avait alors que 44 km au compteur.

Allez lire le blog de François, https://francoisfernandezmoto.wordpress.com/2016/11/02/terrot-rallye-175-1959/ vous y trouverez une belle série de photos.

7-bleu-et-compteur

Et entre sa Rallye « état concours » et « la Noire » », Thierry en possède d’autres qui illustrent les différentes étapes des évolutions qu’il leur a fait subir. 

Je vais essayer de les mettre dans l’ordre. Il y aura donc « la Bleue à bracelets », et la « Jaune racing ».

Et cette série s’achève avec celle dont Thierry vient de terminer la réalisation, et dont nous vous avons permis de suivre toute la progression depuis sa mise en chantier : Sprint final chez Thierry Philippon

 

 

La bleue à bracelets

Voici donc une première version encore assez proche du modèle de série, au point que vous pourriezvous demander ce qu’elle a de vraiment particulier sinon quelques détails ici et là.

Et pour commencer, elle conserve sa couleur bleue d’origine. 

Mais vous allez voir qu’en fait, elle commence déjà à bien se démarquer du modèle standard.

Alors, première chose visible, pourtant d’origine Terrot, le croissant mauve qui entoure la zone chromée du réservoir.

Il reprend la même forme que le croissant blanc du réservoir des Ténor.

Mais Terrot n’a pas généralisé cette décoration sur toutes les Rallye, et ça valait donc la peine de le signaler, car elles ne sont pas si nombreuses.

Et je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve ça assez esthétique.

8-Bleu-bracellet-cote-droit

Vient ensuite la curieuse forme du tube d’échappement. Le tube d’origine passe trop près du sol dans les virages.

Donc il a été modifié pour passer plus haut, mais il faut alors contourner le bossage du carter dans lequel passe la commande de l’embrayage, d’où cette forme en escalier qu’on retrouvera ensuite sur d’autres machines de Thierry, et notamment sur la Noire qu’on a vue plus haut.

Et bien sûr, le silencieux ovoïde d’origine cède la place à un superbe mégaphone, soutenu par une tige accrochée tout en haut du cadre, sous la selle, tout près de la fixation de l’amortisseur arrière.

C’est l’occasion de remarquer une autre différence, avec le remplacement des amortisseurs d’origine par des modèles de marque IKON, anciennement KONI.

On remarque aussi un changement au niveau du repose-pied, avec un levier de sélecteur ajouré qui commande une tringlerie de renvoi pour actionner la commande de boite à vitesses, dans le meilleur style racing.

Un petit coup de zoom permet de mieux voir ce montage.

9-détail-175-Terrot-Thierry-Philippon

On voit un peu mieux le repose-pied, dont on devine qu’il est installé sur un support qui vient s’accrocher sur le cadre, juste en arrière de la béquille.

Et c’est aussi l’occasion de remarquer que le carburateur Gurtner d’origine a laissé la place à un modèle italien, Dell’Orto, de type  »racing », en principe un SSI25.

En fin connaisseur de l’histoire de ces machines, Thierry explique que le prototype de la Rallye avait été présenté avec ce type de carburateur, mais que Terrot l’avait remplacé par un modèle Gurtner, moins onéreux.

Au passage, les connaisseurs auront remarqué que le bouchon de la jauge d’huile sur le carter de boite à vitesse porte désormais un tuyau de reniflard, ce qui laisse supposer que ces carters ont été décloisonnés, sujet dont nous reparlerons une autre fois.

Enfin, toujours sur cette photo, on voit une gaine de câble rouge qui semble contourner le garde-boue  arrière et filer vers le moyeu arrière.

C’est la commande de frein arrière, qui remplace avantageusement la tringlerie d’origine, qui à partir de la pédale de frein située à gauche, traversait le cadre avant d’actionner une tige située en dessous du bras oscillant, derrière le silencieux. Le câble est une solution nettement plus simple.

Quant au repose-pied du passager, il n’y en a plus.

Adieu donc au passager,… ou à la passagère…

Mais ce n’est pas fini, il faut maintenant examiner l’autre côté.

10-bleu-c-gauche

De ce côté-ci, le montage du repose-pied apparait plus évident puisqu’il n’est pas masqué par le pot d’échappement.

On devine la pédale de frein, et le départ de la gaine rouge, et aussi un contacteur de feu stop

On remarque l’absence de la pédale de lanceur, mieux connue sous le vocable de « Kick-Starter », et par contre, on observe la présence d’une prise de compte-tour au beau milieu du carter de volant magnétique, dans le prolongement de l’axe du vilebrequin.

Et maintenant, il est temps de parler du poste de conduite, dont les plus attentifs auront noté qu’il semble passablement différent de l’original.

En effet, toujours dans l’esprit « équipé racing » des années 60, le remplacement du guidon d’origine par des guidons à bracelets s’imposait.

Alors Thierry a fait cette modification incontournable, mais en s’attachant à conserver le boitier du phare d’origine,la fameuse « tête de lapin » qui existait déjà sur les Terrot d’après-guerre.

11-bleue-bracelet-cpte-tour-compteur-DSC03937

Celle-ci a donc été soigneusement découpée pour permettre le montage des fameux bracelets.

Sur cette même vue plongeante, on retrouve la prise de compte-tour sur le carter d’allumage, dont le câble rejoint le petit boitier d’affichage implanté devant le levier d’embrayage, tandis qu’un superbe compteur circulaire remplace le minuscule compteur triangulaire d’origine de la Rallye.

Finissez par une paire de levier de frein et d’embrayage munis de boules façon « racing », et voici un dernier aperçu du poste de conduite, tel qu’il se présente devant le conducteur.

12-vue-de-dessus

Et bien sûr, on retrouve les petits autocollants « Champion de France » sur le réservoir, dont il a déjà été question dans le premier article, et qui font gagner au moins 2 à 3 km/h en vitesse de pointe, je n’y reviens pas…

La « Jaune racing »

Si vous allez dans le livre de Patrick Negro, « La Terrot de mon père », à la page 100, vous y trouverez cette photo que Thierry avait déjà évoquée sur ce blog :

13-Jaune-droit-

La parenté avec la Noire est évidente.

Mais cette fois-ci, il s’agit bien d’une moto montée par Thierry, et cette fois, elle a une histoire un peu moins simple.

Thierry nous a fait passer une photo quasi « historique » de cette machine :

100_3413

En jouant rapidement au « jeu des 7 erreurs », on relève les carters et le couvre-culbuteur peints en noir, le réservoir d’huile qui est une version « retaillée » du modèle d’origine, la selle d’un modèle un peu différent, et les amortisseurs Lelaurain, accessoiriste parisien qui avait produit un modèle spécialement destiné à la Rallye, et dont on voit encore parfois quelques exemplaires.

Le réservoir d’essence bleu ayant fini par tenter un amateur qui l’a subtilisé à l’occasion d’un séjour de Thierry en Provence.

Il fut donc remplacé par l’exemplaire « pailleté or ».

Par la suite Thierry ne l’ayant pas conservée, elle est passée par un musée d’un de ses amis charentais (d’où l’inscription sur le carénage « Jarnac Motos et Loisirs », entreprise aujourd’hui disparue), avant de rejoindre la région de Dijon.

Mais fin 2011/début 2012, on la voit sur un site d’annonce bien connu (que certains qualifient parfois d’un surnom évoquant un palmipède !), avec les trois photos suivantes en illustration :

14-175-bon-coin-

La moto a perdu son joli carénage, et son réservoir en polyester a été remplacé par un réservoir en aluminium.

On voit apparaître un garde-boue avant, et le long mégaphone chromé a été remplacé par un exemplaire noir mat, plus court et doté d’un important contre-cône.

Mais il s’agit bien de la même machine.

Et à l’époque, le vendeur en demandait 5800 €.

On a alors perdu sa trace jusqu’au printemps 2015.

En lisant la liste des engagés de la Ventoux Classic de cette année-là, j’avais repéré qu’il y aurait une Terrot 175 Rallye.

Et le moment venu, dans le paddock du Groseau, à Malaucène, on a découvert ceci

la-jaune-03

 C’était bien la moto de l’annonce de 2012, conduite par un des membres du club Arbracam de Dijon.

En discutant un peu avec le pilote, j’ai appris qu’elle appartenait à un de ses amis, et qu’elle fonctionnait parfaitement, comme on pu le constater tout au long de la journée, au cours de laquelle elle a effectué plusieurs montées, apparemment sans le moindre souci, et en manifestant au contraire une belle « santé ».

Reste la question du réservoir, dont le pilote pensait qu’il venait de l’atelier de Jean Nougier, le sorcier de Saint Andiol.

Consulté sur ce point, Jacky Bœuf, la mémoire vivante de l’équipe Nougier, a examiné la photo, et confirme qu’il n’en est rien.

16-grise-

On peut enfin signaler que Thierry a souvent aidé des amis à modifier leurs Terrot Rallye, et on en a quelques traces.

Ainsi cet exemplaire ayant appartenu à Jean Le Tallec, dont plusieurs machines figurent pourtant dans le livre de Patrick Negro, mais justement pas celle-ci :

Les-Terrot-de-Thierry-Philippon-Le-Tallec

Double allumage, carburateur Dell’Orto, amortisseurs Lelaurain, etc… 

Thierry est passé par là !

 

 

 

  »A dévorer comme un roman« 

écrit  Antoine Demetz dans L’Authentique, au sujet de mon livre Le circuit oublié.

Que vous pouvez commander par l’intermédiaire de ce blog en me contactant à la rubrique commentaires.

 

L'Authentique-Circuit-oublié


Archives pour la catégorie Terrot

Sprint final chez Thierry Philippon

Sprint final chez Thierry Philippon 

 

Par Jean-Paul Augé

 

Il commençait à y avoir un bail qu’on ne vous en avait plus parlé, et pour tout dire, ça n’allait pas tarder à faire quatre ans….

Oui, QUATRE ans !

Souvenez-vous : Chez Thierry Philippon, ça avance…

12 detail cote gaucherallye philippon

Pourtant à l’époque, l’affaire semblait en bonne voie d’achèvement. 

1 cote droit rallye philippon 

Que manquait-il au juste pour que la moto soit complète et prête à prendre la route ?

13 detail res huile rallye philippon

Si on essaye de faire la liste, elle est tellement courte qu’on se demande si on n’a pas oublié quelque chose : 

         ·  Un réservoir 


         ·  Une selle 


         ·  Un garde-boue avant 


         ·  Des repose-pieds 


         ·  Des commandes reculées pour le frein arrière et la boite à vitesse


         ·  Boitier du compte-tour 


         ·  Un pot d’échappement type « mégaphone », mais avec silencieux homologué


Le tout complété par une jolie peinture. 
A partir de là, les choses auraient pu aller vite, mais c’était sans compter sur quelques petites surprises. 


Suite à un doute sur la bonne géométrie du cadre, une vérification approfondie a confirmé l’existence d’une déformation à laquelle il a fallu remédier.

Donc tout a été démonté pour mettre le cadre à nu et le confier à un professionnel qui a pratiqué ce qu’on appelle des chauffes de retrait.

Pour ceux qui voudraient savoir ce dont il s’agit, il leur suffira de regarder la petite vidéo de notre ami Joel Enndewell, désormais retraité après avoir longtemps été un des meilleurs spécialistes français du redressage des cadres de moto.

https://www.youtube.com/watch?v=_AvnlirvJWQ

 Et comme le dit Joel, la démonstration sur un tube est assez parlante, mais dans le cas d’un cadre composé de plusieurs tubes, « on est dans un autre domaine ! ». 

Ainsi donc après que le cadre de la moto de Thierry ait été redressé dans les règles de l’art, et qu’il soit revenu de chez l’artisan, il était inévitable qu’il porte les stigmates de l’épreuve, c’est- à-dire que la flamme du chalumeau avait eu raison de la peinture au niveau de  tous les endroits qui avaient été chauffés au rouge. 

2 detail-cadre-redresse 

 D’où nouvelle étape, faire repeindre le cadre, et pour cela, nouveau délai, le temps de planifier l’opération avec le peintre, lui confier l’objet, et attendre le coup de téléphone signalant que le cadre était à nouveau disponible. 

De retour chez Thierry, en avant pour un nouveau remontage, en petites étapes, et très soigneusement, comme pour tout ce qu’il a entrepris sur ses différentes motos. 

Dans le même temps, il avait commandé ce qui lui manquait pour finir la moto. 

3 selle reservoir rallye philippon

 Commandes reculées 

4 com reculleesrallye philippon 

Le temps de présenter tout ça sur la moto, et on commence à avoir un aperçu du résultat final.

5 ar droit rallye philippon 

Mais il faut alors concevoir et faire réaliser les pattes de fixation. 

On constate que la selle est un peu grosse et n’a qu’une lointaine parenté avec la selle de la moto précédente de Thierry, la fameuse « Noire » vu sur divers forum et blogs dont celui-ci.

Voir : La 186 Terrot-Philippon Rallye

14 coté droit tube echap rallye philippon  

Le volume de cette nouvelle selle s’explique par l’usage routier auquel est destinée la moto : la selle protège le pilote des projections diverses, et sert aussi de support à la plaque d’immatriculation et à la signalisation règlementaire.

Et Thierry a aussi choisi de la recouvrir entièrement , avec juste deux minces filet rouges pour souligner le dosseret. 

6 cote gauche rallye philippon 

A ce stade, on observe en outre les points suivants : 

 - Les repose-pieds ont été installées sur les platines prévues à cet effet, après que ces deux platines aient été allégées par un évidement circulaire assez important, 


7 detail gauche rallye philippon 

- La commande de frein a été installée, le levier gauche actionne un câble qui contourne la roue arrière pour aller actionner le levier désormais orienté vers le haut.

Alors que sur la machine de série, il est orienté vers le bas et actionné par une tringle.

- Le sélecteur de vitesse actionne une tringle de renvoi articulée par des rotules qui suppriment les jeux indésirables 

8 detail droit rallye philippon 

- Enfin, le câble du compte-tour rejoint désormais le compte-tour implanté au-dessus du phare, juste devant le Té de fourche.

9-bracelets-c-pte-tour-rallye-philippon                     

Ne restait plus alors que l’installation du garde-boue avant qui a juste nécessité l’interposition d’entretoises pour adapter sa largeur à l’écartement des tubes de fourche. 


10 gde boue av rallye philippon 

Dernière phase : la peinture. Pour des raisons de planification budgétaire, cette opération s’est faite assez longuement attendre.

Thierry a opté pour un magnifique bleu métallisé choisi dans le nuancier d’un grand contructeur auto. 

Seuls le réservoir et le garde-boue avant étaient concernés. 

11 cote gauce peinte rallye philippon 

On observe la présence d’une plaque de numéro ovale, type compétition, fixé de manière provisoire sur le côté de la selle.

Thierry trouve que ça équilibre un peu mieux le volume de la selle par rapport au reste de la moto, et nous partageons cet avis. 

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En attendant les ultimes opération, il était temps que cette moto quitte l’appartement dans lequel elle était née et avait grandi pour rejoindre un garage un peu plus adapté.

Mais pour cela, il fallait non seulement la faire passer par la porte, mais aussi réussir à lui faire prendre l’ascenseur.

Et pour cela, il a fallu démonter à nouveau certaines parties pour obtenir enfin un volume susceptible de rentrer dans l’ascenseur, et rendu facile à déplacer grâce à une sorte de planche à roulettes.

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Après quoi, nouveau remontage, et voilà l’engin sur ses roues (mais sans le réservoir !), en route pour le garage.

Vous noterez la petite taille de la moto, comparée aux voitures garées à l’arrière-plan.

C’est tout pour le moment. 

16-cote-droit-rallye-philippon

Prochain épisode : les premiers tours de roue.

A bientôt … ???

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15 Novembre 2018  : Dernières nouvelles…

« Et pourtant elle tourne »… comme disait Gallilée…

 

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La moto a fait récemment ses premiers tours de roue et châssis

suspension et moteur donnent satisfaction (120 kms effectués). 

Bien cordialement

Thierry Philippon

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Pour que carbure la Ténor…

Pour que carbure la Ténor…

 

Pendant cet hiver, ma Ténor est restée à l’abri des intempéries que nous avons connues jusqu’à ces dernières semaines où l’été arrive, il était temps !

À la fin de sa restauration, au printemps dernier, un carburateur provisoire avait été monté, un Amal qui visiblement n’était pas adapté. Cela m’avait permis d’étrenner ma vieille Terrot pour les 30 ans du TC Ballancourt, bien que la Ténor n’y soit  pas encore au top.

À Montlhéry, si la machine tournait bien à l’arrêt, elle manquait de souffle et de puissance sur la piste. Malgré les trous à l’accélération, j’étais bien content et je garderai pour toujours un grand et bon souvenir de cette journée sur la piste et l’anneau…même à 60 km/h.

Pour que carbure la Ténor… dans Circuits. amal--300x248

Par la suite, sur les conseils de Claude Rougé et Thierry Philippon j’ai acheté un Dellorto tout neuf.

Les références de ce carbu sont PHBG 21 CS. Prix :  73,70 euros livré à la maison.

Moins cher qu’un vieux Gurtner à 100 euros dans une bourse, alors qu’on ne peut pas être sûr qu’il va fonctionner.

Pourquoi s’en priver, d’autant plus que je ne cherche pas à avoir une moto de musée, mais a retrouver ma Ténor pour rouler avec.

dellorto-phbg-21-cs 125 dans Terrot

C’est le même qui est monté sur la Ténor de Claude. Il fonctionne parfaitement et sa bécane  possède une puissance qui en laisse pas mal sur place.

claude-rouge-et-sa-tenor 1958

 

Ce que j’avais pu constater lors de la rencontre du Terrot Club de France à Pamiers et sur les routes des Pyrénées. Voyez sur la photo suivante Claude Rougé dans ses oeuvres …

claude-rouge-pamiers-2012 Terrot-Ténor

 

Ce Dellorto est spécifié comme carburateur 2 temps mais pas de panique, il fonctionne très bien avec l’alimentation en huile condamnée, comme c’est une possibilité.

Le diamètre de fixation sur la pipe de la Ténor est de 1 pouce soit 25,4 mm et il faudra l’adapter quelque peut.

En commandant chez Dellorto ce petit carburateur ne manquez pas de demander  en plus un gicleur de 82 et un de ralenti de 35.

Avant de monter le carburateur neuf, il faudra, bien entendu, mettre les bons gicleurs et également disposer l’aiguille en position la plus haute possible. Mais pour qu’il n’y ait pas de confusion voyez la photo ci-jointe…

aiguille-position-haute

  »Aiguille tout en bas et donc clip tout en haut ce qu’on voit parfaitement sur la photo.
Ce qui veut dire réglage de richesse au mini en ouverture du boisseau entre 1/4 et 3/4« . Précise Thierry Philippon. « Et pour la vis de richesse tu la serre à fond et tu reviens en arrière de 1 tour et demi « 

Tandis qu’il ajoute :  » Je te conseille de diminuer le jeu de l’électrode de bougie à 0.4 mm car les bougies sont réglées pour les allumages électroniques « .

Et avec une bougie NGK B 8 ES… Cela devrait péter !!!

« Oui, à condition d’abreuver la bête avec du super 98 et pas du 95 « , affirme Claude.

« N’oublie pas ! Avec ce carbu il faudra toujours mettre le starter pour démarrer puis aussitôt l’enlever ».

« Comme tu n’as pas monté le filtre à air… » Ajoute Claude ... « Un cornet avec une grille serait le bien venu… mais ou le trouver? « 

dellorto-

 

 

Mais attention !

Lors du montage de mon carburateur, une durite en trop avait été montée.

Comme vous pouvez le constater sur la photo suivante :

durite-mysterieuse

Ce montage n’était pas le bon et le carburateur n’a vraiment pas besoin de cette durite qui perturbe son bon fonctionnement rendant les réglages fins quasiment impossibles.

Résultat cela ne carburait toujours pas bien, il y avait toujours des trous à l’accélération et la machine n’était pas au mieux de ces petites performances.

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Avec Jean-Louis nous avons remonté la petite Ténor sur l’établi. Plusieurs autres petits détails étaient à peaufiner…

Mais nous en reparlerons plus tard…

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Sur les photos suivantes, vous pouvez voir le dernier montage avec le carbu Dellorto  et  une seule des 2 pattes de fixation de la pipe d’admission au cadre. Je ne sais pas où a bien pu passer l’autre, mais comme j’ai vu pas mal de Ténor montées avec une seule patte je me demande si certaines séries n’auraient pas pu être montée comme cela?

Claude et Thierry m’assurent que les deux sont nécessaires pour atténuer au mieux les vibrations.

Même si certains  supprimaient ces deux pattes, garantissant par une vieille légende… qu’elles entraînaient la casse du cadre…

montage-carbu-dellorto

Dans cette configuration et avec les bons gicleurs, la Ténor a retrouvé ses performances et moi mon bonheur de la conduire sur les petites routes.

Malgré mon poids aussi élevé que celui de deux passagers de 1958… J’ai gagné considérablement en puissance et vitesse.

Bref ça carbure…

Mais à cette allure  des problèmes d’allumage apparaissent de façon aléatoire rendant le fonctionnement un peu irrégulier.

Mon passage à vitesse élevée sur des ralentisseurs a suffit à ce que des contacts se fassent moins bien et que la moto ratatouille. Puis, alors que le moteur avait démarré au premier petit coup de kick, il refuse de redémarrer. En tripotant les fils et câbles divers cela va mieux…

Se pencher sérieusement sur le circuit électrique et l’allumage semble indispensable.

Claude Rougé me propose ses solutions astucieuses et économiques, tandis que Thierry me vante les avantages de l’allumage électronique…

Que Faire ?

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Claude Rougé et Thierry Philippon se préparent pour une belle bourre sur les routes de l’Ariège.

tenor-philippon

Bel exemple, ci dessus, de préparation sur la Ténor de Thierry Philippon :

Raccourcissement de la pipe et modification des pattes de fixation qui sont montées sur le cache culbuteurs avec en plus un montage subtil de la cuve séparée du carbu, sur silent blocs. Un Dell Orto mais de diamètre 22, qui plus est, un  modèle Racing avec un gicleur de 85. Thierry pense que ce n’est pas nécessaire sur une Ténor ordinaire… et il faut dire que la sienne sort de l’ordinaire !!!

Voir l’article: La Ténor de Philippon: http://charlescamberoque.unblog.fr/2012/11/04/la-tenor-de-philippon/

Tandis que sur la moto de Claude, photo suivante, la pipe d’admission est plus courte .

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 Photo suivante : Thierry Philippon sur sa Ténor dans une ascension Pyrénéenne.

Dans une prochaine page de ce blog, je vous raconterai les derniéres incroyables évolutions que Thierry a conçu pour sa Terrot Ténor…

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Petites nouvelles de Terrot diverses…

Petites nouvelles de Terrot diverses…

 

Tout d’abord célébrons une re-naissance : Celle d’une Terrot , bien entendu.

Et pas n’importe laquelle, ni celle de n’importe qui puisqu’il s’agit de celle que Jacky Bœuf vient de se remonter.

Thierry Philippon nous dit :b

« Jacky Boeuf m’a envoyé une photo de sa 175 Terrot, avant mise en route.

Un grand merci à Joseph qui a permis cette renaissance en fournissant le cadre, les réservoirs ainsi que quelques autres pièces.

Le moteur est un Tournoi et la fourche provient d’une Puch ».

 

Jacky Bœuf est un ancien pilote de vitesse et aussi une cheville ouvrière du Moto Club d’Avignon dont il est un fidèle adhérent depuis plus de 40 ans.

Jacky a été un des premiers à modifier un moteur de 125 Terrot  pour avoir une sortie de boîte côté droit. Il était un ami et collaborateur des frères Nougier.

Un de ces jours, j’espère lui consacrer une page de ce blog.

En attendant, une nouvelle Terrot va prendre la route, bravo  Jacky !

Petites nouvelles de Terrot diverses… dans Circuits. jacky-boeuf-175-terrot

Cela contribue a me donner de nouvelles envies, moi qui ai un cadre complet qui n’attend qu’un moteur de 175… par exemple…

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Jean-Claude Serre et Jacky Bœuf : bon pied, bon oeil : des encyclopédies vivantes! Et de sacrés pilotes !

 

D’autre part comme Thierry Philippon ne reste pas longtemps inactif, il a réalisé un autocollant Shell qui prend sa place sur le bouchon du réservoir des Ténor et Rallye, conformément à ceux qui s’y collaient autrefois.

 

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Thierry nous écrit :

« Les autocollants Shell de bouchon de réservoir ont été livrés hier, avec un exemplaire posé sur un bouchon que j’avais fait parvenir au fabriquant par l’intermédiaire de Guy Cloarec qui a très activement participé au projet.

Il en a été fabriqué environ 50, dont 40 sont disponibles pour les collectionneurs des dernières Terrot.

Seuls les plus méritants seront servis, qu’on se le dise!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!     et, il faut être optimiste, il n’y en aura pas pour tout le monde!!!!!!!!!!!!!!!!!

Si, pour les autocollants Champion de France, nous avions pu annoncer un gain de 2 km/h maximum, les savants calculs faits avec le logiciel Catia ne nous permettent pas d’annoncer un tel gain……………………(!) hélas………….

Très important,  la mise à l’atmosphère devra être rétablie, sous peine de chute des performances et de chute tout court du pilote par manque d’essence et serrage du moteur »…

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… J’ai posé aujourd’hui le collant Shell sur le bouchon de ma Ténor.

 Comme le stock est limité, je n’avais pas le droit à l’erreur!!!!!!!!!!!!!!!!

 Ensuite j’ai ramené la Ténor jusqu’à son box, mais objectivement rien n’a changé sur les perfos……………..hélas »

 

 

 Quant à Jean-Paul et sa Rallye, les choses avancent aussi, à leur rythme.

 

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 La selle, élément, oh  combien important pour partir sur de bonnes bases, semble bien réussie.

Par son accrochage au mur de l’atelier de Jean-Paul, elle gagne le statut d’oeuvre d’art !

Son galbe est particulièrement réussi !

Des petites courbes … voluptueuses !!!

 

Attendons le reste…

Patrimoine industriel et humain de Terrot

Vestiges du patrimoine industriel et humain de Terrot

 

Simultanément Patrick Barrabes et Jean Paul Augé m’ont envoyé des images qui évoquent le passé remarquable de Terrot.

Bien entendu, je ne pouvais que vous les montrer et cela me donne l’occasion de rendre hommage à tous les travailleurs et « créateurs »  qui ont contribué à cette grande et vieille marque française.

Patrimoine industriel et humain de Terrot dans Circuits. terrot-avignon

Dans le centre d’Avignon, située en haut de la façade du n°86 de la rue Joseph Vernet, se trouve une splendide enseigne de béton coloré qui disparaît presque, à moitié bouffée par le temps. On distingue encore des traces de couleur sur les lettres qui devaient êtres peintes de rouge.

On peut imaginer qu’une concession Terrot était installée au bas de cet immeuble. Un de ces jours, Jean-Paul ira interroger Jacky Bœuf, la mémoire vivante du motocyclisme avignonnais pour en savoir un peu plus…

… et c’est chose faite puisque ce matin 22 Mai 2013, je reçois un e mail de Jean Paul ou il me dit :

 » Ce matin, en relisant l’article du blog de Charles sur le patrimoine Terrot, je me suis dit que je pouvais tenter le coup d’appeler Jacky Bœuf pour en savoir plus sur l’enseigne Terrot de l’immeuble de la rue Joseph Vernet à Avignon.
Sitôt dit, sitôt fait. A peine le temps de lui rafraichir la mémoire à mon sujet (non seulement je commence à avoir pas mal de motifs pour ça, mais en plus, il a gardé l’esprit sacrément vif !), et en avant pour le bavardage.
Donc l’immeuble de la rue Joseph Vernet était bien le siège de la concession Terrot, tenue par Mr. VACCA, qui a fini par fermer dans les années 60. Le concessionnaire Magant-Debon était également dans le périmètre des remparts, mais complètement à l’opposé, au début de la rue Carreterie.
On a aussi parlé de la machine qu’il vient de remonter »

Ce magasin est représenté sur une carte postale que Jean Paul vient de trouver (oct  2015)  et que vous pouvez voir ci dessous.

Comme quoi un article sur le net n’est jamais terminé et on peut continuer à l’enrichir bien après la première mise en ligne.

Magasin Avignon Terrot

Aujourd’hui 14 juin 2013, Patrick Barrabès vient de m’envoyer, en complément à son précédent envoi, deux cartes postales de sa collection qui représentent des boutiques Terrot.

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A la vue de sa boutique, on peut supposer que Monsieur Letourneur, à Maule en Seine et Oise, vendait surtout des vélos !

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Par contre, à la Maison de Emile Pay, à Lons le Saunier, tout le personnel est bien fier de poser pour la photo avec la première livraison encore en caisse.

On ne distingue pas le type de machine livré en ce jour de 1922, mais l’emballage semble bien volumineux pour des  simples vélos.

E Pay est il à la droite de la porte qui mentionne son nom ? La posture de propriétaire ou de chef de cet homme habillé comme un mécanicien, pourrait le laisser penser. Bien qu’un autre personnage, tout à gauche avec cravate et casquette affichant une posture tout aussi conquérante, pourrait également passer pour le patron…

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Patrick Barrabes,  m’envoie des photos actuelles de l’usine de Dijon, mais aussi des images plus anciennes, reproductions des pages d’un catalogue qui ventait la modernité de la marque.

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Sur la façade de l’usine, l’inscription Terrot récemment restaurée apparaît en bleu après avoir été recouverte par les différentes enseignes qui ont succédé à notre marque favorite depuis 1958.

Charles Terrot construisit son premier atelier dans la fameuse rue André Colomban, en 1887.

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Les affaires marchant bien, dès 1926 on agrandit l’usine par une construction plus moderne et fonctionnelle qui donnera sur le boulevard Voltaire.

L’architecte Parisien, Gustave Revillion sera l’auteur des plans.

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L’ensemble a belle allure avec son ossature de béton garnie de briques et ses grandes baies vitrées.

Cet édifice paraît de nos jours comme un monument symbole de l’industrie française et il est important de le conserver malgré la pression foncière des promoteurs qui lorgnent sur ce gigantesque espace, au sein même de la ville de Dijon.

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L’inscription de ce bâtiment à l’inventaire du patrimoine culturel s’imposait depuis longtemps. Elle est en bonne voie. Il faut féliciter tous ceux qui ont contribué à cela. imgp7158-_reduit

Le dessin de cette façade est très beau dans sa sobriété élégante qui s’accorde parfaitement avec la qualité des productions de cette usine Terrot.

Dans les années trente, tous les ateliers et usines ne devaient pas avoir de belles baies vitrées offrant aux ouvriers air et lumière.

 

 

 

 

Mais que seraient ces bâtiments et ces machines sans la présence et la trace des hommes qui y ont vécu et travaillé ?

Grâce au petit catalogue édité par Terrot dans les années trente, on peut imaginer ce que devait être cette véritable ruche.

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Les légendes de ces photographies nous renseignent : Usinage au centième de millimètre, calibrage des pièces, recherches en matière de chimie pour un contrôle constant des matériaux employés ; tout semble contribuer à une production de qualité.

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Beaucoup de machines sont déjà automatisées, ici on perce, là, on tourne, on fraise, on soude…

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Plus loin on vérifie, on contrôle tandis qu’une machine perce simultanément 23 trous sur un carter monobloc…

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Les pièces des moteurs font l’objet de traitements et vérifications très précis

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Des presses énormes pour l’époque emboutissent les tôles qui servent depuis la fabrication des réservoirs des motos, en passant par les tambours de freins, les bicyclettes et même des landaus puisque plusieurs de ces productions Terrot étaient fabriquées à Dijon.

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Après un premier montage les moteurs sont rodés automatiquement pendant 8 heures, puis essayés, démontés, vérifiés et enfin remontés.

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La fabrication des cadres, qu’ils soient de moto ou bien de vélos, est tout aussi minutieuse.

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Dans un autre secteur, on fait des traitements électrolytique, on nickelle, on cuit les pièces émaillées, tandis qu’une équipe, visiblement de femmes, peint les décors et autres filets dans ce qui est appelé, l’atelier d’art.

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Les magasins des pièces détachées regorgent de tous les éléments qui vont passer aux chaînes de montage. Puis une équipe d’essayeurs va tester les machines avant de les envoyer au travers de la France et de ses colonies, dans les concessions Terrot.

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L’usine Terrot mettait en avant le caractère social de l’entreprise : « Après avoir instauré la semaine de congé payée à tous ses ouvriers, créé des primes d’ancienneté, distribué des allocations soit pour charge de famille, soit aux anciens serviteurs de la maison. Terrot  fit édifier en 1930…une vaste et très coquette cité ouvrière comportant 78 logements… »

On peut se demander ou logeaient tous les autres ouvriers, mais enfin… cette pointe de paternalisme patronal est aussi un vestige de cette époque qui précède le Front populaire.

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Lorsque ce document a été conçu, on est entre 1935 et la deuxième guerre mondiale. L’armée est alors un gros client de Terrot.

Une 750 bicylindre, tout-terrain est photographiée en gros plan.

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Gendarmerie, postes, police, pompiers, administrations diverses sont équipés par des Terrot.

Tous ces hommes ont l’air heureux et fier sur leurs machines, mais les années de guerre sont proches et seront bien dures pour chacun.

Cela rend ces photos encore plus touchantes.

Combien de ces ouvriers, combien de ces militaires vont disparaître au cours des années qui suivent ?


 

La Terrot de Patrick Barrabes

La Terrot de Patrick Barrabes

 

Patrick Barrabes m’a envoyé un très beau texte où il évoque sa première moto : Une histoire de Terrot

Hé oui ! C’était une Terrot… Surprenant !

Car l’on sait que par la suite Patrick sera un grand fanatique et spécialiste des Motobécanes.

Patrick Barrabes a publié plusieurs livres sur ces machines et bientôt il va en sortir un de nouveau : « Motobécane, les quatre temps 1927/1984″. En librairie dès le mois de Mai.

Nous en reparlerons…

La Terrot de Patrick Barrabes dans Circuits. en-librairie-le-22-mai-2013

Motobécane, les quatre temps 1927/1984 : En librairie dès le mois de Mai.

Et spécialement pour Mickie, la même machine que ci dessus, côté gauche (voir commentaires).

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Une histoire de Terrot !

Un texte de Patrick Barrabes

Printemps 1975. Depuis quelques jours, l’avion qui m’a ramené de l’Ile de la Réunion, ou l’armée m’avais habillé de vert pendant un an s’est posé sur le tarmac de Blagnac. Ces mois sous les cocotiers, fructueux pour l’apprentissage de la vie, m’ont pourtant privé de cet élément, inscrit dans mes gènes depuis trois générations, la pratique quotidienne de la moto. Bien sur, quelques occasions m’ont permis de « goûter au fruit défendu » sous la forme d’une Triumph T20, qui dormait au fond d’un hangar en compagnie d’une lignée de ses consoeurs, d’une freluquette 100 Yamaha et d’une bombe de l’époque, la Kawasaki H2, dont cinquante kilomètres et quelques particules de gomme seront échangés contre un réglage et une réparation sommaire.

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Me voila donc revenu à la vie civile et à la liberté.

Dans mon garage, une bonne vieille Mobylette chaudron, une AV 89, m’attends fidèlement, prête à me conduire au boulot. A côté d’elle, une place est libre, seulement constellée de quelques taches d’huile, incrustées dans le ciment. La 125 Motobécane qui logeait là depuis 1972, une LT, a disparu, sacrifiée à l’aube de mon incorporation.

Que faire ? Le démon de la route me ronge, excité par la lecture des pages de Moto Revue: « concentrations et rassemblements ». Mes finances, elles, ne me permettent que de rêver devant une rutilante BMW R60/6, objet de tous mes désirs.

C’est là que le hasard frappe à ma porte, par l’intermédiaire d’un parent éloigné, instituteur gersois à la retraite.

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«  » Tu n’as pas de moto ? Si tu veux, je te donne ma 350 TERROT ! Quand j’ai acheté l’auto, je l’ai donnée à mon frère, à Prexan, prés de Carcassonne. Il l’a utilisée pendant des années pour monter à la vigne ! Elle ne doit plus être très fraîche, mais tu dois pouvoir la remettre en marche. Tu sais, avec cette moto, j’ai parcouru plus de cent mille kilomètres. Quand j’ai connu ma femme, elle habitait Audierne, en Bretagne et j’étais jeune instituteur dans le Gers, à L’isle Jourdain. Je partais le samedi, après l’école, et je traversais la France. Je revenais de nuit, le dimanche soir. Jamais elle ne m’a laissé en rade et pourtant, j’ai connu la pluie, la grêle … Nous n’étions pas bien équipés à cette époque. Un jour, un vieux m’a dit: Si tu attrape la pluie, ne t’arrête surtout pas ! Continue ! Plus loin il fera beau ! Je l’ai écouté, mais parfois, je prenais cinq cent,  six cent kilomètres d’eau. Pourtant, il fallait bien poursuivre sa route. «  »

Un dimanche matin, à bord d’une rutilante Renault 4 fourgonnette, empruntée à mon patron, me voici en route vers Carcassonne et la 350 Terrot. Depuis quelques nuits, les heures d’insomnie s’égrènent au rythme d’une foule d’interrogations: Dans quel état est elle ? Où vais-je trouver les pièces usées ?  Un « gros » quatre temps, ça se mène comment ? …

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Le démontage a commencé

Prexan. Les effusions traditionnelles autour du verre de rouge,  celui de la petite vigne, là haut sur la colline ! Pas celui qui s’en va à la coopérative.  L’oncle René, casquette vissée sur un front brûlé par le soleil de notre midi et, aux lèvres,  le parlé « rocailleux » des gens de la terre, me conduit enfin devant la porte du chai.

Les larges battants s’ouvrent sur une rangée de foudres, ces gigantesques tonneaux de chêne dans lesquels  chaque année, se renouvelle le miracle de la vinification. Une odeur indéfinissable, ou l’on retrouve, mêlée au tanin, quelques senteurs chaudes, mélanges de cette « moisissure noble », issue de la terre de cave mélangée aux huiles et vieux caoutchoucs des tracteurs au repos.

Elle est là, appuyée contre un vieux tonneau.

Un rai de lumière, ou quelques moucherons se mêlent à des grains de poussière dans une danse désordonnée, se pose sur un phare dont l’optique, encore brillant, renvoie le soleil comme un message, comme pour dire :

Je suis là ! Je peux encore servir !

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Une Terrot au pied de la citadelle cathare de Montségur.

Le reste de ce qui fut la dernière évolution de la 350 Terrot Latérale est bien triste, couvert d’un mélange de poussière et de cette terre de l’Aude, si dure au travail et lourde aux semelles. Les pneus sont à plat et une « couverture » tissée par les araignées relie le guidon à un vieux cageot, posé sur le porte bagage. Un bandeau en aluminium, sur les flancs du réservoir, indique le nom de la vieille dijonnaise. 

Je la dégage doucement. Ce moment, que je vis pour la première fois, et que je revivrais souvent par la suite, est un instant privilégié. Quelques minutes ou le temps et le coeur s’emblent s’arrêter. 

Des moments où l’on retient sa respiration, comme par respect envers ceux qui ont conçu ou utilisé cette moto. Des moments ou l’on se demande ce que l’on va découvrir, quelles « tranches de vie », se dissimulent là,  dans les sacoches ou au fond de la boite à outils.

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«  » Alors, elle te plait ! «  » La voix de l’oncle, presque brutalement, me ramène sur terre.

«  » Si j’avais su que tu t’intéresses aux vieilles motos ! Il y a seulement un mois que j’ai dit aux gitans de venir chercher la ferraille. J’ai gardé la Terrot parce que c’était la plus propre mais ils ont pris la Magnat de 14 et la 500 Durandal. »" !!!  

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La Terrot de Patrick

La  moto est maintenant au milieu de la cours, posée sur sa béquille. Un coup de chiffon déchire les toiles d’araignées. Sous la poussière, la HCT est finalement très saine. Bien sur, une peinture est nécessaire.  Bien sur, les quelques chromes sont pelés et le moteur, sous la pression du pied, résonne de bruits inquiétants. Mais il n’est pas bloqué !

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Moteur du même modèle que la Terrot de P Barrabes

Six mois plus tard, la moto revivait. Pour faire parler le gros latéral, il m’en a fallu de la patience.

Que de difficultés, pour trouver un maneton et des soupapes. Que de difficultés pour que la magnéto étincelle à nouveau. Cette restauration, peut on employer le terme de « restaurer » ou de « retaper » lors qu’il s’agit d’une première expérience, m’a beaucoup apporté. C’est cette moto qui m’a donné le « virus ».

Aujourd’hui nos chemins se sont séparés.

J’ai succombé aux charmes des sirènes de Pantin.

Pourtant, aucune autre moto ne remplacera cette Terrot dans mes souvenirs. Celui de ma première moto.

Patrick BARRABES

Mai 2005

Publié en 2005 dans le N°1 de Terrot Magnat, la revue du Terrot Club de France.

L’histoire d’une Rallye 175cc de 1962

 

L’histoire d’une Rallye 175cc de 1962

Par Jean-Paul AUGE

 

L'histoire d'une Rallye 175cc de 1962 dans Terrot pub-175-rallye   Nous sommes au milieu de l’été 1969, et j’ai en poche l’argent de ma première vraie paye : 700 F pour un mois comme dessinateur au bureau d’étude de la Mine d’or de Salsigne, à une quinzaine de kilomètres au nord de Carcassonne.

 

Je ne vais pas perdre de temps à vous parler de cette mine, mais ça vaudrait le coup. Ceux que ça intéresse peuvent consulter le web, le sujet est largement couvert.

Quant aux 700 F de 1969, ils sont l’équivalent de 758€ actuels, si ça peut vous donner une idée de ce qu’on pouvait gagner à l’époque, alors que je venais tout juste d’obtenir le Bac Technique.

Et ça faisait déjà quelques temps que l’ami Camberoque me parlait d’un gars qui vendrait peut-être une Terrot Rallye 175cc à Laure-Minervois (souvenez-vous de l’article de ce même blog, consacré au circuit de moto-cross de ce village). A cette époque, si les japonaises commençaient à envahir les pages des magazines, elles étaient quand même plutôt rares dans nos provinces méridionales. Et en vertu du principe selon lequel, « faute de merle, on mange des grives», la Rallye apparaissait comme un choix très défendable, surtout pour le prix demandé. Combien ? Allez, devinez : pile 700 F. Le hasard fait bien les choses, mais était-ce vraiment un hasard ?

le-circuit-oublie-carcasson lhistoire-dune-rallye-175cc-de-1962 dans Terrot

rallye2b Terrot   Le temps de convaincre mes parents du bien-fondé d’une telle acquisition (tu parles!…) et allez, l’affaire fut promptement conclue. Mes souvenirs de l’opération sont trop flous pour que je puisse vous en dire plus. Mais si pour ma part, j’étais bien décidé à ne pas laisser passer l’occasion, le vendeur, de son côté, ne semblait pas fâché d’avoir trouvé un client.

175cc, c’était aussi l’obligation d’avoir le permis A. Or je ne l’avais pas ! Alors, je ne sais plus comment on a assuré le convoyage de la Rallye depuis Laure-Minervois jusqu’au domicile de mes parents.

Et il a fallu que j’attende le 28 octobre suivant pour me retrouver enfin titulaire de ce fameux permis, que j’ai passé au guidon de la NSU 350 de l’Auto-Ecole Séguy à Carcassonne. Ce qui m’oblige à ne pas laisser passer l’occasion de vous raconter que le petit-fils de mon moniteur de l’époque est aujourd’hui patron de sa propre auto-école, à…. Tahiti, la première auto-école dans laquelle je suis rentré à l’époque où je vivais là-bas et que mon propre fils était arrivé à l’âge de passer le permis à son tour. Vous imaginez la brave rigolade dans la boutique… Le monde est vraiment petit…

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En attendant, je passais mes week-end dans le garage, le cul sur la Rallye, à l’arrêt, tandis que le restant de la semaine, au fin fond de l’internat des classes Prépa à Montpellier, je rêvassais à toutes les ballades que j’allais pouvoir faire. Sauf que je n’avais pas le sou vaillant pour payer l’essence, tout mon argent étant parti dans l’achat de l’engin.

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Mon père a quand même eu la bonté de s’occuper de la carte grise, car je n’avais que 17 ans alors que la majorité au même moment était encore à 21 ans… Et il a aussi payé l’assurance. Tout ça sans pouvoir lui-même la conduire, à cause d’un sévère handicap, séquelle de ses blessures de guerre, alors que sans ça, il aurait adoré faire de la moto…

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Une fois le permis en poche, chaque week-end me voyait enfourcher la Rallye, non sans avoir passé quelques heures outillage en main à la recherche d’une possible intervention. Obsédé par les images de compétition aperçues dans les magazines, il a absolument fallu que je monte un guidon bracelets. Moyennant quelques coups de limes, j’ai réussi à adapter sur la fourche celui que vendait le motociste du coin pour les cyclos 50cc. Et la Ténor de Camberoque, désormais réléguée au fond du garage pour cause de Yamaha YDS3 et autre Bultaco Metralla, fut promptement cannibalisée pour fournir un capotage de phare à découper pour rendre possible le montage des bracelets. Je vous passe les détails, mais je crois que l’ensemble avait une allure peu conventionnelle, la belle Rallye bleue se retrouvant affublée d’un habillage de haut de fourche rouge Ténor, et bizarrement découpé…

 

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L’hiver et le printemps se sont ainsi passés. Je vous ai déjà raconté l’histoire des casques Altus. Une bonne paire de gants, et un vague blouson genre anorak de ski, et roule… Séances d’étude de trajectoires sur la fameuse « route Minervoise » à la sortie de la ville (voir l’article à ce sujet en début du blog:Le Terrotiste motomaticien mathécycliste), ballades dans les Corbières ou la Montagne Noire aux inépuisables ressources viroleuses, j’en passe, et des meilleures…

souscription

La Ténor de Philippon

La Ténor de Philippon

Texte et photos de C Camberoque

 

On ne dira jamais suffisamment comme Internet est un extraordinaire outil.

Je faisais de la moto tout seul dans mon coin. Grâce au net, j’ai commencé à écrire ce blog et y ai découvert une multitude de gens passionnants.Voir: http://charlescamberoque.unblog.fr/?p=102

Ce blog, dont la première mise en ligne date de Mars 2008, a largement dépassé les 200 000 visiteurs qui ont consulté plus de 450 000 pages. Il a été traduit, pour être lu dans je ne sais combien de langues, de l’Arabe au Chinois en passant par des langues parlées dans des pays que j’aurais du mal à situer sur un planisphère. Voir l’article de Mars 2010 : Et je continue mon blog… Depuis 2 ans, déjà!

Et dire que je croyais qu’il ne serait vu que par 3 ou 4 copains bienveillants !

Je ne collectionne plus les articles des revues qui en ont parlé, et quant aux sites et autres blogs qui en donnent un lien, ils sont des centaines et j’en profite pour les remercier.

La Ténor de Philippon dans Terrot la-tenor-de-philippon-11  C’est ainsi que j’ai d’abord rencontré  virtuellement, Thierry Philippon dont j’apprécie le travail autour des Terrot. J’en ai parlé souvent sur ce blog avant de faire sa connaissance.

Nous nous sommes retrouvés dernièrement à Pamiers, ou il avait amené sa petite Ténor que j’ai pu admirer dans ces moindres détails. Voir : Ariège : Grand messe du TCF

 Une machine qui pète le feu de Dieu !

La Ténor de Philippon a visiblement des performances qui laissent derrière, même des 175 Tournoi ou  Rallye, ainsi que beaucoup d’autres bécanes de plus grosse cylindrée.


Il faut dire que Thierry Philippon semble tout à fait à son aise pour piloter ses Terrot. L’inversion des commandes ne lui pose pas le moindre problème.

Quant aux pneus, il a monté des modernes Michelin Sporty qui ne plaisent pas aux puristes. Certes… surtout ceux qui se font enfumer au premier virage.

 

 

 

 

 

 

 

Il fallait le voir filer, le Thierry… déchaîné sur les routes des Pyrénées ariégeoises !

 

philippon-sur-sa-tenor-2 la-tenor-de-philippon dans Terrot

Voyons de plus près cette petite machine, dite populaire.

 

La partie cycle

D’emblée elle ne se distingue pas d’une autre Ténor. Mais en y regardant à deux fois, quelques détails apparaissent immédiatement comme le carburateur avec son cornet très racing.

tenor-de-philippon-03 Terrot

Les pneus sont des gommes modernes. Ces Michelin Sporty semblent bien plus fiables et accrocheurs que les traditionnelles montes ordinaires.

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Les jantes sont différentes par rapport aux modèles habituels. Philippon a monté des Akront au profil plus beau. De 1,60 pouce par 17, elles ont la même largeur que les Borrani à 1 mm près.

Quant au pignon de sortie de boîte, il est de 16 dents, au lieu de 15.

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Sur le Carter gauche, une prise pour un compte-tour mécanique a été installée. Je ne la trouve pas d’un bel effet et depuis quelque temps, elle ne sert à rien car Thierry a monté un compte-tour électronique, monté sur le guidon gauche pour éviter de faire des surrégimes.

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Le célèbre autocollant Champion de France a été ré-imprimé par les soins de Thierry. Il fait gagner quelques km/h, lorsqu’il est collé à la bonne place ! Si vous contactez Philippon, il vous en enverra une paire à un prix très raisonnable. Et franchement sur une Ténor… c’est la final touch !

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A Pamiers, Thierry m’a présenté Claude Rougé, le plus Breton des Biterrois qui était descendu pour l’occasion dans le Sud. Un autre grand amateur de Terrot qui avait amené une jolie Ténor.

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Suivant les conseils de Claude, je vais installer le même carbu que lui sur ma propre machine.

 

Moteur et  carbu

Ci-dessous un gros plan de son carburateur, un Dell Orto référence : 02633 avec un gicleur de 83, (vendu neuf pour un peu plus de 65 euros. Franchement ça ne vaut pas la peine de s’en passer).

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Mais revenons à la Ténor de Thierry et profitons de ses 2 séries de photos du carburateur pour voir la différence entre les 2 Ténor. Celle de Rougé, ci-dessus et celle de Philippon ci-dessous.

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Le carburateur de la machine de Thierry, est également un Dell Orto mais de diamètre 22, qui plus est, un  modèle Racing avec un gicleur de 85.

La pipe n’est plus fixée au cadre comme sur les Ténor habituelles (voir celle de Claude Rougé). Vous remarquerez également que la pipe qui supporte le carburateur a été raccourcie dans les deux montages.

Sur la Ténor de Thierry, ci-dessous, le système de fixation a été déplacé et soudé sur le haut du couvre culbuteur tout en étant toujours fixé au tube du cadre du dessus.

Si on laisse la fixation d’origine les vibrations produisent une cassure à l’emboîtement de la pipe d’admission dans la culasse. Grâce à la modification de Thierry, les vibrations ne passent plus par la pipe et le conduit d’admission, mais par le couvre culbuteur qui est bien plus solide.

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La cuve est séparée et joliment montée sur silentblocs fixés sur la boîte à outils. Elle est réalisée à partir d’une cuve d’un carbu Gurtner, de Tournoi.

La boite à outils abrite un allumage électronique Kennedy.

Le filtre à air et sa petite boîte ont été supprimé.

Point commun sur les 2 Ténor de Rougé et Philippon : Un reniflard est installé sur le bouchon du carter de la boîte.

La boîte de Thierry a été décloisonnée, le reniflard permet la décompression du bas moteur.

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 Le décloisonnement

Le décloisonnement permet de supprimer la pression interne, de diminuer le frottement des pignons de boîte qui sont alors graissés, dans ce cas, par les projections du vilebrequin.

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 Le gain est appréciable car il semblerait de 1/2 cheval ! (Photo ci-dessus des carters moteurs une fois décloisonnés).


Les moteurs de Thierry

Mais tandis que nos deux amis se préparent pour la balade voyons ce que la moto de Thierry Philippon cache ou va prochainement cacher dans ses entrailles. Car Thierry possède deux moteurs l’un sur la machine l’autre à l’atelier qu’il monte alternativement sur sa Ténor.

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Commençons par le haut du moteur, voyez cette culasse de « la mort qui tue » ! Comme dit Jean-Paul.

Les soupapes sont plus grandes (2 mm de plus que celle d’origine).

Pour que le vilebrequin encaisse le surcroît de puissance, il fallait faire quelque chose et en effet Thierry cherche à le fiabiliser car sa petite Terrot souffrait d’une certaine fragilité de ce côté-là.

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 Thierry raconte ses derniers travaux :

« Hier je suis allé à Saint Ouen l’Aumône (près de Pontoise) pour faire amincir de 2 mm mes 2 bielles de Honda 250 par rectification plane pour un future montage sur la Tenor (voir la photo bielle/piston)

Comme le dit Jean Paul : Ta Tenor ne marche pas mal, mais un vilo tous les 5000 km c’est moyen.

Et il a raison de se moquer.

Donc ce nouveau vilo comportera 33 aiguilles de 3*15.8 et ça ira mieux que le montage d’origine qui a 17 galets de 5*12.

Un rapide calcul montre que le gain en ligne de contact sera de 159%.

Et ce sera aussi supérieur au montage 175 Tournoi qui n’a que 30 aiguilles de 3*15.8.

 Le piston est celui du 125 Honda qui se monte sur la bielle du 250 facilement, l’axe de piston ayant le même diamètre, 15 mm.

Et comme l’axe est décalé de 1 mm et se trouve plus haut dans le piston que sur le Ténor, associé avec une bielle + longue de 7 mm, le rendement mécanique du vilo sera meilleur.

C’est exactement ce que nous avons fait sur le 175, aux mêmes maux les mêmes remèdes ».

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Ci dessus : «Une photo de la bielle ainsi qu’une d’un maneton aminci de 2 mm, après rectification de l’épaisseur (tète et pied) de 18 à 16 mm. Et rectification aussi de mon porte-monnaie:70€ pour les 2 (soit presque leur prix d’achat !).

La bielle du Ténor fait 12 mm de large (!) alors que la bielle Honda en fait 18. Donc 6 mm à gagner, ainsi répartis: 2 mm sur la bielle et 2 mm sur chaque masselotte.

 Le piston du Honda a  56.5 d’alésage au lieu des 52 du Ténor (il a un peu grossi….).

Voila pourquoi une simple Ténor arrive à suivre une (et même deux) Rallye dont la distribution est usée ».

Détail intéressant :

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Dernier détail intéressant que nous fait remarquer Thierry avant de remonter son moulin pour reprendre la route :

«Le poinçonnage des pièces réalisées à Saint Etienne, où furent fabriquées les dernières Terrot : Le « sTe » doit correspondre à Saint Etienne, cette usine travaillait surtout pour Peugeot auto et outillage, je me souviens d’avoir vu ce poinçonnage sur un mandrain de perceuse Peugeot Frère ».

 

Les performances

En ce qui concerne les performances, Thierry n’a pas chronométré sa petite Ténor, mais son ami Jean Le Tallec l’a fait :

Jeannot (pour les intimes) possède le même moteur que Thierry mais avec des ressort plus dur. Les ressorts des Ténor de compétition donnés par Pierre Aubertin du service course de Terrot. Ce sont des ressorts d’aviation : Terrys.

Du coup, la bécane de Jean Le Tallec prend 8200 tours et monte à 114 chrono !

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Et c’est ainsi que lorsque des connaisseurs se retrouvent devant certaines Terrot Ténor, ils ne manquent pas de s’agenouiller devant elles pour se recueillir avec dévotion en faisant quelques oraisons secrètes (qui … m’a t’on dit… seraient constituées de textes cabalistiques tirées du manuel d’entretien des Ténor et Rallye)…

Bien chers frères Terrotistes… prions….

Ariège : Grand messe du TCF

Ariège : Grand messe du TCF

 

Photos et texte de Charles Camberoque.

 

 Le Terrot Club de France s’est réuni à Pamiers en Ariège, les 22 et 23 septembre 2012 pour son assemblée générale annuelle.

Ariège : Grand messe du TCF dans Rassemblements. 1-tcf-pamiers-2012

A cette occasion, tous les ans, le lieu de réunion est différent.

C’est plutôt astucieux. Cela permet d’une part aux provinciaux de ne pas toujours être obligé de monter vers la capitale pour ce rassemblement. Et d’autre part de découvrir à chaque fois un club et une nouvelle région.

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Retrouvailles, agapes, discussions et promenades sont, bien entendu, une part importante des occupations de ce week-end toujours mémorable.

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Chaque nouvel arrivant dans le sanctuaire Terrot doit impérativement faire quelques génuflexions et prières à Saint Edmond, Patron des Terrotistes, dont l’âme et la personne sont incarnées par les Terrot Ténor qui sont présentées en majesté !

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Ici, un Terrotiste a abandonné sa dépouille et ses métaux à l’entrée du Temple…

Là, une machine pimpante attire tous les regards… nous en reparlerons plus tard…

Tandis qu’une autre, la mal aimée Magnat OSSD, a l’air de vouloir « péter le feu »…

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Sur le parking, plusieurs belles machines dont une 250 Adler dans un superbe état. Sa construction qui fleure bon la solidité Teutonne. J’ai une pensée émue pour une de mes premières machines, une Yamaha YDS 3 qui fut inspirée, voire pompée de l’Adler par les Japonais.

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Et puis parmi tous les visiteurs apparaît Jean Claude Serre qui ne peut résister à enfourcher la Ténor de son ami Thierry Philippon.

Tout heureux,  Jean-Claude pose pour la photo, 52 ans après sa victoire aux Coupes du Salon à Montlhéry sur une 125 Terrot Ténor bien entendu !

Rappelons que Serre fut Champion de France 50cc en 1961 sur Itom.

Pour ceux qui voudraient en savoir plus  sur Jean-Claude Serre, je vous recommande  l’article extrêmement bien documenté, sur Jean-Claude publié par Bernard Salvat dans le Motocyclettiste N°112 d ’Avril 2012. Voir : http://motocyclettiste.fr

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Comme tout le monde, je suis attiré par la Terrot de course qui porte le n° 36. Magnifique !

Mais j’apprendrai plus tard de la bouche de son propriétaire que c’est un modèle qu’il a lui-même coursifié, certes sur une base d’époque.

Ce qui pose encore une fois le problème des machines qui se font dépouiller pour créer des vrais fausses machine de courses.

Il semblerait par exemple qu’actuellement on ne trouve que difficilement des Ducati d’origine des années 70, car toutes sont coursifiées et de ce fait, il n’en reste presque plus équipées de route comme à leur sortie d’usine.

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En attendant la Terrot 36 file sur les routes de l’Ariège et son pilote malgré ses 76 ans se plaint :

« On ne roule pas assez vite !   Je ne peux pas passer la 4 ème !!! « 

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L’équipe de l’AZA de Pamiers ouvre la route. Heureusement car en ces contrées on peut se trouver  dans un virage face à une voiture, tout aussi de collection, comme celle de ces Anglais.

Effectivement beaucoup  de collectionneurs d’origine anglo-saxonne sont installés en Ariège et Aude pour notre plus grand bonheur, comme le propriétaire de ce tricycle Morgan qui a pris part à la ballade en nous enfumant de façon délicieuse car il a la délicatesse de mettre de l’huile de ricin dans son moteur. Un vrai régal pour les vieilles narines d’amateur de courses !!! Jacques Potherat aurait adoré…

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A Pamiers, j’ai retrouvé mon ami Thierry qui m’avait promis de venir pour me présenter sa Ténor que je ne connaissais pas encore.

Une bien belle moto, superbement préparée et qui avance drôlement bien sur ces petites routes de montagne.

Certains ne l’auront vu que de dos !!! Comme sur la photo ci-dessous.

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On sent en le voyant passer, que Thierry est à l’aise sur sa Ténor, il la balance dans les virages avec une sûreté et une maîtrise que tout le monde n’a pas. En plus avec ses pneus modernes elle accroche.

Certes, la petite Ténor à moins de puissance que sa magnifique Rallye que j’ai appelé la 186 Philippon et dont vous pouvez admirer la beauté sur plusieurs autres pages ce blog. Mais enfin elle avance drôlement bien. J’y reviendrai en consacrant plus tard une page entière sur cette machine.

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Le samedi, bien que nuageux en matinée, le soleil sort dès l’après midi et c’est sous une magnifique lumière d’automne  que la balade est partie  pour une centaine de kms et le franchissement de 5 cols Pyrénéens.

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La traversée de plusieurs sympathiques villages n’a pas autant impressionné  les participants que le passage de la route à l’intérieur de la grotte du Mas d’Azil qui d’un avis unanime a vraiment surpris tout le monde.

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Claude Rougé était descendu de Bretagne et j’ai pu vérifier que son carbu, un Dell Orto, moderne, convient parfaitement à sa Ténor.

Je vais donc immédiatement en commander  un pour la mienne…

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A leur mine réjouie et aux moustiques collés sur leurs dents, on peut constater le bonheur des motards qui roulent sur les routes de campagne ariégeoises.

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La Terrot  36 sur les routes des Pyrénées …  comme sur un circuit…  Surprenant non ?

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Et il se régale le petit chien motard !

Il admire et renifle le paysage, bien calé sur les genoux de sa maîtresse, tracté par la Terrot de son sérieux « papa ».

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Aux arrêts : Commentaires des pilotes pendant que les ailettes des cylindres cliquettent en refroidissant doucement.

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La merveilleuse entre tube 350 HSS, de Michel Blayer, attire tous les regards et les photographes. 

C’est la plus ancienne de la sortie. Elle est de 1928.

Il faut dire que, là aussi, nous avons affaire à une très belle restauration.

La couleur, noir et or, de ce modèle est d’une grande classe.

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Michel Blayer l’a entièrement restaurée dans son garage, faisant tout lui-même.

Ce genre de mécanique doit bien le distraire de ses occupations professionnelles car Michel, un temps ingénieur chez Peugeot s’occupe actuellement de son entreprise de programmation des systèmes soft de gestion électronique des moteurs et boîtes pour les  F1 de plusieurs écuries.

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La route continue pour cette mignonne Peugeot qui se tape la bourre avec des ETD et autres pétochons.

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 Quelques collectionneuses étaient également de la ballade.

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Le lendemain, par une météo tout aussi belle, la virée continuera, direction le célèbre château cathare de Montségur. 

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Thierry confirme que les suspensions des Ténor étaient conçues pour rouler en duo. Alors quand on ne pèse pas comme deux ( comme moi ) pour tasser  les amortisseurs,  on en prend plein le « dos ».

Et bien que les rudes petites routes de montagne aient fait souffrir les postérieurs de ces messieurs dames … 

Cette réunion en Ariège aura enchanté les Terrotistes présent à Pamiers.

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Plan moteur 175 Terrot Tournoi

 

Plan moteur de 175 Terrot Tournoi

 

Je reprend la rédaction de ce blog après un arrêt pendant le mois d’août… et je remercie  tous les lecteurs qui m’ont envoyé des e mails pour m’encourager à continuer de l’écrire.

Pendant ce temps, Thierry Philippon m’a envoyé  un plan fort intéressant et qu’en plus je trouve très beau.

Je ne pouvais pas, ne pas vous en faire profiter.

Merci beaucoup Thierry

Plan moteur 175 Terrot Tournoi dans Terrot 1-moteur-tournois-a

 Ce plan a été archivé précieusement par l’ami Thierry. Mais comme ce document date des années 50, voire fin 40, il a subi les affres du temps et de multiples taches sont apparues surtout au niveau des pliures du papier et un peu partout. Comme vous pouvez voir ci-dessous sur la reproduction originale.

plan-175-Terrot-Tournois plan-moteur-175-terrot-tournois dans Terrot

 Mickie a alors pensé que je pourrais le restaurer. La tâche n’était pas simple, imaginez qu’il y a environ un clic de souris pour chacune de ces espèces de petite chiure de mouche.  Un travail de Romain ! Pour ne pas employer une expression … disons, plus colorée…

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 Ce plan à échelle 1, avait été fourni à Thierry pour reproduction. C’est Monsieur Pierre Aubertin, qui avait fait toute sa carrière chez Terrot puis chez Peugeot, qui lui avait prêté l’original.

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Rappelons que Pierre Aubertin travaillait avec Edmond Padovani qui était un ami de la famille Philippon.

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D’autre part, Thierry Philippon précise que l’un des fils Aubertin, Paul, lui aussi, travaillait chez Peugeot et a conservé le prototype 100 Terrot 4 temps, boite 3 vitesses qui est l’ancêtre de toute la lignée 125/175 que nous connaissons.

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Personnellement je trouve ce plan superbe et je pense qu’on peut le regarder à la fois comme un document technique mais aussi et surtout comme une œuvre d’art.

J’ai supprimé les n° de références  pour le rendre plus lisible car de toute façon l’usine Terrot ne prend plus de commandes et ne livre plus ses pièces ! Vous pouvez toujours essayer de les identifier sur l’original.

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J’ai passé beaucoup de temps à retoucher les diverses taches de la vieille copie, que vous avez plus haut, et  j’ai eu des pensées émues pour le dessinateur qui un demi-siècle avant moi a travaillé sur sa planche à dessin à la création de ce plan.

Parfois je ne savais plus si j’effaçais une tache ou un petit détail du dessin tellement que l’image était brouillée par le vieillissement du papier.

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Merci encore Thierry pour ce devoir de vacances bien agréable !

 

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Plus de 1000 photos…    A l’occasion de ses 20 ans d’existence, le Terrot Club de Ballancourt

avait loué, le 23 juin 2012, l’anneau de Montlhéry pour une journée exceptionnelle : 

150 motos, 500 visiteurs pour une merveilleuse journée.

 Un DVD de plus de 1000 photos, prises par un photographe professionnel vous est proposé.

* Chaque photo est en haute définition ce qui permet une impression sur papier d’une très bonne qualité.

 Si vous souhaitez acheter ce DVD, vous pouvez envoyer votre chèque de 10 euros à l’ordre de Terrot Club (port compris), avec ‘une demande sur papier libre à :

    Terrot Club Ballancourt

    Marie de Ballancourt

    91610 Ballancourt sur Essonne

 Délai : 10 jours. Pour un délai plus rapide et un paiement sur le site, achetez ce DVD sur la boutique du Club

 

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